Brèves

La Poste condamnée

Brève
10/07/2019

La Poste a été condamnée à 120 000 euros d'amende pour prêt de main-d’œuvre illicite. C’est la mort accidentelle d'un livreur de colis en 2013 qui a déclenché l’enquête. Ce livreur, employé par la sous-traitance, n’était pas déclaré, ni payé et n’avait pas de contrat de travail, ce que La Poste ne pouvait ignorer. En région parisienne, en moyenne 80% de la livraison des colis était sous-traitée à des salariés travaillant six jours sur sept, réalisant dans certains cas deux tournées par jour, et dont les heures supplémentaires n'étaient pas payées. C'était tout bénéfice pour La Poste qui a supprimé dans le même temps des emplois.

Depuis cet accident, La Poste a pris quelques mesurettes, mais rien n'a vraiment changé.

En Israël aussi, « Black Lives Matter » (les vies noires comptent)

Brève
10/07/2019

Tel Aviv 2015, lors d'une précédente manifestation (photo : Harvey Sapir)

Lundi 8 juillet, des dizaines de mères juives d’origine éthiopienne ont manifesté dans les rues de Tel Aviv, pour dénoncer les violences policières contre leurs enfants.

Le 30 juin, un de ces jeunes a en effet été tué par un policier, et ce n’était pas une première. Depuis l’arrivée massive en Israël de Juifs en provenance d’Éthiopie dans les années 1980, ils n’ont jamais cessé de subir harcèlement et discrimination. Mais depuis dix jours, les victimes sont en révolte et ont bloqué de grands axes routiers.

Ce mouvement social rappelle qu’en Israël, la fraction palestinienne de la société n’est pas la seule à être discriminée.

APL : les 5 euros en moins n'étaient qu’une mise en bouche

Brève
10/07/2019

Le gouvernement prépare un second « coup de rabot » sur les APL pour le 1er janvier 2020, avec un nouveau calcul basé sur les revenus des douze derniers mois, et non sur les deux années passées comme aujourd'hui. Cette mesure frappera particulièrement les jeunes qui commencent à travailler et qui avaient donc auparavant des revenus très faibles.

D'après la Caisse nationale des allocations familiales, cette mesure toucherait 1,2 millions de personnes. Le gouvernement en attend 1,2 milliards d'euros d'économies chaque année... Tout cela, osent dire les ministres, au nom de plus de « justice sociale ».

Décidément, il y a des coups de rabot qui se perdent... contre ces gouvernants au service des riches !

Ceta : combattre les traités c’est une chose, combattre le capitalisme en est une autre

Brève
10/07/2019

Le traité commercial entre l'Union européenne et le Canada, le Ceta, est examiné ces jours-ci à l'Assemblée nationale. Négocié depuis 2009, le Ceta devrait être adopté au Parlement puisque Macron y est favorable, donc sa majorité aussi. Il est taillé sur mesure pour les grands groupes industriels des deux côtés de l'Atlantique et a été rédigé en secret dans le dos des populations.

Mais faire du Ceta un cheval de bataille, comme le font le PCF ou la France insoumise (LFI), n’ouvre aucune perspective. Pire, cela dédouane les capitalistes européens et ceux dits français présentés comme vertueux face à ceux d’outre-Atlantique. Or Trump, par exemple, a suspendu l'accord commercial avec l'Union européenne : les travailleurs s’en portent-ils mieux ?

Car c’est la propriété privée des moyens de production et d'échange, et pas tel ou tel traité, qui conduit l’économie vers le chaos. L’arbre des traités entre capitalistes rivaux et concurrents ne doit pas cacher la forêt, ou plutôt la jungle, capitaliste !

Ordonnance homéopathique de Buzyn

Brève
10/07/2019

Corticoïdes, vaccins, antiparkinsoniens… le nombre de ruptures de stock de médicaments dans les pharmacies a été multiplié par 20 en dix ans ! Face à ce problème grave, qui concerne une personne sur quatre, la réponse du gouvernement est homéopathique : Buzyn a annoncé une « meilleure information » et « davantage de coordination ». Les trusts pharmaceutiques ne doivent guère trembler ! Surtout que la ministre de la santé (sic) a bien précisé que toute sanction contre eux était écartée.

Pourtant, la cause de ces ruptures de stock est connue : c’est la loi du marché. Comme l’affirmait un hématologue de la Pitié-Salpêtrière, « la pénurie ne concerne pas les innovations thérapeutiques récentes, qui coûtent très cher, mais des vieux médicaments, pas très chers et rapportant peu ».

Si ces ruptures sont une menace sur la santé publique, les trusts de la pharmacie ruinent celle de bien des malades.

Travailler, c’est la santé ?

Brève
09/07/2019

Une revue scientifique britannique vient de publier une étude qui conclut que le temps de travail optimal pour le bien-être de chacun serait de huit heures... par semaine.

Dans les années 1970, des économistes avaient expliqué que « travailler deux heures par jour » suffirait pour produire tout ce dont l’humanité a besoin pour vivre.

C’était déjà la conviction des socialistes il y a plus d’un siècle. Dans Le Droit à la paresse, Paul Lafargue dénonçait l’absurdité de ce système capitaliste qui use les uns par le surtravail, les autres par le chômage, et pour le seul bénéfice d’une minorité de privilégiés oisifs.

Oui, dans une société débarrassée de l’exploitation, de l’anarchie et du gâchis capitalistes, nous pourrons tous travailler moins, pour que chacun puisse s’épanouir vraiment. C’est possible, nous disent des spécialistes. Bel avenir en perspective !

Des expulsions révoltantes

Brève
09/07/2019

Le début de l’été est le moment privilégié par les préfectures et les bailleurs pour expulser les locataires qui ont fait l’objet d’une décision de justice. Familles entières ou femmes seules avec enfants, les représentants de l’État ne se préoccupent ni de la situation des expulsés, ni de leur trouver un hébergement d’urgence. Chaque année, plus de 15 000 personnes sont expulsées et cette année semble battre un triste record selon plusieurs associations.

D’un côté, le chômage de masse et la précarité explosent ; de l’autre l’État fait donner sa police pour jeter à la rue ceux qui ne peuvent pas payer leur loyer. C’est cette injustice sociale qu’il faudrait déloger.

Sea Watch : des rassemblements qui font chaud au cœur

Brève
09/07/2019

Samedi 6 juillet, dans une centaine de villes allemandes, des rassemblements regroupant des dizaines de milliers de personnes se sont tenus en soutien à l’action de Carole Rackete, la capitaine du Sea Watch. Celle-ci avait été arrêtée par les autorités italiennes pour avoir fait débarquer à Lampedusa des migrants rescapés d’un naufrage, bravant les diktats du ministre de l’intérieur, le sinistre Salvini.

Si la capitaine courageuse a été libérée depuis, l’attitude du gouvernement italien n’a pas bougé d’un pouce : il continue de refuser l’accostage des bateaux humanitaires qui se portent au secours des migrants en Méditerranée. Et le gouvernement français ne vaut pas mieux : derrière un discours moins brutal, lui aussi ferme la porte aux migrants, et lui aussi punit ceux qui les aident.

A bas l’Europe forteresse ! Liberté de circulation et d’installation pour tous les pauvres et tous les travailleurs !

Deutsche Bank : les banquiers jouent, les salariés perdent

Brève
09/07/2019

La grande banque allemande Deutsche Bank est menacée de faillite après avoir accumulé les mauvaises affaires dans les secteurs les plus spéculatifs de la finance. Pour sauver la banque, et leur fric, ses dirigeants viennent d’annoncer un plan drastique. Sans surprise, ce remède de cheval, c’est la suppression de 18 000 emplois, un sur cinq ! Dès lundi 8 juillet, à New York et à Londres, des milliers d’employés de la Deutsche Bank se sont retrouvés brutalement sur le trottoir avec leurs affaires personnelles sous le bras.

Après avoir transformé la planète en casino, avec d’autres patrons du même acabit, après avoir joué et perdu, les patrons de la Deutsche Bank jettent les employés par dessus bord. Ces banques mènent, chaque jour, la société au bord de la catastrophe. Les empêcher de nuire, en les expropriant, serait une œuvre de salubrité publique… urgente !

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