Brèves

Logements indignes

Brève
23/01/2013

Bien qu'il soit interdit de proposer à la location une surface inférieure à 9 m², un homme a loué pendant des années un "appartement" de 1,56 m² pour 330 € par mois. Une femme avec un enfant âgé d'un an, louait un "logement" de 4,5 m² pour 200 € par mois, avant d'en être expulsée par sa propriétaire. Ces deux cas, à Paris, font partie des 600 000 logements indignes qui sont occupés dans le pays, selon les associations.

Face à l'impitoyable loi du marché, lois et règlements ne règlent pas grand-chose. Pour mettre fin à cette éternelle crise du logement, il faudrait en finir avec le flot de discours conventionnels et mettre en place un service public qui fonctionne dans l'intérêt des mal logés.

Pillage en bande organisée

Brève
23/01/2013

La fraude fiscale se monterait en France à environ 70 milliards d'euros par an, soit environ 20 % des recettes de l'État. De quoi combler largement le déficit au nom duquel on impose l'austérité et le sabrage des services publics. Une bonne partie de cette fraude est le fait des multinationales, y compris des multinationales françaises, qui jouent au bonneteau avec leurs profits pour les faire réapparaître dans des paradis fiscaux.

L'État est bien incapable de mettre fin à ces pratiques, à supposer même qu'il le veuille. Pour cela, il faudra que les salariés eux-mêmes mettent leur nez dans ce qui les regarde, en imposant la levée du secret bancaire.

Grève massive dans les écoles de Paris

Brève
22/01/2013

Presque une école sur deux fermée, avec plus de 80 % des enseignants en grève aujourd'hui dans le primaire à Paris, la réponse des enseignants du primaire au gouvernement est claire : non à son projet !

Le gouvernement veut les faire travailler en plus le mercredi matin, sans réduire l'amplitude des autres jours. Les enseignants refusent de travailler plus pour gagner moins, ils refusent aussi que les réformes sur les rythmes se fassent sans l'avis des conseils d'écoles et que l'État se désengage et laisse les municipalités organiser de plus en plus le fonctionnement des écoles. Car non seulement le gouvernement Hollande-Ayrault est loin de rétablir l'ensemble des postes massivement supprimés sous la droite, mais il essaye d'imposer d'autres reculs aux enseignants.

La seule réponse à lui apporter c'est de se mettre à l'école de la lutte, les journées d'action peuvent être un début : aujourd'hui, puis dans toute la fonction publique la semaine prochaine, le 31 janvier.

Leurs amis les régimes islamistes

Brève
22/01/2013

Après François Hollande en novembre dernier, c'est Arnaud Montebourg qui, les 18 et 19 janvier, est allé faire le VRP en Arabie Saoudite accompagné, entre autres, des PDG d'EDF et d'Areva. En plus de l'inauguration d'une usine Schneider et de la signature de contrats pour Thalès et Arianespace, il s'agissait de faire la promotion des compétences d'EDF en matière de construction de centrales nucléaires et de Veolia en matière de dessalement d'eau.

Que le régime fondamentaliste de la dynastie Saoud y prive de tout droit les travailleurs immigrés et les femmes depuis des décennies, Hollande et Montebourg s'en moquent : s'ils parlent de « détruire » les islamistes au Mali, ils sont prêts à leur cirer les pompes (à pétrole) là où ça peut rapporter aux capitalistes « bleu-blanc-rouge ».

Un pauvre plan anti-pauvreté

Brève
22/01/2013

Le gouvernement vient de lancer un "plan pauvreté" - un nom bien prétentieux pour une série de mesurettes qui, au total, ne coûteront pas plus de 2,5 milliards... en 2017 ! Ce chiffre est à rapprocher des 20 milliards octroyés sans conditions aux entreprises au nom de la "compétitivité" - entreprises qui, depuis, ne se sont pas privées de continuer à licencier, augmentant ainsi le nombre des pauvres par dizaines de milliers.

Quant au pilotage, si l'on peut dire, de ce rideau de fumée, il a été confié à l'ex-secrétaire général de la CFDT. Aux riches, le gouvernement donne un gros chèque ; aux pauvres un petit Chérèque.

Irak : la famine de la population rapportait gros

Brève
22/01/2013

Durant les années 1990, l'Irak a été affamé par les puissances occidentales en étant soumis à un blocus sans faille et sans pitié. À tel point que l'ONU avait fini par autoriser ce pays à vendre un peu de pétrole pour lui permettre d'acheter de la nourriture. C'est à ce moment-là que des vautours affairistes, notamment français, avaient joué les intermédiaires politico-commerciaux pour prélever leur dîme sur le malheur du peuple irakien. Ils auraient détourné de 10 à 40 milliards de dollars !

Leur procès, une quinzaine d'années après les faits, commence à Paris. Sur le banc des accusés, on retrouve de tristes personnages comme Charles Pasqua, l'homme à poigne de l'ancien RPR ancêtre de l'UMP, ou Christophe de Margerie, le dirigeant du groupe pétrolier Total. Il leur est reproché de la corruption et du trafic d'influence.

C'est l'impérialisme, affameur de peuples, et le capitalisme, nid de profiteurs, qui devraient être, à leurs côtés, dans le box.

Guerre au Mali : l'armée française dans ses basses œuvres

Brève
21/01/2013

"L'objectif, c'est la reconquête totale. On ne va pas laisser des poches de résistance" , a déclaré à propos du Mali Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense.

Mais la reconquête au profit de qui ? Certainement pas en faveur de la population locale, mais au profit des sociétés dites françaises qui, au cœur de l'Afrique, continuent à exploiter les populations, secondées par ce qui reste de l'État malien. Croire que l'État français, qui dans cette zone a toujours soutenu les pires dictatures pour le compte de ses multinationales, s'est soudainement mué en champion de la démocratie et de la liberté pour les femmes, c'est pire et plus dangereux que de croire au Père Noël ou au Loup Garou.

L’illettrisme « cause nationale » ? Comment on épelle « il faut des moyens » ?

Brève
21/01/2013

En France, au moins 2,5 millions d'adultes souffrent encore d'illettrisme, 50 % d'entre eux sont privés d'emploi et pas plus de 10 % ont accès à une formation pour surmonter ce handicap. Il est question que le gouvernement décrète la lutte contre ce fléau « grande cause nationale ».

Mais pour que cela soit autre chose que des mots creux, il faudrait y mettre les moyens : embaucher des enseignants en nombre suffisant, construire des écoles supplémentaires, rémunérer les personnes concernées le temps qu'elles apprennent à lire, écrire et compter. Un choix contradictoire avec ceux du gouvernement Hollande-Ayrault, trop occupé à détourner l'argent public vers les caisses du grand patronat.

La faillite programmée des hôpitaux publics

Brève
21/01/2013

La fédération hospitalière de France, qui regroupe les hôpitaux publics, proteste contre une décision du gouvernement qui prévoit de baisser leurs ressources de 1,71 % au 1er mars. À cette date-là, le tarif que la Sécu rembourse aux hôpitaux pour les actes médicaux et séjours effectués par les patients baissera. Les hôpitaux publics déjà étranglés craignent de faire naufrage.

Cette décision est d'autant plus choquante que, pour les cliniques privées, cette baisse de tarif sera moindre : 0,53 %. De plus, elles bénéficieront d'une baisse d'impôt sur les bénéfices comme toutes les entreprises qui travaillent pour les profits, sous prétexte d'accroître leur compétitivité. Elles feront leur beurre en profitant de la décrépitude des hôpitaux publics. Chapeau, Hollande-Ayrault !

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