Brèves

Pillage en règle

Brève
12/08/2011

Les ventes d'actions à découvert sont un mécanisme qui permet à des spéculateurs de vendre des actions qu'ils ne possèdent pas encore. Ces spéculateurs gagneront de l'argent si, quelques jours ou quelques heures plus tard, les actions baissent, leur permettant ainsi de les acheter moins cher qu'ils ne les ont déjà vendues. Cette pratique, qui est un produit financier, inventé ouvertement pour la spéculation, en connaissance de cause, vient d'être interdite provisoirement pendant 15 jours en France et dans quatre autres pays européens.

C'est quasiment l'aveu que, malgré tous les discours depuis le précédent krach boursier en 2008 sur la régulation, Sarkozy et ses compères du G8 ou G20 ont laissé leur entière liberté d'action aux financiers. Et quand il s'agit d'interdire, il le fait précautionneusement, provisoirement, pour deux semaines.

Face à l'attitude ouvertement irresponsable des banquiers et des organisations financières il faut des mesures radicales. La régulation des activités financières est nécessaire et urgente. Il faut nationaliser toutes les banques en les fusionnant dans une banque unique et contrôlée par les travailleurs et la population, agissant uniquement au service de la collectivité.

Expulsions indignes

Brève
12/08/2011

Une centaine de Roms, dont une trentaine d'enfants, et quelques Tunisiens qui - parce qu'ils n'avaient nulle part où aller - campaient sur une pelouse à Marseille, ont été expulsés jeudi matin à l'aube. Trouvant refuge sur le parvis d'une cathédrale, ils ont été à nouveau expulsés plus tard dans la journée.

La justice venait juste de valider la demande d'expulsion déposée par la municipalité UMP, et la police s'est empressée d'exécuter l'ordre. Et elle y a ajouté sa propre touche puisque, pour faire du chiffre sur instruction du ministre de l'intérieur, Guéant, elle « vérifie la situation » de ces malheureux en vue de les expulser carrément du pays.

Pour quelques voix ? Écœurant !

Sarkozy se donne des airs comme il peut

Brève
11/08/2011

La panique qui ravage les places financières mondiales n'entraine pas seulement des peuples entiers vers le précipice. Elle a aussi arraché Sarkozy à ses vacances, le contraignant à organiser une "réunion de crise" à l'Elysée.

De celle-ci, il n'est sorti... que des propos généraux et vagues. Mais surtout la perspective de nouvelles mesures d'austérité contre la population. Et ces promesses-là, il y a tout lieu, malheureusement, de craindre qu'elles soient tenues.

Cela rend de plus en plus nécessaire, impératif même, que le monde du travail se prépare à une riposte générale à la rentrée.

On ne nous transporte pas, on nous roule

Brève
11/08/2011

Des salariés qui travaillent l'été dans la région parisienne s'insurgent, en faisant signer une pétition, contre les horaires d'été des transports en commun, qui sont tellement réduit, entre autres sur le RER B, que les trajets quotidiens s'apparentent à une vraie galère. Les retards et l'entassement dans les rames sont insupportables sur cette ligne qui dessert des zones d'emploi très dense, dont l'aéroport de Roissy avec ses dizaines de milliers de salariés mais aussi d'usagers.

C'est inadmissible. D'autant que la SNCF et la RATP ne diminuent aucunement leurs tarifs en juillet-août.

Encore des cadeaux aux banques

Brève
10/08/2011

La Fed, banque centrale américaine, vient de déclarer qu'elle maintiendra un taux directeur autour de 0 % jusque mi-2013. C'est-à-dire un crédit gratuit pour les banques. Du coup les spéculateurs de haut vol seraient rassurés. Pas nous.

Pour rétablir leur équilibre budgétaire, tous les États, au service de la bourgeoisie, poursuivent une même politique : diminuer les dépenses utiles à la population pour continuer à offrir des cadeaux aux financiers.

Mais pour stopper vraiment la crise, il faudra non pas faciliter les choses pour les spéculateurs, mais au contraire enlever aux financiers leurs moyens de nuisance, à commencer par exproprier les banques.

Anniversaire d'un massacre froidement planifié

Brève
10/08/2011

Il y a 66 ans, les 6 et 9 août 1945 ont eu lieu les bombardements nucléaires d'Hiroshima et de Nagasaki, décidés par le gouvernement américain, qui a montré ainsi sa capacité de terroriser les populations; pas seulement japonaise. Rien que le premier a fait plus de 100 000 morts. Cela alors que la défaite japonaise était, au moment de ce bombardement inéluctable et proche. Il s'agissait surtout de prouver aux yeux de la planète que l'armée de la première puissance économique du monde maîtrisait une arme particulièrement meurtrière, dans le but de terroriser et de couper court à toutes les révoltes.

Depuis l'arsenal nucléaire est bien plus important. Mais la colère des peuples s'est accumulée, à la mesure des injustices qu'on leur a fait subir.

Émeutes en Angleterre

Brève
09/08/2011

Depuis quelques jours, des quartiers populaires de grandes villes anglaises connaissent des émeutes. Au départ il y eu la mort d'un Noir, tué par la police. Et à présent des bandes de jeunes incendient des voitures et pillent des magasins dans ces banlieues populaires qu'ils habitent eux-mêmes, ainsi que leurs parents, leurs voisins, leurs amis.

Cette révolte n'est pas une façon bien consciente de contester la politique de l'État et du patronat britannique. Mais c'est une conséquence de la détérioration de la situation des plus mal lotis de cette société. Le chômage a doublé en Grande-Bretagne depuis 2008. Les mesures d'austérité que vient de prendre le gouvernement ne contribuent pas à améliorer la situation. Au contraire.

Record réactionnaire

Brève
09/08/2011

Guéant, le ministre de l'Intérieur, a chiffré son objectif pour l'année 2011. Il propose d'expulser un nombre record de sans-papiers : jusqu'à 30 000 a-t-il précisé. Et en même temps il propose de réduire de 20 000 les entrées d'immigrés légaux.

Ces travailleurs vont payer au mieux de leur liberté de mouvement la course aux voix réactionnaires que le gouvernement mène pour tenter de faire réélire Sarkozy. Mais cette chasse à l'étranger s'inscrit dans une perspective anti ouvrière plus générale.

La crise américaine

Brève
08/08/2011

Tout ce que la planète compte de financiers et de politiciens à leur service regardent avec inquiétude se lézarder les principaux piliers du système financier capitaliste. En premier lieu l'État américain, plombé par une dette fantastique. Les spéculateurs spéculent de plus belle, engrangeant des profits tout en sciant la planche sur laquelle ils sont assis. Mais ils ne seront pas les seuls à dégringoler.

La crise aux USA ne se résume pas aux inquiétudes de la bourgeoisie. Elle frappe toute la classe ouvrière et la population des États-Unis qui comptent 34 millions de chômeurs sans aucun emploi ou à temps (et à salaire) partiel imposé. Pendant que 45 millions de personnes disposent de si peu de revenus qu'ils ont besoin de bons d'alimentation pour pouvoir se nourrir. Et cela au cœur même de la première puissance capitaliste du monde...

Et dans ce système, où les économies sont tellement intriquées les unes aux autres, ce qui se passe dans un endroit a des effets partout ailleurs.

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