Brèves

Inde : la lutte des paysans continue !

Brève
28/01/2021

Mardi 26 janvier, jour de la République en Inde, des centaines de paysans ont pris d’assaut et occupé le Fort Rouge de la capitale, Delhi. Dans le sillage du défilé de cette journée de fête nationale, les paysans qui occupent les abords de la ville depuis décembre ont manifesté par dizaines de milliers contre une loi, adoptée en septembre 2020, libéralisant les prix des denrées agricoles. Un paysan a trouvé la mort dans les affrontements avec la police. Les agriculteurs qui manifestent, s’ils ne sont pas les plus pauvres, ne veulent pas tomber à leur tour dans la misère noire. Ils craignent d’être étranglés un peu plus par la grande distribution et les groupes de l’agroalimentaire. Le 12 janvier, le gouvernement a suspendu l’application de la loi sous la pression du mouvement, mais les manifestants réclament son retrait pur et simple.

Dans ce bras de fer, la ténacité et la détermination de la contestation sont un encouragement pour tous les opprimés, des campagnes et des villes, et pas seulement en Inde.

Vers une flambée des prix de l’alimentaire ?

Brève
28/01/2021

Depuis l’an dernier, la crise de l’économie a des conséquences sur les prix des matières premières agricoles. Ils continuent d’augmenter : riz, blé et maïs ont augmenté de 20 à 30 %, l’huile de tournesol de 50 % et le soja à destination du bétail de 40 %. La spéculation sur ces denrées est un des principaux facteurs de ces hausses, avec les politiques protectionnistes des États. Dans les rayons des grandes surfaces en France, cette flambée ne se voit pas encore nettement, mais les industriels de l’alimentaire, qui subissent ces hausses, font monter la pression alors que les négociations annuelles avec les distributeurs commencent. Barilla, par exemple, envisage une augmentation de 2 centimes du paquet de 500 grammes de pâtes, un autre fabricant de pâtes et des volaillers parlent d’augmentation entre 4 et 8 %.

En bout de chaîne, ce sont les consommateurs qui paieront et, pour les travailleurs et les familles populaires, ce sera d’autant difficile à supporter que les salaires sont bloqués ou ont disparu pour les privés d’emploi. De quoi faire bouillir la colère.

Les laboratoires font ce qu'ils veulent

Brève
28/01/2021

La Commission européenne est entrée, malgré elle, en conflit avec les fabricants des vaccins anti-covid. Des centaines de millions de doses ont été commandées auprès de Pfizer ou AstraZeneca. Ces laboratoires ont touché des centaines de millions d'euros, et voilà qu'ils déclarent ne pas pouvoir honorer leurs engagements et diminuent les livraisons prévues. La Commission menace de publier les contrats, tenus secrets jusque-là, sans pour autant passer à l'acte, respectueuse qu'elle est des intérêts des laboratoires et des capitalistes. Les vaccins pourraient permettre de stopper l'extension d'une épidémie qui apparaît aujourd’hui hors de contrôle. Leur développement comme leur production ont été financés par l'argent public, mais les laboratoires soignent d'abord leurs actionnaires.

Les exproprier et les placer sous le contrôle des travailleurs qui les font fonctionner serait la seule solution efficace.

Chez Mulliez, on sert toujours le même menu

Brève
28/01/2021

Mulliez

La chaîne de restauration Flunch annonce vouloir fermer 60 enseignes et supprimer 1 300 emplois. Le prétexte est, comme partout, la crise sanitaire et la fermeture imposée qui ont fait s’effondrer les recettes. Mais selon la CGT, Flunch avait, bien avant la Covid 19, le projet d’annoncer la fermeture de 13 restaurants début 2020. Flunch est une des entreprises appartenant à la famille Mulliez, une de plus grosses fortunes de France, propriétaire d’ Auchan, Décathlon, etc.

Alors, s’il y a moins d’activité, que l’on prenne sur ces milliards pour garantir à tous un travail et un salaire maintenu.

Les empoisonneurs sont bien protégés

Brève
28/01/2021

L'exposition à l'amiante a fait des milliers de victimes parmi les travailleurs. La menace pèse encore sur des centaines de milliers d'autres. Les premières plaintes ont été déposées il y a 25 ans. Depuis, la justice, en particulier le parquet chargé de mener l'enquête, s'efforce d'éviter la condamnation de groupes tels Eternit ou Valéo. Pour disculper les patrons, on a prétexté qu'il était impossible de trouver la date précise de contamination. Vendredi 22 janvier, la Cour d’appel de Paris a infirmé les ordonnances de non-lieu rendues à l’été 2019. Mais l'espoir d'un procès des sociétés empoisonneuses n'a pas duré longtemps, car la procureure se pourvoyait en cassation, ce qui renvoie un éventuel procès aux calendes grecques.

Dans le monde capitaliste, la justice n'est pas du côté des travailleurs,

Troupes françaises, hors d'Afrique !

Brève
28/01/2021

Au Mali, les troupes françaises assistées de soldats maliens, se vantent d'avoir tué une centaine de djihadistes au cours du mois de janvier. Cependant, les premières victimes de cette guerre sont les populations. Avec plus de 900 morts, l’année 2020 a été la plus meurtrière. Les djihadistes et les milices villageoises en sont responsables, mais le plus grand nombre de victimes est le fait des troupes maliennes que l'armée françaises soutien et arme. Cette dernière contribue au massacre, le 3 janvier dernier, une frappe aérienne sur un village visant des djihadistes a tué des civils. L’intervention des troupes françaises pousse une partie de la population vers les djihadistes et une autre vers la route meurtrière de l'exil.

Les troupes françaises servent avant tout à maintenir le Sahel sous la coupe de la France, dans l'intérêt des sociétés françaises présentes dans la région.

« Qu’elle repose en paix »

Brève
28/01/2021

La mission parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire vient d’être dissoute par le parti macroniste. Le rapport qu’elle a rendu en décembre n’a pas dû plaire au pouvoir. Elle n’avait pourtant pas inventé le fil à couper le beurre, en concluant que le gouvernement et l’État avaient fait faillite face à l’épidémie. L’opposition elle, de droite comme de gauche, s’offusque. Un député la France insoumise a dit des macronistes « qu’ils n’ont pas envie d’être contrôlés et que le parlement n’est qu’une chambre d’enregistrement », et le député LR Ciotti parle de « coup de force institutionnel ». Quelle découverte !

Comme disait Clemenceau en son temps, « Si vous voulez enterrer un problème, nommez une commission ». On pourrait ajouter : une fois que le problème est enterré, enterrez aussi la commission…

L'épidémie a bon dos

Brève
27/01/2021

Dans le groupe ADP, la baisse d'activité sert de prétexte à une attaque violente contre les travailleurs. La direction voudrait imposer une rupture conventionnelle collective avec près de 700 licenciements (plus de 10 % des effectifs), une baisse des salaires avec la remise en cause de primes, et prolonger indéfiniment le dispositif de travail partiel. Pour atteindre son objectif de 560 millions d'économies, ADP, qui est un groupe public, choisit de sacrifier les travailleurs.

Pourtant, ADP ne manque pas de moyens. Il a racheté l'an dernier le groupe indien GMR Airports pour 1,36 milliard d'euros. Il bénéficie aujourd'hui des aides gouvernementales. Les travailleurs n'ont pas à payer pour une situation dont ils ne sont pas responsables et dont ils ne sont que les victimes.

Le marché du poison “agent orange” rapportait gros

Brève
27/01/2021

50 ans après les faits, un procès historique vient de s’ouvrir à Paris à l’initiative d’une Franco-Vietnamienne, soutenue par de nombreuses associations, qui assigne en justice 14 multinationales de l'agrochimie pour avoir produit un défoliant, l“agent orange”. Durant la guerre du Vietnam (1960-1975), l’armée américaine avait déversé par avion des tonnes de cette arme chimique contenant de la dioxine, l’un des poisons les plus toxiques, qui a empoisonné la population sur plusieurs générations.

En France à Pont-de-Claix (Isère), dans l’usine Progil de l’époque, un atelier “les hormones” fut spécialement conçu pour la fabrication de composés constitutifs de l’agent orange, qui partaient directement à Saïgon via Rotterdam.

Gouvernement et patrons français, ne seront pas sur le banc des accusés. Ils auraient pourtant aussi des comptes à rendre.

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