Brèves

Algérie : des marées humaines contre le système

Brève
06/07/2019

Ce 20ème vendredi de mobilisation coïncidait avec le 57ème anniversaire de l'indépendance nationale. La population algérienne a répondu massivement aux nombreux appels à manifester pour faire de ce jour une nouvelle mobilisation historique contre le pouvoir. Les manifestations ont été massives dans de nombreuses villes du pays, en particulier à Alger, où une foule immense a défilé malgré la chaleur et un important dispositif policier.

Les banderoles et les slogans dénonçaient clairement le chef d'état-major, Gaïd Salah, ainsi que les récentes propositions du président par intérim, Abdelkader Bensalah, sur la mise en place d'une structure « indépendante » de dialogue pour organiser la prochaine élection présidentielle. Les manifestants scandaient : « Etat civil, non militaire », « Gaïd Salah dégage », « Pas de dialogue, libérez les détenus », « 1962 : indépendance confisquée. 2019 Algérie indépendante », « Ou c'est vous, ou c'est nous, on ne s'arrêtera pas ».

Cette fois encore, la population mobilisée a fait preuve de sa détermination à ne pas se laisser berner par les tenants du pouvoir et a rejeté leur feuille de route. Les classes populaires ne devront compter que sur elles-mêmes si elles ne veulent pas se faire confisquer leur lutte contre le système.

Un mensonge de plus !

Brève
05/07/2019

D’après une note interne de l’Unedic, les nouvelles mesures prises pour économiser 3,4 milliards d’euros sur le dos des chômeurs toucheront bien plus de demandeurs d’emplois que le gouvernement l’avait prétendu.

Ce ne serait pas 600 000 d’entre eux comme Penicaud la ministre du Travail l’avait dit, mais le double, qui verront leurs conditions reculer, par un durcissement des conditions pour avoir droit aux indemnités. Les périodes d’indemnisation seront raccourcies et le montant des allocations réduit, surtout pour les travailleurs qui alternent petits boulots et période de chômage.

Le gouvernement n’est pas à un mensonge, ni à un sale coup près !

Raymond qui s’est barré avec le magot

Brève
05/07/2019

Le Canard enchainé révèle que l’ancien Premier ministre de Giscard, Raymond Barre, avait un compte en Suisse rempli à millions. Mieux, les enquêteurs se demandent si une partie de ces millions ne viendraient pas des 11 millions de francs des fonds secrets de son ministère qui bizarrement avaient disparus lorsqu’il en était parti en 1981. Ce qui n'empêchait pas ce même Barre de s’être présenté, à l’époque, comme un chevalier blanc de la transparence fiscale…

Raymond Barre a laissé le souvenir d’un Premier ministre imposant la rigueur au monde du travail. Ce n’était pas le premier, ni le dernier. Pour les bourgeois qu’il servait avec zèle, il était un « grand économiste ». Et comme l’économie capitaliste c’est le vol, il s’est offert une petite tranche du gâteau.

Expulsion meurtrière

Brève
05/07/2019

À Chambéry, un homme est mort lors de son expulsion musclée de son logement par la police. Les policiers se sont défendus en disant qu’il était énervé, mais quoi de plus normal pour un père qui se voit expulsé avec sa femme et ses quatre enfants ? Les voisins avaient pourtant prévenu les policiers de sa santé fragile.

Des méthodes brutales pour une société inhumaine.

Les Urgences toujours mobilisés

Brève
05/07/2019

​Le mouvement dans les Urgences, démarré mi-mars, n’a cessé de s’étendre : d’après le collectif Inter-urgences, 154 services étaient en grève mardi 2 juillet. La prime de risque de 100 € promise par la ministre Agnès Buzyn pour les 30 000 personnels des urgences a été vécue comme une provocation. Et la ministre s’obstine à refuser l’embaucher du personnel nécessaire et à augmenter les salaires.

Face à la situation catastrophique des hôpitaux, les soignants continuent leur combat. Un combat qui concerne toute la population.

Écoles rurales : les mensonges de Macron

Brève
05/07/2019

À la rentrée prochaine, 400 écoles de zones rurales doivent fermer. Pourtant Macron avait promis qu’il n’y aurait plus de fermeture d’écoles en zone rurale sans l’accord des maires et des présidents de communautés de communes.

Sur les 400 fermetures programmées, 250 le sont avec accord des élus locaux, mais pas les 150 autres, arbitrairement décidées par l’Éducation nationale. Les élèves devront rejoindre des « regroupements pédagogiques concentrés » (RPC) afin de « rationaliser » - autrement dit diminuer - les offres de classe. Pour aller à l’école, les élèves devront prendre un car.

Les promesses de Macron n’engagent que ceux qui y croient… mais ils ne doivent plus être bien nombreux dans les classes populaires !

Traités de libre-échange : la danse de Saint-Guy du gouvernement

Brève
05/07/2019

élevage intensif de bovins

Alors que Macron a vanté la signature du traité de libre-échange entre l’Union européenne et les pays du Mercosur, la porte-parole du gouvernement, Sibeth NDiaye, vient d’expliquer que sa ratification était loin d’être acquise.

​Pourquoi ce changement de ton ? Ce traité se heurte à l’opposition de certains agriculteurs, qui craignent l’arrivée massive de viande sud-américaine, et elle se heurte aux critiques écologistes devant un accord qui encourage les pires méthodes de production au Brésil ou en Argentine. Après la conversion soudaine des macronistes à l’écologie, ça fait désordre. Et cette polémique tombe au moment où les députés doivent ratifier le Ceta, un autre accord de libre-échange avec le Canada !

Ces traités ont été négociés par les gouvernements pour répondre aux exigences des capitalistes les plus puissants. Mais qu’ils soient finalement ratifiés ou pas, cela ne mettra pas fin à la domination de cette minorité sur l’économie, ni aux méfaits qu'elle entraîne, ni même au chaos économique lié à la concurrence aveugle que se livrent ces capitalistes.

Stop aux meurtres conjugaux !

Brève
04/07/2019

Un collectif de femmes vient d'envoyer une lettre ouverte pour demander au gouvernement des actes pour protéger les femmes victimes de violences conjugales. Depuis janvier 2019, en six mois, 71 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint. Pourtant un certain nombre d'entre elles avaient alerté la police, l'hôpital ou d'autres services mais aucun de ces services n'avait été en mesure de les protéger, faute de réponses adaptées et de moyens.

Macron et la secrétaire d’Etat à l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, ne sont pas avares de déclarations qui ne coûtent rien. Mais les moyens humains, et donc financiers, qui permettraient de lutter contre ces violences se réduisent. Et le nombre des victimes, lui, ne diminue pas...

Blanquer voudrait passer en force… mais il ne suffit pas de vouloir !

Brève
04/07/2019

La mobilisation des professeurs qui refusent de rendre les notes et les copies de certaines épreuves du bac pour protester contre la réforme du lycée gêne et irrite Blanquer et le gouvernement. En décidant que les candidats non notés se verraient attribuer leur note moyenne obtenue au cours de l’année scolaire et en annonçant des sanctions pour les grévistes, Blanquer joue l’intimidation. Mais une partie des enseignants qui siègent dans les jurys d’examen ont fait savoir qu’ils n’ont pas apprécié l’attitude du ministre et qu’ils n’entendent pas se plier à ses injonctions.

Avec ses poses autoritaires, Blanquer alimente la colère.

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