Brèves

Les reculs de Duflot : la marée est de plus en plus basse

Brève
16/11/2012

Le projet de loi Duflot sur le logement a été retoqué pour des raisons de procédures mais aussi parce qu'il remettait en avant la possibilité de réquisition des logements vacants.

À l'occasion de la nouvelle mouture, les rédacteurs offrent un répit supplémentaire de 24 mois aux propriétaires de logements vides qui refusent de louer pour pouvoir spéculer de plus belle.

Les mal-logés pourront ainsi attendre dehors la fin des procédures, soit avril 2015, si la loi est adoptée en janvier prochain... et si le gouvernement la met en application. Cela fait beaucoup trop de si !

Un peuple qui en opprime un autre ne peut pas être un peuple libre

Brève
15/11/2012

L'aviation israélienne a organisé une série de bombardements sur Gaza, tuant le chef militaire du Hamas et dix autres personnes. L'armée de terre est mobilisée en vue d'une intervention à Gaza, quatre ans après celle baptisée « Plomb durci », qui avait fait 1 400 morts palestiniens.

Les dirigeants israéliens invoquent la légitime défense et dénoncent les tirs de roquette du Hamas qui visent le sud du pays et terrorisent la population israélienne. Mais Israël ne fait que récolter les fruits amers de sa politique : l'occupation de la Palestine et la transformation de la bande de Gaza en une véritable prison à ciel ouvert pour ceux qui y vivent.

Tant que les Palestiniens ne pourront pas vivre, circuler et s'administrer librement dans un pays qui est aussi le leur, la population israélienne risque de voir la tension se perpétuer.

Qui sème la misère…

Brève
15/11/2012

Les Centres Communaux d'Action Sociales (CCAS) constatent que de plus en plus de ménages ne parviennent plus à payer leur loyer, leur facture de gaz ou d'électricité. Leurs difficultés ne sont pas seulement dues aux accidents de la vie. Ce sont les conséquences des hausses de prix et des salaires ou des pensions qui ne suivent pas ces hausses. En 2011, près de la moitié des ménages ont diminué leurs dépenses de chauffage.

Face à cette dégradation rapide des conditions de vie, la priorité affichée du gouvernement est d'aider toujours plus le patronat en prenant dans les poches des travailleurs. Il est dans le camp des exploiteurs et cela n'est une surprise que pour ceux qui fermaient les yeux. Mais depuis sa conférence de presse de mardi, y a encore moins de doute.

Accueil des tout-petits : un manque de place scandaleux

Brève
15/11/2012

Il manque aujourd'hui entre 300 000 et 500 000 places de garde pour les moins de trois ans. Les crèches ne sont disponibles que pour 15% des enfants et la situation est encore pire dans les départements les plus pauvres.

Face à cela, l'État lance des consultations. Il faut rappeler que Hollande avait refusé de s'engager sur des objectifs chiffrés avant son élection. Pourtant il y aurait là de quoi créer directement de nombreux emplois sans arroser le patronat et en répondant à un besoin collectif.

Priorité à droite

Brève
15/11/2012

Le candidat Hollande s'était engagé à augmenter l'Aide Publique au Développement, (APD) consacrée à aider les pays pauvres via des ONG, qui était de 0,47 % du revenu national brut français, pour le faire passer à 0,7 %. Objectif modeste.

Finalement, le montant de l'APD décidé par le gouvernement dans le budget 2013 sera encore inférieur à ce qu'il était sous la droite.

Ah, si c'était une aide au patronat, sa bourse serait bien plus largement ouverte !

Enterrement de première classe

Brève
14/11/2012

Lors de sa conférence de presse, Hollande a officiellement enterré sa promesse de donner, même de façon très limitée, le droit de vote aux étrangers extra-communautaires pour les élections locales. Il prétend ne pas avoir la majorité requise au Parlement pour modifier la Constitution. Mais il ne pouvait pas ignorer cela avant d'être élu : menteur, donc.

Pour voter l'encadrement des déficits budgétaires et imposer l'austérité à toute la population, française ou immigrée, Hollande trouve les majorités. Pour permettre à ceux qui vivent et travaillent en France, parfois depuis des décennies, de donner leur avis sur des décisions qui les concernent, c'est « on est battus d'avance ». Politiquement pleutre, par-dessus le marché.

Couché !

Brève
14/11/2012

À la cinquième conférence annuelle des licencieurs, pardon, « des entrepreneurs », le ministre de l'Économie, Moscovici, leur a déclaré que les 20 milliards de crédits d'impôts devraient « permettre aux entreprises d'embaucher et d'investir, plutôt que... de distribuer des dividendes ou d'augmenter les rémunérations des dirigeants ». Laurence Parisot lui a répondu que les patrons feraient ce qu'ils voudraient et que le ministre n'avait pas à imposer la moindre condition en échange du cadeau fiscal.

À la niche donc, le ministre. Moscovici s'est plaint de tant d'ingratitude alors que « ces engagements n'allaient pas de soi pour un gouvernement de gauche ». Mais depuis quand un serviteur ose donner des ordres à ses maîtres ?

Ce sont les banquiers qu’il faut exproprier

Brève
14/11/2012

La semaine dernière, en Espagne, une femme s'est jetée du quatrième étage. Elle faisait partie de ces 400 000 familles qui ont été expulsées de leur logement depuis le début de la crise. Ces expulsions sont quotidiennes, car les banques ne font aucun cadeau à ceux qui n'arrivent plus à payer leurs échéances.

Le gouvernement est embarrassé par l'émotion qu'a suscitée dans le pays ce geste désespéré, mais il ne fait rien de sérieux pour empêcher ces expulsions. Et il continue à venir au secours des banques : il s'apprête à leur racheter leurs actifs « toxiques » qui ne valent plus rien. 60 milliards d'euros iront ainsi alimenter la spéculation pendant que des centaines de milliers de familles continueront de vivre dans l'angoisse de se retrouver à la rue.

Ce n'est pas le monde à l'envers, c'est le capitalisme tel qu'on le vit : un système qui tue.

Travail temporaire mais profits en continu

Brève
14/11/2012

Selon l'INSEE, 50 400 emplois ont disparu en France au troisième trimestre de cette année, deux fois plus qu'au deuxième trimestre. Dans ces emplois supprimés, les deux tiers sont des postes d'intérimaires dont le nombre a explosé ces dernières années.

Exploitables et corvéables pour dégager les objectifs financiers des patrons qui les emploient, les intérimaires sont licenciables quasiment du jour au lendemain.

Qu'on prenne sur les profits des sociétés qui emploient ces intérimaires et sur ceux des boites d'intérim qui se gavent grâce à leur travail, pour maintenir les emplois et les salaires de tous !

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