Brèves

Poursuites contre les banques américaines : pour la galerie

Brève
04/09/2011

L'État américain vient d'annoncer qu'il attaquait en justice certaines très grandes banques du pays et quelques autres. Il les accuse d'avoir provoqué la crise financière de 2008 en vendant comme sûrs des prêts qui avaient été accordés sur la base de trucages et de dissimulations. Lorsque la bulle de la spéculation immobilière a éclaté et que les prêts se sont révélés pourris à grande échelle, cela s'est transformé en une crise de première grandeur. L'État a alors volé au secours de ses banquiers en leur rachetant ces titres, et il a ensuite essuyé l'ardoise.

Avec la procédure judiciaire entamée par l'État américain, les banques ne risquent pas grand chose. La loi est largement faite pour elles, et elles se paieront les meilleurs avocats. Si l'État avait voulu être efficace, c'était pourtant simple : lorsqu'il a renfloué les banques, il aurait pu en prendre le contrôle, et faire payer à leurs actionnaires le trou qu'ils avaient creusé.

Lorsqu'il s'agit d'expulser de leur logement les salariés qui ne peuvent plus payer leur emprunt, les pouvoirs publics ne prennent pas tant de gants. Aujourd'hui, aux États-Unis, des millions d'entre eux sont sans toit. Et les banquiers, eux, continuent d'avoir le sourire.

Compagnies aériennes et CIA : le business de la torture

Brève
04/09/2011

Après le 11 septembre 2001, dans le cadre « de la lutte contre le terrorisme », la CIA a utilisé les services de compagnies d'aviations privées pour transporter de présumés terroristes vers des pays où, mis au secret, ils pouvaient être torturés.

A l'occasion d'un procès opposant deux de ces compagnies autour d'une affaire de rupture de contrat, on en apprend un peu plus sur ces vols macabres. Le journal Washington Post détaille ces transferts, publie des plans de vols, vers Bucarest, Bakou, le Caire, Djibouti, Islamabad ou encore Tripoli. L'heure de vol était facturée 4 900 dollars. L'argent n'a pas d'odeur.

Le choléra au Tchad : une catastrophe annoncée

Brève
04/09/2011

Le Tchad connait une épidémie de choléra. Plus de 11 337 cas ont été signalés depuis janvier et on compte les morts par centaines. Une ONG présente sur place, Acted, tire le signal d'alarme : « Sans une intervention de tous les acteurs, ce sont des milliers de personnes qui seront affectées par l'épidémie et qui risquent de mourir ».

Les solutions sont simples, le choléra est une maladie qui se soigne bien. Il est donc urgent d'intervenir au plus vite. Et c'est possible. D'ailleurs, récemment, la France est bien intervenue massivement dans la région, non loin de là. Mais c'était en Libye et pas pour sauver des vies humaines, mais pour y larguer des bombes.

Les charognards à la curée

Brève
02/09/2011

La « conférence des amis de la Libye », euphémisme pour désigner la bande de brigands impérialistes qui ont mis sous tutelle les nouveaux dirigeants libyens, vient de débloquer 15 milliards de dollars. En fait, il s'agit de fonds provenant de comptes libyens qui avaient été gelés en Occident. Généreuses, les grandes puissances piochent donc dans les comptes bloqués de Kadhafi pour passer commandes... à de grosses sociétés françaises, britanniques et autres.

La France, la Grande-Bretagne, les USA, etc., qui viennent de bombarder la Libye, se ruent sur le marché de la reconstruction de ce qu'ils ont détruit et pour faire main-basse sur le pétrole libyen. Et pour couronner le tout, ils imposent leur tutelle financière au nouveau régime. Si ce n'est pas le retour au temps des colonies, ça y ressemble !

Journée du 11 octobre : un premier pas ?

Brève
02/09/2011

L'intersyndicale nationale a annoncé hier qu'elle appelait à une « journée d'action interprofessionnelle », mardi 11 octobre, pour protester contre le plan d'austérité du gouvernement. Une journée, sans suite prévue, et qui n'est même pas un appel à la grève - certaines confédérations y étant opposées -, c'est dérisoire par rapport à ce qui serait nécessaire pour faire reculer le gouvernement,

Alors, le mieux pour les travailleurs et les militants syndicaux qui enragent de voir les reculs succéder aux reculs sans que les confédérations syndicales proposent de réplique à la mesure des attaques patronales et gouvernementales, c'est de répondre le plus nombreux possible à cet appel... et de se préparer à aller beaucoup plus loin que ce que proposent les directions syndicales.

Face au chômage, interdire les licenciements !

Brève
02/09/2011

Sarkozy se rend aujourd'hui dans les Vosges pour parler emploi. Mais ce n'est pas pour rendre visite aux salariés de Lactalis à Xertigny qui viennent d'apprendre la fermeture de leur usine. Lactalis a réalisé près d'un milliard d'euros de bénéfice l'an dernier et vient de devenir le n°1 mondial du lait. Elle s'apprête pourtant, en détruisant cette usine, à condamner plus de 160 travailleurs au chômage et toute une zone des Vosges à la misère.

Au lieu de s'en prendre aux capitalistes qui fabriquent ainsi le chômage, le gouvernement s'en prend aux chômeurs eux-mêmes. Laissant entrevoir de nouvelles attaques contre eux, un ministre, Bruno Le Maire, explique qu'en France les chômeurs seraient les mieux indemnisés d'Europe. Quand on sait déjà qu'un chômeur sur deux n'est tout simplement pas indemnisé, on constate que ces gens-là ne reculent devant aucun mensonge, même le plus énorme.

La première mesure pour s'attaquer réellement au chômage, ce sera d'interdire les licenciements, à commencer par ceux qui ont lieu dans les entreprises qui font du profit.

Ma grande entreprise ne connaît pas la crise

Brève
01/09/2011

Total : 6,6 milliards, BNP Paribas, 4,7 ; Axa : 4, etc. : au premier semestre 2011, les plus grandes entreprises françaises, celles du CAC 40, ont réalisé 46 milliards de profits. Soit en moyenne + 10% en un an.

Le chômage s'envole. La crise s'aggrave pour les travailleurs. Mais pour les grandes firmes capitalistes, pas de souci !

École : UMP et PS copient l'un sur l'autre

Brève
01/09/2011

Sous prétexte de « changer l'école », l'UMP et le PS veulent exiger des enseignants plus de présence dans les établissements secondaires. Pour l'instant, ceux-ci ne sont tenus d'y être que pour leurs cours, ainsi que pour un certain nombre de réunions, notamment pédagogiques. Pour le reste, ils organisent comme ils veulent leur temps de préparation des cours, de correction des devoirs, de concertation et autres formalités administratives. Toutes ces tâches ne cessent de s'alourdir, pour représenter souvent bien plus de 35 heures hebdomadaires.

En accroissant la charge de travail des professeurs, les partis dits de gouvernement visent non pas à « améliorer l'école », mais à supprimer encore plus de postes parmi le personnel enseignant ou non. Voilà ce qui se cache, bien mal, derrière leur prétendue « redéfinition » du métier d'enseignant et autres projets.

Des rafles en tramway ?

Brève
01/09/2011

Sollicitée par la police, la RATP a affrété un tramway pour évacuer un camp d'une centaine de Roms à Saint-Denis, en banlieue parisienne. Des enfants y ont même été embarqués sans que leurs parents sachent où ils se trouvaient. Le responsable de la RATP qui a pris cette décision confond manifestement basses besognes et service public. Quant au gouvernement qui organise ce genre d'opérations, il est prêt à tout pour draguer les électeurs de l'extrême droite.

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