Brèves

Retraites : le Medef en position de combat

Brève
19/04/2019

La mise en scène pour préparer une attaque contre les retraites se poursuit. Après 18 mois d'une prétendue consultation conduite par Jean-Paul Delevoye, le président du Medef a déclaré qu'il fallait relever l'âge de départ légal en retraite de 62 à 64 ans. Il y a quelques semaines, la ministre de la Santé et le Premier ministre avaient suggéré « à titre personnel » qu'un report à 65 ans de l'âge légal de départ était envisageable.

Chacun avec sa formule, dans un choeur bien orchestré, patronat et gouvernement déclarent, sur cette question, la guerre aux travailleurs. Plus encore que l'âge réel du départ, leur objectif est de baisser le montant des pensions.

Pour ne pas se tuer au travail et ensuite mourir de faim avec une retraite de misère, il faut préparer la contre-offensive.

La malédiction des matières premières

Brève
19/04/2019

Un nouveau naufrage d'un bateau sur le lac Kivu en République Démocratique du Congo (RDC) a tué au moins 13 personnes. Ces accidents dramatiques sont légion dans la région des grands lacs ainsi que sur le fleuve Congo et ses affluents. En mars dernier, le déraillement d'un train avait fait 32 morts. C’est le résultat du délabrement de toutes les infrastructures.

La RDC est pourtant riche de minerais, utilisés massivement dans les téléphones portables, les éoliennes ou les batteries. Le pays est qualifié de "miracle géologique" tant il regorge d'or, de cuivre ou de diamants, des minerais dont l'extraction est contrôlée par une poignée de trusts comme Glencore. Ces groupes richissimes savent se doter des moyens de transport nécessaires pour exporter les richesses qu'ils pillent.
Au Congo, comme dans tant d’autres pays, les profits d’une poignée de capitalistes sont tirés de la sueur et du sang des classes populaires.
 

 

Rassemblement National : au service des dictateurs

Brève
19/04/2019

Marine Le Pen en 2017 aux côtés du dictateur africain Idriss Deby

Une eurodéputée Rassemblement National (RN), ex-FN, vient de faire une déclaration de soutien appuyée au régime de Paul Biya au Cameroun. Elle présente sa dictature comme un "gage de stabilité" face au "terrorisme islamiste". 

Depuis 1982, Biya dirige le Cameroun d'une main de fer avec le soutien inconditionnel de la France, que les gouvernements soient de droite ou de gauche. Avec cette déclaration, le Rassemblement National montre qu'il est lui aussi du côté de la Françafrique, prêt à soutenir les dictatures qui servent les intérêts des grands groupes français qui pillent l'Afrique.

Égypte : la dictature se renforce avec la complicité des États-Unis

Brève
18/04/2019

Suite à un vote du parlement égyptien, le maréchal Al-Sissi pourra rester au pouvoir au moins jusqu'en 2024. Cette décision s'accompagne d'un renforcement des moyens de surveillance et de répression, avec un pouvoir accru pour les tribunaux militaires. Des militants dénoncent les tortures, les arrestations arbitraires et les disparitions forcées. Trump, par contre, a salué « le très bon travail » du dictateur qui garantit la stabilité dans la région, c'est-à-dire celle des affaires des grandes firmes occidentales.

Huit ans après la chute de Moubarak, la dictature est donc renforcée. Les opprimés ont des leçons à retenir de l'échec de la révolte de 2011 : la classe privilégiée n'abandonne jamais son pouvoir sans combattre et il ne faut jamais faire confiance à l'armée. Ce qui se passe en Égypte est l'illustration de ce que font les oppresseurs à un peuple désarmé. « Qui a du fer a du pain » disait le révolutionnaire Auguste Blanqui en 1848. Ajoutons-y la conscience politique.

Rengaine patronale

Brève
18/04/2019

Selon les fuites orchestrées sur le contenu des annonces de Macron, opportunément reportées après l'incendie de Notre-Dame, celui-ci évoquerait "la nécessité de travailler davantage". C'est une rengaine répétée en boucle par tous les porte-parole patronaux. Mais c'est une incohérence, car les plans de licenciements se multiplient et plus de six millions de personnes sont inscrites à pôle emploi. Ceux qui sont au chômage n'arrivent pas à retrouver un emploi et ceux qui en ont un se détruisent la santé en travaillant plus et plus longtemps. Absurde donc !

Il faut imposer la répartition du travail entre tous, sans perte de salaires.

La réduction de la journée de travail : un combat

Brève
18/04/2019

manifesation pour la journée de huit heures

Le 17 avril 1919, l'Assemblée nationale en France votait la loi sur la journée de travail de huit heures. Cette revendication était portée par les grèves et les manifestations de la classe ouvrière dans le monde entier depuis la fin du 19è siècle. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, au moment où les travailleurs avaient pris le pouvoir en Russie, la peur de la contagion révolutionnaire avait contraint les représentants des intérêts de la bourgeoisie française à faire un geste pour endiguer la vague révolutionnaire qui se développait

Aujourd'hui Macron évoquerait la nécessité de travailler plus, alors que, selon l'Insee, la semaine de travail reste en réalité, en moyenne, de 39 heures, soit plus que les 35 heures légales. Le centenaire de la journée de huit heures rappelle que ce que la classe ouvrière parvient à conquérir, elle l'arrache par ses combats.

Collective ou individuelle, une rupture conventionnelle reste un licenciement

Brève
18/04/2019

Instaurées en 2017 par les ordonnances Macron, les ruptures conventionnelles collectives se multiplient. Elles permettent aux grands patrons - car ce sont les entreprises de plus de 250 salariés qui y ont le plus recours - de se débarrasser de travailleurs « au volontariat » et de façon plus expéditive. Il n'est en effet pas nécessaire d'invoquer la moindre difficulté économique.

Dans une interview au journal Le Monde, un PDG qui a licencié 80 salariés grâce à ce dispositif, déclare « nous avons mené une restructuration en famille, sans expert ni procédure d'information-consultation ». « En famille » ose-t-il dire. Comme si « ses » salariés étaient ses enfants. Le patronat qui utilise à fond les lois faites pour le servir, mérite une sévère correction mais pas familiale, collective.

Notre-Dame : la valse des millions

Brève
17/04/2019

Dessin de Axel

Il n'y aurait pas d'argent pour les hôpitaux, les Ehpad ou les écoles ; il faudrait repousser l'âge de la retraite faute de financement. Mais en une seule nuit une poignée de grand bourgeois, les Arnault, Pinault ou Bettencourt, a mis près de un milliard d'euros sur la table pour reconstruire Notre-Dame de Paris.

La mobilisation autour de Notre-Dame met en lumière les clivages qui existent dans cette société. Certes la restauration de ce chef d'oeuvre, figurant au patrimoine de l'humanité comme des milliers d'autres de par le monde, est légitime. Mais c'est la collectivité qui devrait décider si cette cause est prioritaire, si elle doit passer avant la construction de logements ou d'hôpitaux ! Au lieu de cela, quelques capitalistes, enrichis en exploitant les travailleurs, jouent aux bienfaiteurs et se font de la pub. Pour certains, c'est peut-être une occasion de prendre des options sur le marché de la reconstruction.

Il a fallu la réprobation de l'opinion publique pour que Pinault renonce à la déduction fiscale à laquelle sa donation lui donne droit. Après avoir trouvé les voies d'accès vers les paradis...fiscaux, ces milliardaires cherchent-ils à acheter leur place dans celui que leur promet l'église catholique... à bon prix ?

Un toit, c'est toujours urgent

Brève
17/04/2019

Immeuble effondré à Marseille le 5 novembre 2018

Macron a déclaré que les travaux de restauration de Notre-Dame seraient terminés dans les cinq ans. Ce délai laisse sceptique les spécialistes. Il relève, sans doute, comme d'autres rodomontades macronesques, d'un effet d'annonce, qu'on ne pourra vérifier...qu'en 2024.

Par contre il y a quelques mois, huit personnes sont mortes écrasées sous l'effondrement de leur immeuble à Marseille. Les survivants ne sont toujours pas relogés. Des centaines de milliers de familles dans les quartiers populaires des grandes villes vivent dans des logements insalubres voire à la rue.

Si la cathédrale de Paris mérite de retrouver un toit, pour ces femmes et ces hommes, l'urgence est encore plus évidente.

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