Brèves

Forte contestation en Grèce

Brève
30/06/2011

Grève générale, manifestations rassemblant des dizaines de milliers de travailleurs, affrontements violents entre les manifestants et les forces de l'ordre, ont accompagné en Grèce la discussion et le vote au Parlement du plan de rigueur. Les députés socialistes en sont à devoir être entourés de cinq gardes du corps quand ils sortent dans la rue.

Les dirigeants grecs continuent à expliquer que s'ils acceptent que la population soit écrasée sous des mesures d'austérité, c'est pour son bien. En plus d'être des carpettes devant les banquiers, ils prennent les gens pour des imbéciles.

Chacun son camp

Brève
30/06/2011

Les commentaires qui font suite à l'adoption du plan d'austérité en Grèce, grâce au vote quasi unanime des députés socialistes, sont révélateurs : tout ce que la planète compte de politiciens a poussé « un soupir de soulagement ».

Des gens qui sont tellement « soulagés » de voir un État adopter des mesures qui vont laminer le niveau de vie des travailleurs, cela en dit long sur le camp dans lequel ils se trouvent.

De quoi voir venir

Brève
30/06/2011

S'il y en a au moins un qui n'est pas touché par la crise, c'est Carlos Ghosn, le PDG de Nissan-Renault : il a touché l'an dernier 9,6 millions d'euros en cumulant le salaire versé par Nissan et celui versé par Renault, soit 10% d'augmentation par rapport à l'année précédente.

Ce qui représente environ un smic de l'heure, 24 h par jour, 365 jours par an.

Chronique d'une destruction annoncée

Brève
30/06/2011

Le gouvernement poursuit son œuvre de destruction de l'Éducation nationale. Après les suppressions de postes par milliers et la disparition des structures d'aide aux élèves en difficulté, il veut remettre en cause le collège unique et la scolarité obligatoire jusqu'à 16 ans.

Pousser des élèves à aller en apprentissage avant 16 ans c'est les pousser, pour beaucoup, à la rue. Les patrons eux-mêmes disent ne pas vouloir d'apprentis aussi jeunes, aussi peu qualifiés, sans le permis de conduire, etc.

Les attaques contre le collège unique (c'est-à-dire la même scolarité pour tous les jeunes quel que soit leur milieu social) a pour objectif de faire des économies sur les services qui aident les enfants des classes populaires, à mieux s'en sortir.

Du rififi dans la cour de récré

Brève
30/06/2011

La succession de Christine Lagarde au ministère de l'Économie a apparemment provoqué une véritable guerre verbale entre Baroin, Le Maire, Pécresse et quelques autres, à grands renforts de coups bas et de chantage. Au final, selon les propos d'un autre ministre, « c'est celui qui s'est le plus roulé par terre qui a eu la place ».

Voilà des gens qui, visiblement, sont profondément préoccupés par l'intérêt de la collectivité, et pas du tout, du tout par leurs ambitions.

Les mêmes attaques d'un bout à l'autre de l'Europe

Brève
30/06/2011

Au Royaume-Uni, le gouvernement prévoit une « réforme des retraites » pour que les fonctionnaires travaillent jusqu'à 66 ans contre 60 ans aujourd'hui. Il a aussi prévu la suppression de 300 000 postes dans la Fonction publique d'ici 2015 et le gel des salaires. Sous prétexte de ne pas connaître le sort de la Grèce, il fait subir en Grande-Bretagne la même politique d'austérité à la population britannique Ce qui revient à dire que bonnes notes ou pas des agences de notation, les financiers étranglent toutes les populations. Une grève dans la Fonction publique a démarré ce jeudi en Grande-Bretagne.

Lagarde au FMI : toujours au service des capitalistes

Brève
29/06/2011

C'est donc Christine Lagarde, ministre de l'Économie de Sarkozy, ancienne patronne d'un des plus gros cabinets d'avocats d'affaire du monde, qui a été nommée à la tête du FMI. « Pour sa compétence », claironnent ceux qui l'ont choisie.

Sa compétence... en quoi ? C'est elle qui avait qualifié la crise d'octobre 2008 de « simple trou d'air », et conseillé, pour lutter contre la hausse du prix des carburants, de « prendre son vélo ».

S'il s'agit en revanche de sa compétence à imposer aux peuples des plans de rigueur, à pousser des populations entières vers la misère, à forcer des États à privatiser tous leurs services publics, on n'a pas de doute, c'est en effet dans ses cordes.

Une femme au FMI, ça change quoi ?

Brève
29/06/2011

« Une bonne nouvelle pour les femmes » - c'est ainsi que de nombreux hommes politiques et grands patrons saluent la nomination de Christine Lagarde. Comme si la cause des milliards de femmes qui crèvent de misère et d'exploitation sur la planète allait avancer d'un iota parce qu'une domestique de luxe des bourgeois, remplace un valet lui aussi haut de gamme, de surcroît socialiste, à la tête du FMI !

Lorsque Lagarde fera appliquer un des « plans d'ajustement structurel » aux pays pauvres, et que cela se traduira par moins d'écoles, moins de réseaux d'eau et d'assainissement, moins de transports en communs, moins d'hôpitaux, moins de centre IVG, là ou il y en a, ce ne sera pas une « bonne nouvelle pour les femmes ».

Face, les banquiers gagnent, pile, les peuples perdent

Brève
29/06/2011

La proposition de Sarkozy faisant participer les banques privées au "sauvetage" de la Grèce serait parait-il bien accueillie par ces mêmes banques. On comprend pourquoi : ceux-là mêmes qui jour après jour rançonnent les États en exigeant d'eux des taux toujours plus élevés pour le moindre prêt sont sollicités un peu plus encore, mais au volontariat, pour convertir des prêts arrivant à échéance en prêts à long terme, intérêts compris !

La structure mise en place permettrait en plus d'alléger le bilan des banques, leur permettant d'afficher encore plus de bénéfices. Mais les banques ne se contentent pas de cela : leur participation ne se faisant qu'au volontariat, c'est-à-dire que si elles y trouvent leur intérêt, sonnant et trébuchant, elles demandent à ce que les États les y incitent "concrètement", en les aidant encore un peu plus.

Si vous donnez l'heure à un patron banquier, vérifiez après que vous avez toujours votre montre à votre poignet.

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