Brèves

L’Elysée ne connaît pas la crise

Brève
17/07/2009

Les caisses de l'État seraient vides, nous dit-on, mais manifestement pas celles de l'Elysée. Un rapport de la Cour des Comptes relève que la présidence se moque des appels d'offres, préférant par exemple pour la garden-party du 14 juillet une entreprise à 296 000 € plutôt qu'une autre à 186 900 €. Plusieurs demeures présidentielles coutent cher d'entretien, mais ne servent jamais. Et l'argent public paye parfois, « par erreur » bien sûr, des dépenses privées de Sarkozy, dont le salaire avait augmenté de quelque 210%.

Tout cela reste cependant de petites miettes en regard du train de vie des milieux de la grande bourgeoisie. Sarkozy n'est que leur valet, grassement payé certes. Et avec l'argent public.

Total-Carling (Moselle) : deux morts pour le profit ?

Brève
16/07/2009

Une explosion a tué deux jeunes ouvriers et a fait six blessés, mercredi 15 juillet sur le site pétrochimique de Total à Carling (Moselle). Les causes de l'explosion d'un surchauffeur sont encore incertaines. Mais si on en juge par le comportement de Total à la suite de la catastrophe d'AZF-Toulouse en 2001, tout laisse à penser que l'entreprise va chercher à se dédouaner, quitte à trouver un lampiste.

La CGT a dénoncé le contexte des suppressions d'emploi en cours sur la plateforme ainsi que le recours généralisé à la sous-traitance et à la précarité. Par ailleurs, les élus, les habitants et des associations locales se plaignent depuis longtemps du manque d'information des populations lors des fréquents incidents qui se produisent sur ce site classé Seveso 2. Bref, tous les ingrédients d'un drame semblent avoir été réunis.

Nortel : la vraie-fausse faillite était programmée

Brève
16/07/2009

Les salariés de Nortel (Châteaufort, Yvelines) ont renoncé à faire sauter leur usine, mais pas à faire annuler le licenciement de 480 d'entre eux (sur 683). En fait, la liquidation de cette filiale de la multinationale canadienne n'a rien à voir avec une situation difficile. Le groupe Nortel s'est placé sous la protection de la loi américaine sur les faillites, qui permet, tout en restant en possession de ses actifs, d'en liquider d'autres et de licencier, sans même avoir à payer de plan social. Les comptes de Nortel France auraient été délibérément asséchés, vidés de quelque 2,7 milliards de trésorerie. Quant aux dirigeants de la filiale, ils avaient quand même eu 43 millions d'euros de bonus au premier trimestre 2009.

Bref, le contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises, c'est plus qu'une nécessité, c'est vital si nous voulons empêcher les capitalistes de nous plonger dans la misère pour augmenter ou maintenir leurs profits.

Parlement européen : gauche et droite à l’unisson

Brève
15/07/2009

Le Parlement européen a élu hier son président, Jerzy Buzek, un Polonais conservateur qui a fait adhérer son pays à l'OTAN, « s'est vanté d'avoir fermé 22 mines », « s'est félicité des privatisations » et « a fait le lien entre immigration et délinquance ». Ce n'est pas étonnant : le Parlement est majoritairement à droite. Mais les socialistes ont également voté pour Buzek, en vertu d'un accord de partage du mandat dans le cadre de la « cogestion » entre droite et gauche.

Pendant deux semaines de campagne européenne, les socialistes nous ont expliqué que voter pour eux était essentiel contre la politique de la droite. Et pendant cinq ans, ils vont s'entendre avec cette même droite.

Nortel : des salariés en colère

Brève
15/07/2009

Les salariés de l'entreprise Nortel (Châteaufort, Yvelines), spécialisée dans la maintenance des réseaux de téléphonie mobile, en liquidation judiciaire, menacent de faire sauter leur usine, comme ceux de New Fabris (Châtellerault). 480 des 683 postes doivent en effet être supprimés. Les salariés réclament de vraies indemnités de licenciement et de ne plus être promenés par le liquidateur.

Leur colère est entièrement légitime. Et les hommes politiques, les patrons et les médias qui protestent ont l'indignation sélective : vive face à la menace des salariés, mais indifférents à la violence patronale avec laquelle ces derniers sont traités.

New Fabris : les licenciés s’en prennent aux donneurs d’ordre

Brève
15/07/2009

Les 366 travailleurs de New Fabris à Chatellerault, qui usinait des pièces automobile vont être licenciés : l'entreprise, comme toute une série d'autres rien que ces derniers jours, est en liquidation judiciaire.

Menaçant même de faire sauter l'usine, les salariés réclament 30 000 euros d'indemnité par employé. Ils les réclament à PSA et Renault, qui étaient quasiment les seuls donneurs d'ordre.

Effectivement les grands constructeurs sont responsables. Ils ont profité de l'exploitation des travailleurs de cette usine des dizaines d'années, avant de couler celle-ci en cessant brutalement toute commande.

Déficits records : qui va payer la note ?

Brève
15/07/2009

Selon les dernières prévisions du ministère des Finances, le déficit budgétaire de la France serait compris entre 125 et 130 milliards d'euros à la fin 2009.

Les recettes ont baissé, non seulement à cause de la crise, mais aussi des cadeaux sur les impôts faits aux riches et à certaines entreprises. Quant aux dépenses, elles explosent avec les milliards accordés, entre autres, aux banques ou au secteur automobile.

Mais c'est aux travailleurs, qui ne bénéficient d'aucun bouclier fiscal, que le gouvernement présentera la note.

Sales secrets d’État

Brève
15/07/2009

Le nouveau responsable de la CIA aurait révélé que pendant des années les services secrets ont caché tout un programme « antiterroriste » aux parlementaires qui étaient censés les contrôler. C'est l'ancien vice-président, Cheney, qui aurait exigé ce camouflage illégal.

Par ailleurs, la CIA et l'administration présidentielle se sont opposées à toute enquête en Afghanistan sur un de leurs alliés, chef de guerre qui aurait fait assassiné des milliers de prisonniers de guerre.

Cela illustre le peu de cas que les dirigeants de l'État américain font de leurs propres règles et de la transparence qu'ils vantent.

Taxe professionnelle : le coût d’un beau cadeau aux patrons

Brève
09/07/2009

Le gouvernement prépare les modalités d'une transformation de la taxe professionnelle qui mènera à sa suppression totale. Pour l'instant il s'agit de faire économiser aux entreprises 6,3 milliards d'impôts. Mais en même temps cela veut dire une perte sèche de ressources pour les collectivités territoriales. Des milliards en moins pour les écoles, l'action sociale, le logement.

D'une façon ou d'une autre c'est la population qui payera durement pour protéger les profits des capitalistes.

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