Brèves

Les banquiers font ce qu’ils veulent

Brève
28/08/2009

Le groupe bancaire BPCE, issu de la fusion des Banques populaires et des Caisses d'épargne, a touché en tout pas moins de 7 milliards d'euros d'aide de l'État. Son patron, François Pérol, a annoncé que le groupe rembourserait peut-être l'État à partir de la fin de l'année 2010... « à condition que sa rentabilité le permette » !

Ce serait bien, si les travailleurs pouvaient aussi annoncer tranquillement qu'ils ne paieront leurs crédits, factures, impôts, « qu'à condition que leurs salaires leur permettent ». Mais ça, c'est impossible dans ce système capitaliste où les banquiers et les industriels sont les seuls maîtres de l'économie.

Chômage : le gouvernement ose se réjouir

Brève
28/08/2009

Le chômage est reparti à la hausse en juillet (+ 10 700)... et ce n'est probablement rien à côté de ce qui sera annoncé à la rentrée. Christine Lagarde, la ministre éternellement auto-satisfaite de l'Économie, s'est bruyamment réjouie que la hausse soit « contenue, légère, limitée ». Il faut oser, quand on sait qu'il y a aujourd'hui, toutes catégories de chômeurs confondues, 4,18 millions de travailleurs inscrits à Pôle Emploi. Et que le chômage a augmenté de 25% depuis le début de l'année.

Lagarde peut se réjouir autant qu'elle veut. Le chômage est une catastrophe sociale, qu'il faut d'urgence enrayer par l'interdiction des licenciements.

Niches fiscales : en fait… non.

Brève
28/08/2009

Un petit tour et puis s'en vont : les deux députés UMP qui étaient chargés de plancher sur une réforme des « niches fiscales » ont finalement annoncé que celle-ci était reportée.

Cette réforme aurait (peut-être) obligé quelques centaines de milliers de riches à payer (un tout petit peu) plus d'impôts. On comprend que Sarkozy, larbin des milliardaires, ait sifflé ses deux acolytes et les ait fait rentrer... à la niche.

Iphone : les profits explosent et les téléphones aussi

Brève
28/08/2009

Les incidents dus à des « I-phone » qui explosent semblent se multiplier, au point que la Direction générale de la concurrence en France a ouvert une enquête. Il est difficile de savoir s'il y a réellement un défaut de fabrication de ces téléphones à tout faire, mais une chose est sûre : leur constructeur, Apple, n'est pas décidé à jouer la transparence.

Ce n'est pas surprenant : l'I-Phone représente à lui tout seul la majeure partie des 2 milliards de dollars de profits réalisés par Apple. Le fabricant n'a pas envie de tuer la poule aux oeufs d'or, et garde le silence.

Le secret industriel, c'est pratique pour les capitalistes... et tant pis pour la sécurité des consommateurs.

Sarkozy et les banquiers, c'est je t’aime, moi non plus !

Brève
27/08/2009

Mardi 25 août, devant les présidents des conseils d'administration des principales banques du pays convoqués à l'Elysée, Sarkozy a demandé « plus de transparence, plus de contrôle et plus de responsabilité » afin que « les comportements irresponsables puissent être sanctionnés ». Que de mots pour ne rien faire !

La transparence ? Lever le secret bancaire serait un bon début.

Le contrôle ? Mais l'État a donné des milliards aux banques sans même exiger un droit de regard sur leurs affaires.

Quant aux comportements irresponsables, là c'est plus compliqué car tout le système capitaliste repose sur la spéculation. Les comportements irresponsables, c'était peut-être aussi de donner ces milliards d'argent public aux banques.

Beaucoup de bruit pour rien

Brève
27/08/2009

Pour réagir aux annonces de centaines de millions versés aux traders qui ont scandalisées tout le monde, Sarkozy propose des mesurettes. Les dirigeants des banques devront étaler le versement des bonus sur quatre ans, en limitant à 50%, voire au tiers, les montants versés la première année. L'ex-directeur du FMI, Camdessus, sera chargé de vérifier les salaires des cent traders les mieux payés de chaque établissement bancaire. Et pendant ce temps, les grands actionnaires continueront de toucher leurs dividendes, sans aucun contrôle ni plafond.

Bref, aucune mesure coercitive n'est prévue pour s'attaquer aux grands capitalistes de la finance.

La transparence des banques : toujours opaque !

Brève
27/08/2009

BNP Paribas aurait deux filiales à Chypre, 27 au Luxembourg et 21 aux îles Caïman. Cachottière, elle n'a jamais publié ce qu'elle y a gagné. Pourtant, le gouvernement a voté en juin dernier une loi prévoyant d'obliger les banques à communiquer le détail de leurs opérations et des avoirs dont elles disposent dans les pays dits « non coopératifs » - c'est-à-dire des paradis fiscaux pas encore blanchis. Mais la loi n'est pas applicable sous prétexte que la liste des pays en question n'est pas encore établie....

Sarkozy a beau faire des remontrances, BNP Paribas et ses consoeurs pourront continuer à diriger leurs affaires comme elles l'entendent.

Molex : l'État complice des patrons

Brève
27/08/2009

Depuis des mois, les patrons de Molex se moquent des travailleurs et des lois. Ils ont bloqué illégalement l'usine et maintiennent leur volonté de refuser tout repreneur et de fermer définitivement l'usine de Villemur sur Tarn en octobre.

Et depuis des mois l'État les soutient de fait. Aucun policier n'a été envoyé pour imposer la réouverture de l'usine. Aucune critique contre ces patrons qui font faire des heures supplémentaires avant de licencier.

Il faut dire qu'en 2004, l'État par le biais de le Snecma, nationalisée à l'époque, avait vendu l'usine bien en dessous de son prix. Il faut dire aussi que l'actuelle ministre de l'Économie a été dans le temps... conseillère de Molex Inc.

Incendies en Grèce : les responsabilités du gouvernement

Brève
25/08/2009

La région d'Athènes a encore été ravagée par de très violents incendies ces derniers jours. Après ceux de 2007, qui avaient causé la mort de 77 personnes, rien n'a apparemment été fait par le gouvernement pour parer à de nouveaux risques : pompiers en sous-effectifs, manques de moyens aériens... Une fois encore on a vu les images d'habitants tentant seuls d'éteindre le feu avec des seaux d'eau dérisoires.

D'un bout à l'autre de l'Europe, c'est la même politique : rappelons qu'en Grèce, le gouvernement a débloqué 28 milliards d'euros cette année pour aider les banques... au détriment, comme ici, des services publics indispensables à la survie de la population.

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