Brèves

Panique dans les transports : à qui la faute ?

Brève
13/03/2013

Autoroutes fermées, trains et bus bloqués : les intempéries ont provoqué une belle pagaille dans le nord de la France. Des milliers de passagers sont restés coincés sur les routes, dans les gares ou des gymnases... Des centaines de milliers d'autres ont galéré toute une journée dans la région parisienne.

Gouvernement et services de l'État prétendent avoir tout mis en œuvre pour éviter la catastrophe. Les ministres se relaient pour recommander d'avoir un comportement responsable. Mais ce n'est pas pour s'amuser que les salariés ont bravé les intempéries : c'est pour aller au travail et ne pas perdre une journée de salaire.

Le gouvernement n'est certes pas responsable des chutes de neige. Mais, s'il voulait vraiment éviter le chaos, il aurait pu décréter cette journée chômée et intégralement payée par l'employeur.

Retraites complémentaires : que le patronat paie les déficits

Brève
13/03/2013

Sous prétexte que le déficit des caisses retraites complémentaires Agirc-Arrco augmente, le Medef veut imposer une augmentation des cotisations des salariés et une désindexation des pensions par rapport à l'inflation.

Si un accord n'est pas trouvé d'ici au 1er avril, la gestion des retraites complémentaires assurées conjointement, depuis 1947, par le patronat et les syndicats, passera directement sous le contrôle de l'État.

Si certains syndicats semblent prêts à se soumettre à ce chantage, les travailleurs et les retraités n'ont aucune raison d'accepter ces nouvelles attaques contre leur niveau de vie. C'est au patronat de remplir les caisses en augmentant sa contribution... à la hauteur des gains de productivité réalisés.

Hollande à la rencontre de la population… mais à distance !

Brève
12/03/2013

Hollande, en visite dans un quartier populaire de Dijon, a été interpellé par un homme qui lui a lancé : "M. Hollande, elles sont où vos promesses ? Elles sont où ?", avant d'être fermement empoigné par le service de sécurité. Et d'autres, qui protestaient de la même façon, ont été tenus soigneusement à l'écart par les forces de l'ordre.

Un président qui mène une politique d'austérité après avoir promis le contraire et qui doit se protéger des protestations de la population, quoi de plus « normal »... et habituel en tout cas !

Malouines : des moutons et du pétrole

Brève
12/03/2013

La Grande-Bretagne vient d'organiser un référendum aux Malouines, un minuscule archipel de l'Atlantique sud, situé à plus de 13 000 km des côtes anglaises, où vivent à peine 2 500 habitants et plus de 500 000 moutons. Sans surprise, les 1 672 électeurs ont voté lundi à 99,8 % en faveur du maintien de l'île sous la souveraineté du Royaume-Uni.

Si le gouvernement britannique a cherché aujourd'hui à donner une caution démocratique à l'occupation de cet îlot, c'est pour justifier sa mainmise sur les gisements pétroliers maritimes découverts à proximité.

Mais, en 1833, quand l'impérialisme britannique a pris possession de ces territoires qui appartenaient à l'Argentine, il ne s'était pas embarrassé de la moindre élection. Et, en 1982, c'est à coups de canon que Thatcher, la Première ministre anglaise de l'époque, avait repris les Malouines que lui disputaient les dirigeants argentins, une guerre qui fit des centaines de morts.

Alors le gouvernement argentin a de bonnes raisons de dénoncer une manœuvre qui ne vise qu'à justifier une occupation commencée aux plus belles heures du colonialisme britannique et qui se perpétue.

Hollande à Dijon : une promenade et du blabla…

Brève
11/03/2013

Dans un entretien à la presse locale avant sa visite à Dijon, Hollande a déclaré que personne en France ne devait se trouver à plus de 30 minutes d'un service d'urgence... Avec la politique de regroupement des hôpitaux menée ces dernières années, sur laquelle le gouvernement actuel n'est pas revenu, rien n'est moins sûr. Et Hollande ne s'est pas engagé sur le temps d'attente dans ces mêmes services d'urgence, débordés du fait du sous-effectif permanent qu'ils connaissent.

Pendant que le président se promène en faisant ce genre de déclarations, le gouvernement continue d'imposer une politique d'austérité aux hôpitaux et à tous les services publics !

Fukushima : décontamination et exploitation

Brève
11/03/2013

Dans des conditions épouvantables, 3000 travailleurs, que l'on appelle les "liquidateurs", se relaient chaque jour autour des réacteurs nucléaires endommagés de Fukushima. Pour à peine 6 euros de l'heure, souvent sans contrat de travail, employés par des entreprises sous-traitantes, ils risquent à terme leur vie pour refroidir les installations radioactives. Depuis deux ans, les révélations se multiplient, montrant les violations des règles de sécurité et d'exposition à la radioactivité qui se sont succédées.

Les dirigeants de la compagnie japonaise TEPCO et ses actionnaires ont été responsables hier de la catastrophe tout comme, aujourd'hui, ils sont responsables de la mort à terme, par contamination, des travailleurs qui réparent les conséquences de leurs négligences d'il y a deux ans.

Ils ont raison de se défendre !

Brève
08/03/2013

Hier, les salariés de Goodyear, dont l'usine est menacée de fermeture, se sont heurtés aux CRS. Durant les échauffourées, des policiers auraient été blessés mais l'un des manifestants a été arrêté et Manuel Valls promet des poursuites judiciaires.

Le gouvernement comme la droite dénoncent les « violences » des manifestants. Mais fermer les usines en privant de tout revenu des milliers de familles, mais envoyer les CRS contre ceux qui veulent garder leur emploi, cela, ce n'est pas de la violence ?

Devant les patrons licencieurs, de PSA à Goodyear en passant par Mittal, le gouvernement est à plat ventre. Mais dès que les salariés défendent leur peau, il leur envoie CRS, lacrymogènes et matraques.

L'égalité hommes-femmes reste à conquérir !

Brève
08/03/2013

28% de moins : tel est l'écart, d'après l'INSEE, entre les salaires des femmes et celui des hommes dans le secteur privé. C'est dû au fait qu'à travail égal, les femmes gagnent moins que les hommes, qu'elles occupent globalement des emplois moins qualifiés et qu'elles subissent davantage le temps partiel imposé par les employeurs.

Et ce n'est certainement pas près de changer, puisque depuis des décennies, quel que soit le gouvernement en place, il n'y a eu que des déclarations et guère plus. Sur ce terrain comme sur les autres, dès lors qu'il s'agirait d'imposer quelque chose aux patrons, le gouvernement actuel est, lui aussi, aux abonnés absents.

Grand Paris, grosse arnaque

Brève
08/03/2013

Sous prétexte de financer les travaux du « Grand Paris » (des dizaines de kilomètres de voies ferrées et la construction de nouvelles gares), le gouvernement a déclaré vouloir augmenter les amendes de stationnement de 17 à 35 euros, et pas seulement en région parisienne.

Encore une fois, la population sera mise à contribution, de la manière la plus injuste qui soit, puisque l'amende est la même quel que soit le revenu de l'automobiliste. Le parking payant représente un véritable racket, qui vient en sus des impôts locaux, censés servir en partie à l'entretien des voies publiques.

En fait, le gouvernement trouve là un nouveau moyen de faire fonctionner la pompe à fric toujours dans le même sens, alors que ces travaux vont enrichir de dizaines de milliards d'argent public les entreprises du BTP comme Bouygues, Eiffage et Cie.

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