Brèves

Augmentation du Smic : gouverner, c’est mentir

Brève
17/12/2012

Le gouvernement a décidé que le Smic augmenterait au 1er janvier 2013 de 0,3 %, ce qui représente 3 centimes de plus par heure, même pas 5 euros de plus par mois... Cela correspondrait à l'augmentation légale obligatoire alignée sur l'inflation officielle qui n'a rien à voir avec la réalité. Le ministre du Travail, Michel Sapin, a justifié l'absence de « coup de pouce » supplémentaire, expliquant que celui-ci avait déjà eu lieu en juillet dernier et affirmant que ce prétendu coup de pouce s'était monté à 2 %... En réalité, l'augmentation qu'il avait accordée au-delà de l'inflation s'était montée alors à 0,6 %...

En annonçant une augmentation du Smic si dérisoire, le ministre s'est senti obligé de déclarer que le mode de calcul du Smic serait revu « pour mieux prendre en compte le coût de la vie pour les foyers modestes »... d'ici le 1er janvier 2014 !

Mentir et promettre, c'est ça, le boulot de ministre !

Depardieu : le mauvais film de ce week-end

Brève
17/12/2012

Le départ en Belgique de Gérard Depardieu pour échapper aux impôts a défrayé la chronique. Le premier ministre Ayrault a qualifié l'attitude de Depardieu « d'assez minable », la ministre de la Culture Filippetti s'est dite indignée, Michel Sapin, ministre du Travail, a dénoncé « une forme de déchéance personnelle ».

Sans excuser le comportement de Depardieu, l'indignation de ces ministres est bien sélective. On ne les entend pas tenir des propos aussi forts à l'égard, par exemple, des Mulliez, propriétaires du groupe Auchan, domiciliés fiscalement depuis longtemps dans le même village belge que Depardieu...

Tout ce bruit sert à occulter le fait que, devant les exploiteurs à grande échelle que sont la famille Peugeot, Mittal, de Wendel et quelques autres, ce gouvernement déroule le tapis rouge et leur accorde des milliards d'exonérations fiscales.

Une logique imparable

Brève
14/12/2012

Alors qu'on nous annonce les hausses des tarifs des transports au 1er janvier, du gaz, de la redevance TV, que les indices des prix alimentaires des grandes surfaces ont augmenté le mois dernier, le gouvernement affirme que l'inflation est en baisse... et donc il n'y aura pas d'augmentation du SMIC en 2013 !

Ce gouvernement serait prêt à affirmer que la Terre est plate si cela pouvait servir les patrons...

Nouvelle attaque sur les retraites

Brève
14/12/2012

En 2013, les pensions des retraités du privé augmenteront moins que l'inflation officielle. Sous prétexte que les caisses de l'ARGIC et de l'ARCO, qui gèrent les retraites complémentaires, sont en déficit, le patronat et une partie des syndicats s'apprêtent à baisser un peu plus le niveau de vie des retraités.

Si les caisses sont en déficit, c'est que les salaires sont en baisse et que le chômage explose ce qui diminue les rentrées de cotisations. Pour remplir les caisses, il suffirait d'augmenter les cotisations patronales. Évidemment, le Medef s'y oppose. Il ne faudra pas compter sur le gouvernement pour l'imposer : la seule chose qu'il sait faire, c'est vider les poches de tout le monde... Sauf celle des patrons.

Monti reconnu par les siens

Brève
14/12/2012

Après l'annonce de la démission de Mario Monti à la tête du gouvernement italien et d'un possible retour de Berlusconi, connu pour ses frasques, les dirigeants politiques de toute l'Europe affichent leurs inquiétudes. Il faut dire que Monti est un bon cheval pour la bourgeoisie : il a imposé des mesures d'austérité drastiques à la population italienne avec le soutien de tous les partis et des principaux syndicats.

Mais pour les travailleurs, l'austère « professore » Monti ou le vulgaire et démagogique milliardaire Berlusconi sont les deux bouts du même bâton.

Contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises

Brève
13/12/2012

Alors qu'Arcelor Mittal invoque la trop faible rentabilité des hauts-fourneaux de Florange pour justifier la fermeture de l'usine, les syndicats viennent de rendre public un document interne du groupe qui montre que Florange est aussi rentable que les autres sites. La fermeture n'a d'autres justifications que d'augmenter encore la productivité d'Arcelor Mittal.

Comme les dirigeants de PSA avant lui, Mittal ment dès qu'il ouvre la bouche. Face aux mensonges patronaux, repris avec complaisance par le gouvernement, les travailleurs doivent avoir accès à tous les documents et tous les comptes des entreprises afin qu'ils puissent les rendre publics et que l'opinion puisse être informée sur les manœuvres patronales.

Contrat de génération : une aubaine pour les employeurs

Brève
13/12/2012

Le gouvernement vient de présenter les contrats de génération promis par le candidat Hollande. Si un patron embauche un jeune de moins de 26 ans tout en conservant l'emploi d'un ancien jusqu'à sa retraite, dans une entreprise de moins de 300 salariés, il bénéficiera de 4 000 euros de réductions de charges par an.

Une fois de plus, le PS pratique la politique de la carotte. Mais les patrons feront ce qu'ils voudront : ceux qui ont besoin d'embaucher profiteront de l'aubaine pour toucher la prime et les autres continueront à exploiter des jeunes en intérim ou en CDD.

Avec les patrons, c'est comme avec les ânes qui s'entêtent : il faut arrêter la politique de la carotte et passer à celle du bâton.

Cadeau de Noël pour les banquiers

Brève
13/12/2012

En 2008, les dirigeants politiques déclaraient qu'il fallait contrôler les banques responsables de la crise. Cinq ans plus tard, les ministres européens des finances ont laborieusement accouché d'un accord sur la « supervision bancaire ». Cet accord n'est en rien une menace pour la liberté des banquiers et des spéculateurs. Bien au contraire, la « supervision intégrée » des banques signifie avant tout que la Banque centrale européenne (BCE) pourra se porter plus facilement au secours des banques en difficulté.

Pendant que des millions de travailleurs en Europe voient leur avenir compromis, les gouvernements ne se préoccupent que de garantir l'avenir des banquiers et de leur magot.

La direction de PSA ment comme elle respire

Brève
12/12/2012

Alors que les travailleurs de PSA poursuivent la lutte contre le plan de suppression d'emplois et la fermeture de l'usine d'Aulnay, la direction a reconnu que ce ne sont pas 8 000 emplois qu'elle va supprimer mais plus de 11 000 d'ici 2014.

Après avoir nié pendant des mois le projet de fermer Aulnay, la direction de PSA ment sur les chiffres des emplois qu'elle détruit. Chaque parole de patron est un mensonge.

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