Brèves

Fermer des écoles, ouvrir des prisons

Brève
19/05/2009

En présentant les priorités du gouvernement pour 2010, le ministre du Budget a indiqué que la « priorité absolue » resterait la « maitrise de la dépense publique ». Autrement dit, le gouvernement continuera de réduire les moyens des services publics. Une seule exception : le ministère de la Justice qui serait « le seul à voir ses emplois augmenter » car le gouvernement continuera de construire des prisons.

Sur les bancs de l'école, on apprend cette citation de Victor Hugo : « Ouvrez une école, vous fermerez une prison ». Le gouvernement préfère faire exactement le contraire.

Hewlett-Packard licencie et veut baisser les salaires

Brève
19/05/2009

Après avoir annoncé, il y a quelque temps, un plan de suppressions de 24 600 emplois sur trois ans à l'échelle de tout le groupe, l'entreprise Hewlett-Packard a proposé à tous ses salariés des baisses de salaire allant de 5 à 7 % pour « conserver les emplois ». Pour donner l'exemple, le PDG a déclaré avoir baissé son salaire de 20 %... sans pour autant renoncer aux bonus et aux actions gratuites qui constituent la plus grande partie de sa rémunération.

Avec ce genre de plan de « préservation de l'emploi », les patrons veulent pouvoir licencier et, en plus, baisser les salaires de ceux qui restent.

Baisse du prix du lait mais pas des profits des industriels et de la grande distribution

Brève
19/05/2009

Depuis la semaine dernière, les producteurs de lait organisent des actions contre les industriels de la filière et contre la grande distribution : barrage devant des laiteries, vidange des camions-citernes, blocage de grandes surfaces.

La raison est simple : les industriels ont imposé unilatéralement une baisse du prix du lait de 30 %, passant, en moyenne, de 0,32 centime le litre en mars à 0,21 centime en avril. Sans que les prix moyens du litre de lait vendu en supermarché (entre 0,75 centime et 1,05 euro) aient baissé pour autant...

Beaucoup de producteurs se retrouvent étranglés financièrement. Ils ont bien raison de refuser d'être sacrifiés pour maintenir les profits de grosses entreprises comme Entremont ou Carrefour.

Hôpitaux : le compte n’y est pas

Brève
17/05/2009

Le gouvernement espérait que ses concessions sur la loi Bachelot, en particulier sur la « gouvernance » des CHU, suffiraient à calmer le mécontentement. Patatras ! Deux semaines après la journée de grève du 28 avril, dans une trentaine de villes, plusieurs milliers de médecins et de membres du personnel hospitalier ont de nouveau manifesté. Ils ont redit leur refus de voir l'hôpital public soumis aux critères de la rentabilité.

Turquie : la silicose tue, le profit assassine

Brève
17/05/2009

En Turquie, on meurt de plus en plus, à 20 ou à 30 ans... de la silicose. Cette maladie pulmonaire incurable, tristement connue des mineurs de charbon, toucherait en Turquie quelque 4000 ouvriers de l'industrie textile. Nombre d'entre eux étaient employés depuis l'adolescence dans un travail connu comme dangereux : pulvériser du sable pour délaver quotidiennement des centaines de paires de jean, dans une industrie florissante. Pour le plus grand profit de multinationales comme Levi's et Dolce & Gabbana, qui sous-traitent en Turquie une partie de leur production.

Marx, témoin des horreurs des industries textile ou minière anglaises du XIXe siècle, disait que le capitalisme sue la boue et le sang par tous les pores. 150 ans après, c'est toujours vrai.

Fillon finance les profits avec l'argent public et demande aux travailleurs de rembourser

Brève
17/05/2009

Fillon a déclaré au Figaro qu'il veut réduire les dépenses de l'État en 2010. C'est curieux de la part d'un premier ministre extrêmement dépensier. Fillon a pratiquement doublé le déficit budgétaire de l'État cette année, l'amenant à plus de 100 milliards d'euros, en distribuant à tout va des milliards aux banques et aux grandes entreprises.

Le gouvernement va-t-il, l'année prochaine, leur demander de rembourser ? Fillon ne parle pas de cela. Va-t-il renflouer les finances publiques en augmentant les impôts des plus riches ou des entreprises ? Il n'est pas question non plus, car selon lui "cela pèse sur la consommation".

Mais c'est plutôt laisser le patronat licencier massivement comme bon lui semble, qui pèse sur la consommation de millions de familles populaires au travers de l'explosion du chômage. Pour Fillon il n'y a que la consommation des riches qui doit être encouragée. Et sa "solution", c'est de réduire encore plus celle de la grande masse des travailleurs en s'attaquant à 34 000 postes des services publics.

Récession

Brève
17/05/2009

L'Insee publie aujourd'hui le chiffre d'évolution du PIB. Et après un recul de 1,1 % au dernier trimestre 2008, c'est à nouveau un recul de 1,2 % au premier trimestre 2009.

Malgré tous les beaux discours du gouvernement sur le ton « on est en train de sortir de la crise », c'est la réalité de la récession que ces chiffres officiels avouent.

La grande bourgeoisie qui domine l'économie, pas plus que les États, même les plus puissants, ne sont en mesure de contrôler le capitalisme et ses crises régulières.

A la classe ouvrière d'agir en sorte qu'elle ne fasse pas les frais de la catastrophe.

"Les temps modernes", ça continue

Brève
17/05/2009

L'assurance maladie a lancé une campagne pour lutter contre les TMS (troubles musculo-squelettiques, tendinites très handicapantes) qui font des ravages parmi les salariés. Bien que ces troubles soient estimés sous-déclarés, on recense 35 000 nouveaux cas par an en France.

Pour l'essentiel, ces maladies viennent des conditions de travail, dans l'industrie, le travail sur poste informatique, aux caisses dans la grande distribution. Elles se multiplient en particulier sur les chaînes de montage, parce que les employeurs imaginent des postes avec des gestes toujours plus limités, et donc plus répétitifs, plus rapides pour gagner en rentabilité.

C'est le choix des patrons pour leurs profits, d'user les travailleurs en quelques années. Compter sur des campagnes d'information pour qu'ils y renoncent, c'est comme demander du lait à un bouc.

Quand un patron vante la « solidarité »…

Brève
15/05/2009

Hertz est une multinationale américaine de location de voitures. Pendant longtemps, elle a gagné beaucoup d'argent ; en 2008, elle en aurait un peu perdu, dit-elle. Pour rétablir ses profits, elle supprime 4000 emplois dans le monde et baisse les salaires partout où elle le peut. Comme en France c'est illégal, elle s'est contentée de « demander » à ses cadres de faire « un don » de 5% à 7,5% de leur salaire à l'entreprise, pendant trois mois. Une majorité auraient accepté.

Avec la crise, les patrons se croient tout permis ; la seule solidarité qui vaille, c'est contre eux, entre travailleurs !

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