Brèves

Les cadeaux aux plus riches creusent la dette

Brève
26/09/2009

L'État français est endetté à hauteur de 1 500 milliards d'euros, soit 74% du PIB. En 2007, ce n'était « que » 64%. Le gouvernement de Sarkozy-Fillon se vante pourtant d'avoir supprimé 100 000 emplois de fonctionnaires ? Oui, mais cela n'économiserait que 500 millions d'euros par an à l'État, alors que le paquet fiscal de 2007 pour les privilégiés lui coûte quelque 8 milliards par an, et que la baisse de la TVA dans la restauration et la réforme de la taxe professionnelle vont compter pour 15 milliards.

Pour les patrons, petits et grands, l'État n'est pas avare de cadeaux. Pour payer ces cadeaux, en revanche, c'est aux salariés qu'il compte faire les poches.

Nouveau racket, celui des travailleurs accidentés

Brève
26/09/2009

Les indemnités des travailleurs accidentés seront bientôt taxées, alors qu'elles ne l'étaient pas jusqu'à présent. A entendre le gouvernement et Sarkozy, ce ne serait que justice, puisque les salaires qu'elles remplacent sont imposés. ... Or ces indemnités ne représentent que 60 à 80 % du salaire. Les victimes d'accidents du travail - qui auraient préféré ne pas l'être - doivent en outre payer les franchises médicales, voire le forfait hospitalier (en hausse). Et ce sont souvent des travailleurs de l'industrie, du bâtiment ou de l'agriculture, et pas parmi les mieux payés.

La décision du gouvernement a en fait pour objectif de rapporter 150 millions d'euros par an. Vider les poches des accidentés - le gouvernement n'est vraiment pas avare de coups bas !

Parlement : les copains d'abord

Brève
24/09/2009

On avait eu l'amendement fantôme, réel mais que personne ne revendique, qui permet à l'Eglise de scientologie d'éviter la dissolution pour escroquerie. Il y a à présent celui qui "simplifie" le code électoral en évitant aux élus condamnés par la justice d'être automatiquement inéligibles.

Profitant de l'examen de la loi pénitentiaire, qui n'a rien à voir avec l'inéligibilité, un député PS a reçu le soutien de ses collègues de l'UMP pour cette discrète entourloupe qui leur rend un beau service à tous, les copains et les coquins...

Prends l'oseille et tire-toi

Brève
24/09/2009

NewLogic, une société de microélectronique de Sophia Antipolis dans les Alpes-Maritimes, avait été racheté par la multinationale Wipro en 2005. Wipro n'est pas précisément en difficulté puisqu'elle a fait 458 millions d'euros de profits l'an dernier. Mais elle a quand même bénéficié de 5 millions d'euros en 2009, au nom du crédit d'impôt recherche.

Gavé à l'argent public, Wipro vient d'annoncer tout de même la fermeture de NewLogic et la perte de leur emploi pour les 60 salariés.

Sans attendre les rodomontades hypocrites d'Estrosi, ces travailleurs ont commencé à se mobiliser. Et ils ont bien raison de compter avant tout sur eux-mêmes.

Les banques françaises ont la palme du racket

Brève
24/09/2009

Selon une étude réalisée par la Commission européenne, sur 224 banques dans 27 pays, les banques françaises pratiquent les tarifs les plus élevés et les plus opaques. En moyenne, la gestion d'un compte courant - qui repose pourtant sur le fait qu'un client prête de l'argent à sa banque - est facturée 154 euros par an, contre 89 € en Allemagne ou 58 € en Belgique. Les conseils prodigués par les banques françaises sont jugés peu fiables car les employés sont en partie rémunérés à la commission sur des produits placés.

Ce n'est pas une surprise : non seulement ils vident les caisses de l'État, mais en plus les banquiers nous font les poches !

Des cadeaux aux entreprises qui coûtent si chers

Brève
24/09/2009

Depuis décembre, les patrons qui ont moins de 10 salariés peuvent embaucher avec un maxi-discount sur les charges sociales. Et le secrétaire d'État à l'emploi est tout fier d'annoncer que le cinq cent millième contrat de travail vient d'être signé dans ce dispositif « zéro charges ».

Évidemment Wauquiez préfère parler de cela, que du nombre de chômeurs qui est bien plus élevé. Et puis, 6 fois sur 10, les embauchés ne le sont qu'en CDD. Mais l'essentiel n'est-il pas de faire des cadeaux aux petits patrons, un électorat auquel tient l'UMP ?

La loi de la jungle, version gouvernementale

Brève
22/09/2009

La police a donc donné l'assaut à la « jungle », ce bois près de Calais, plein d'abris de fortune où des migrants attendaient de pouvoir passer outre-Manche. Officiellement, ils seront accueillis dans des foyers. En réalité, comme le soulignent les associations locales, le démantèlement va leur rendre la vie plus dure, en les éparpillant, sans rien régler sur le fond. La fermeture du camp de Sangatte en 2002 n'avait rien résolu et avait donné naissance à... la « jungle ».

Ces migrants fuient la misère, les conflits armés et les dictatures. Et Besson et Sarkozy leur font la guerre !

La Poste : les mensonges du gouvernement

Brève
22/09/2009

Devant la mobilisation des postiers, le gouvernement et l'UMP répètent qu'il n'est question que de changement de statut, pas de privatisation. En 2004, lors du changement de statut d'EDF et GDF, un certain Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie, jurait que l'État garderait au minimum 70% du capital d'EDF et GDF ; aujourd'hui, GDF-Suez est aux deux tiers privé. Quant à France Télécom, qui a changé de statut il y a 13 ans, elle est aux trois quarts privée, et fonctionne avec les méthodes que l'on sait. A la Poste, le PDG a vendu la mèche en disant qu'il voulait la faire entrer Bourse.

Les critères de rentabilité de plus en plus utilisés par La Poste ont déjà dégradé son caractère de service public (fermeture de bureaux, etc.). Alors, les postiers ont mille fois raison de vouloir empêcher sa privatisation.

Finances publiques : tout va très bien madame la marquise

Brève
22/09/2009

Le gouvernement essaye de faire passer ses cadeaux aux banques de l'automne 2008 comme de bons placements pour l'État. Il prétend récupérer cette année 1,4 milliard d'euros auprès des banques, qui ont reçu plus de 25 milliards.

Même si ce chiffre était vrai (les experts le contestent), que cela représente-t-il par rapport à ce que la dette globale de l'État - plus de 1 000 milliards d'euros - rapporte aux financiers qui lui prêtent cet argent ? En 2006, l'État leur avait versé 25,3 milliards d'euros d'intérêt ; en 2008, 44,5 milliards. Et personne ne sait encore combien d'argent public finira de cette sorte dans les poches de la bourgeoisie en 2009. Mais ce sera bien plus !

Cet État n'est, au fond, qu'un instrument pour assurer la fortune des plus riches.

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