Brèves

La spéculation repart de plus belle

Brève
05/05/2014

Depuis quelques semaines, le marché des fusions-acquisitions à l'échelle du monde explose. Le groupe pharmaceutique Pfizer a ainsi proposé 106 milliards de dollars au groupe britannique AstraZeneca pour fusionner. Depuis le début de l'année, les entreprises ont dépensé près de 1 000 milliards en acquisitions, soit 45 % de plus que pour la même période de 2013.

Se racheter les uns les autres, voilà à quoi servent les milliards tirés de l'exploitation imposée aux travailleurs. Ces manœuvres spéculatives ne créent aucune richesse mais mènent l'économie, et du coup toute la société, au bord du gouffre. On vérifie à chaque fois que ces maîtres de l'économie sont de dangereux irresponsables.

Les dirigeants du CAC 40 pas vraiment touchés par la crise

Brève
05/05/2014

D'après le quotidien Les Échos, le total des salaires des patrons du CAC 40 serait en baisse pour la troisième année consécutive. En 2013, le « repli » serait de 2,1%.

Ils ne sont donc pas réduits à la misère : les 40 PDG les plus riches de France se sont partagé 90 millions d'euros, soit une moyenne de 2,25 millions par dirigeant... Sans compter un certain nombre d'avantages en nature, les stocks-options qu'ils pourront revendre plus tard, etc.

Ils doivent, dit-on, se serrer la ceinture... mais pas au point de perdre leur bedaine.

Après « l’inversion du chômage », le « retournement économique »… Des mots, toujours des mots !

Brève
05/05/2014

Dans une interview au Journal du Dimanche, Hollande a déclaré : « Le redressement n'est pas terminé mais le retournement économique arrive ».

Il y a quelques mois, Hollande prétendait voir venir une inversion de la courbe du chômage. Avec ces jongleries verbales, Hollande tente de faire patienter ceux auxquels son gouvernement impose des sacrifices toujours plus lourds.

Il y a peu de chances que son « truc » fonctionne encore auprès des travailleurs.

L'Europe, un bouc émissaire bien pratique

Brève
02/05/2014

À trois semaines des élections européennes, les commentateurs déplorent le « désamour » de la population pour l'Europe. Mais comment s'en étonner ? Partout les classes populaires subissent le chômage et les bas salaires. Dans les 28 pays de l'Union européenne, les dirigeants mènent une même politique d'austérité. Les élus « pro-européens », comme ceux du PS et de l'UMP, s'abritent derrière l'Union européenne pour justifier leurs attaques. À l'extrême droite, le FN et Le Pen désignent aussi l'Europe comme responsables de tous les maux subis par le monde du travail.

Les uns et les autres utilisent l'écran que constitue Bruxelles pour protéger les vrais responsables du chômage et des bas salaires : les capitalistes « bien de chez nous ». C'est à ceux-là que les travailleurs doivent réclamer des comptes et exiger leur dû.

Actionnaires  d'Apple : ils ont de quoi croquer dans la pomme

Brève
02/05/2014

La société Apple vient d'emprunter 12 milliards de dollars pour racheter ses propres actions. Il y a tellement de liquidités sur les marchés financiers que les grandes sociétés empruntent des milliards à faible taux pour racheter leurs propres actions ou verser aux actionnaires un dividende supérieur aux bénéfices !

Mais chez Apple, on fait les choses en grand : les actionnaires recevront 130 milliards d'ici fin 2015, dont 90 grâce à ces rachats d'actions.

Apple s'endette à milliards pour choyer ses actionnaires tandis qu' en Chine, les ouvriers assemblent ses i-phones pour un salaire de moins de 400 € par mois. Cela résume toute la voracité, mais aussi l'absurdité du capitalisme.

Prolétaires de tous les pays, unissons-nous !

Brève
01/05/2014

Ce 1er Mai aura été, cette année encore, une journée internationale de lutte des travailleurs. Au Cambodge, les ouvriers du textile ont manifesté par dizaines de milliers, notamment contre la répression qui frappe les grévistes du mois de janvier ; à Hong Kong, Singapour ou Taïwan, les cortèges dénonçaient le coût de la vie ; à Istanbul, la place Taksim, lieu traditionnel des manifestations, a été transformée en camp retranché par la police. En France, mais aussi en Grèce, en Italie ou en Espagne, ce sont les politiques d'austérité des gouvernements qui ont été conspuées.

Ces mobilisations préparent les luttes de demain. La classe ouvrière, dont le poids social et le rôle n'ont pas diminué, au contraire, représente la seule force capable de s'opposer à la dictature sans pitié des capitalistes.

Tempête dans un verre d’eau

Brève
01/05/2014

L'abstention de 41 députés socialistes alimente les commentaires. Pensez donc, Hollande n'aurait plus de majorité dans la gauche ! Ces députés qui se sont dits « humiliés » ne sont pourtant pas allés jusqu'à voter contre le plan d'austérité. Et leur timide abstention était d'autant moins gênante pour Hollande et Valls que les députés de l'UDI ont pratiqué de leur côté « une abstention bienveillante».

Ce qui est sûr, c'est que les travailleurs n'ont aucun représentant qui défende leurs intérêts dans ce parlement où l'on parle beaucoup, et où on ment autant.

Derrière le plan com’ d’Alstom et de GE

Brève
01/05/2014

Les PDG d'Alstom et de General Electric courent les plateaux de télé et les interviews pour vanter leur projet de fusion, rendu public trop prématurément, laissent-ils entendre. Mais les vraies discussions étaient et restent secrètes. Elles sont réservées aux très gros actionnaires, qui décident seuls. Quant aux salariés, ceux d'Alstom comme ceux de GE, les premiers concernés par ces marchandages, qui subissent déjà des suppressions d'emplois, on ne leur demande pas leur avis.

Jusqu'à ce qu'ils s'en mêlent et imposent la levée du secret des affaires !

Le Sénat, solidaire mais pas trop

Brève
01/05/2014

À la suite du geste de salariés qui avaient donné des jours de RTT à des collègues dont un enfant ou un parent était gravement malade, le Sénat vient de voter une loi organisant ce type de solidarité.

Si le Sénat se préoccupait vraiment des travailleurs contraints de s'absenter pour s'occuper de leurs proches, il aurait obligé les employeurs à payer intégralement les salaires des salariés contraints de s'absenter.

Une attitude trop audacieuse pour des élus qui sont mieux préparés à s'incliner devant les patrons qu'à les affronter.

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