Brèves

Troupes françaises hors d'Afrique !

Brève
13/06/2019

Au Mali, en mars dernier, des milices Dogons avaient massacré 160 personnes dans un village Peul. Dans la nuit de dimanche 9 juin, c'est dans un village Dogon que près d'une centaine de personnes ont été massacrées. Les violences entre communautés se multiplient. Elles sont attisées par les bandes armées composées de djihadistes ou de bandits, mais aussi par l'armée malienne qui traite les Peuls comme des ennemis.

L'armée française présente depuis 2013 n'a fait que jeter de l'huile sur le feu. Pour garder le Mali dans son giron l'impérialisme français, soutient un régime malien corrompu, fait alliance avec des milices et joue un rôle directe par l'entremise de son armée qui a d'ailleurs tué trois civils samedi 8 juin.

Le Mali s'enfonce dans le chaos. L'impérialisme français en est le principal responsable.

Algérie : "Coupez la moustache d'Ouyahia, 10 autres repousseront"

Brève
13/06/2019

Fin avril 2019. Devant le tribunal de Sidi M'Hamed, des manifestants attendent Ouyahia avec un panier de yaourts.

Ouyahia, premier ministre déchu de Bouteflika, a été incarcéré. Comme d'autres anciens caciques du régime algérien, il est accusé de corruption et dilapidation des deniers publics. Personne dans la population ne regrettera cette arrestation. Face aux hausses des prix provoquées par sa politique il avait dit par exemple : "le peuple n'est pas obligé de manger du yaourt".

Mais que le général Gaïd Salah, homme fort de l'armée qui a soutenu Bouteflika avant de le lâcher, joue les justiciers en arrêtant des politiciens haïs ou des hommes d'affaires corrompus, est une manoeuvre grossière.

Comme le réclament les classes populaires qui poursuivent leur mobilisation, le vendredi comme en semaine, c'est tout le système qui doit dégager, Gaïd Salah inclus.

Acte I ou Acte II : le grand capital reste aux commandes

Brève
13/06/2019

Le Premier ministre Édouard Philippe, au lendemain des élections européennes où le parti présidentiel a siphonné les voix de la droite, a présenté ce que les médias présentent comme l'acte II de l'ère Macron dans un discours - un de plus ! - devant l'Assemblée nationale.

La potion de l'acte II sera aussi amère que celle de l'acte I. Attaques contre les chômeurs, remise en cause de l'âge de départ en retraite, voilà le programme. Grossier clin d'oeil à Le Pen, Philippe a annoncé une énième loi de sécurité intérieure assaisonnée d'un engagement à réviser les frontières de Schengen et promet un débat annuel sur l'immigration. Quant aux promesses d'augmenter le nombre de places en crèche ou la garantie de la scolarisation dès 3 ans, si elles sont mises en oeuvre, elles ne suffiront ni à améliorer autant que nécessaire la situation ni à faire passer la pilule.

Pendant qu'Edouard Philippe fait du théâtre à l'Assemblée nationale, dans les coulisses, c'est la grande bourgeoisie qui tire les ficelles.

Expulsion vers l'Érythrée : comme une condamnation à mort !

Brève
13/06/2019

Dans un camp de réfugiés en Erythrée

Le 6 juin, la préfecture des Pyrénées-Orientales a renvoyé vers l'Érythrée une exilée arrêtée dans un bus à la frontière espagnole. C'est la première fois que les autorités françaises expulsent vers ce pays, l'une des pires dictatures sur le continent africain.

Enfermée dans un centre de rétention, la demande d'asile de la jeune Érythréenne a été repoussée par l'Office de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra). Un recours devant la Cour nationale du droit d'asile a été déposée. Mais depuis la loi asile-immigration de Macron, cette procédure ne suspend plus l'arrêté d'expulsion.

Macron ose se présenter en progressiste face à Marine Le Pen, mais il a renforcé l'arsenal législatif utilisé contre les migrants en facilitant les procédures expéditives qui s'apparentent en fait à des condamnations à mort.

Salaires trop bas : l'aveu de hauts-fonctionnaires

Brève
13/06/2019

Selon la Commission des comptes, le déficit de la Sécurité Sociale se creuserait à nouveau. La principale raison, selon cette commission, est "une croissance de la masse salariale nettement inférieure à la prévision initiale du gouvernement". Comme le budget de la Sécu repose de plus en plus sur les salariés, tandis que les patrons profitent de multiples exonérations de cotisations sociales, ça coince.

Les hauts-fonctionnaires, fidèles serviteurs des intérêts de la grande bourgeoisie, reconnaissent ainsi que les salaires sont insuffisants. Alors pour les salaires comme pour la Sécurité Sociale, aux capitalistes de payer !

Campagne d'intox sur les retraites

Brève
12/06/2019

Alors que le gouvernement prépare de nouvelles attaques, le Conseil d'orientation sur les retraites annonce opportunément un déficit de la branche retraite de 10 milliards d'euros pour 2022. Les commentateurs et hommes politiques s'empressent de lister toutes les solutions possibles sans égratigner les profits patronaux : allonger le nombre d'années de cotisations, reculer l'âge de départ, ou baisser les pensions...

Pendant ce temps, de plus en plus de travailleurs âgés sont jetés dehors par les entreprises, par licenciement ou par ces ruptures conventionnelles qui ne cessent de se développer.

La réalité, c'est que les capitalistes ne veulent plus payer pour les retraites des travailleurs qu'ils ont exploité toute leur vie, et que leurs larbins de la politique et des médias essayent de faire passer ça pour une fatalité.

IVG : un droit à renforcer

Brève
12/06/2019

Alors que le Sénat avait adopté en tout petit comité un amendement qui permettait d'interrompre une grossesse jusqu'à 14 semaines au lieu de 12 actuellement, la droite a obtenu l'autorisation de faire un nouveau vote mardi 11 juin. Avec la bénédiction de ce gouvernement qui se prétend progressiste, le Sénat a rejeté l'allongement du délai.

Chaque année, pour cause de délai dépassé, 4 à 5000 femmes vont avorter dans les pays d'Europe où le délai est plus long comme la Grande-Bretagne ou les Pays-Bas. A cause des coûts de tels voyages, beaucoup de femmes doivent y renoncer.

Face aux pressions des bigots et des réactionnaires de tout poil, la liberté des femmes reste un combat à mener.

Migrants : la solidarité sur le banc des accusés

Brève
12/06/2019

Domenico Lucano à Riace avant son limogeage par le gouvernement

Le procès contre Domenico Lucano, l'ancien maire de Riace dans le sud de l'Italie, s'est ouvert mardi 11 juin. Démis de ses fonctions, interdit de séjour dans son village, son crime a été d'ouvrir son village à des dizaines de migrants, qui y avaient reconstruit leur vie. Pour le bonheur du village et de ses habitants.

L'extrême droite au gouvernement n' a pas supporté l'expérience : le maire a été traîné devant un tribunal sous l'accusation d'aide au séjour illégal d'étrangers ; les migrants de Riace ont été transférés dans des centres d'hébergement.

C'est ignoble et injuste, comme le sont les procès faits en France contre ceux qui aident les migrants à la frontière italienne ou autour de Calais. En Italie comme en France, être tout simplement humain avec les migrants est devenu un délit.

Si même Macron le dit !

Brève
12/06/2019

Macron en discussion intime avec Bernard Arnault

Macron a déclaré à Genève, à l'occasion du 100° anniversaire de l'Organisation Internationale du Travail (OIT) que "quelque-chose ne fonctionne plus dans ce capitalisme qui profite de plus en plus à quelques-uns". Venant d'un serviteur de premier plan des riches, cette observation, pourtant fort juste, est d'une hypocrisie écoeurante.

Après le mouvement des gilets jaunes, Macron craint une révolte générale contre les inégalités. Il a raison d'être inquiet : face à une société de plus en plus injuste, les révoltes sont inévitables.

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