Brèves

Notre-Dame : un chantier empoisonné

Brève
13/08/2019

Le chantier de Notre-Dame pourrait rouvrir à partir du 19 août si les procédés de décontamination fonctionnent. Des tonnes de plomb de la toiture fondues lors de l’incendie se sont en effet répandues alentour. Les règles de protection non appliquées, le manque d’équipement ont fait courir des risques aux travailleurs et au voisinage.

Les responsables ont finalement pris des mesures sous la pression des associations, des syndicats et de l’Inspection du Travail qui restent vigilants, quitte à passer par-dessus les engagements irresponsables de Macron promettant la fin du chantier dans cinq ans.

Trump applaudit la rafle

Brève
13/08/2019

Dans six villes du Mississipi, la police américaine a arrêté 680 travailleurs du secteur agro­alimentaire dans une opération contre les clandestins. Environ 300 d’entre eux auraient été libérés et placés sous contrôle électronique, d’autres relâchés pour, selon les autorités, éviter que leurs enfants restent seuls. Mais tous sont menacés d’expulsion.

Trump a approuvé cette rafle qui, selon lui, « sert de dissuasion efficace ». Après quelques larmes de crocodile sur les victimes d’origine mexicaine assassinées par un tueur raciste à El Paso, il lui fallait vite revenir à ses thèmes favoris : la haine des étrangers, l’éloge de la police, bref, ce qui constitue son fonds de commerce électoral bien pourri.

Les banques étranglent les pauvres

Brève
13/08/2019

Plus de 1,2 milliard d’euros, c’est ce que les frais bancaires pour incidents de paiement auraient rapporté aux banques en 2018, selon l’estimation du porte-parole de l’Association française des usagers des banques, à l’occasion d’une nouvelle enquête sur le sujet.

En principe, depuis janvier 2019, les banques se sont engagées à limiter les frais à 25 euros par mois pour les clients qu’elles considèrent comme « fragiles financièrement », soit trois millions de personnes.

De quoi continuer à faire grassement leur beurre.

« Non aux livraisons à deux balles »

Brève
13/08/2019

Le 10 août, les livreurs de repas de la plate­forme Deliveroo se sont rassemblés une nouvelle fois place de la République à Paris, et dans d’autres villes, pour protester contre la baisse de leurs rémunérations.

Autoentrepreneurs, ils étaient à l’origine rémunérés à l’heure, puis à la course, mais les tarifs des courses les plus fréquentes ont été revus à la baisse, entraînant une perte de 30 à 50 % de leurs revenus.

À juste titre, ils réclament un minimum horaire au moins au niveau du smic et sont bien décidés à continuer pour se faire entendre.

Nantes : le préfet persiste et signe

Brève
02/08/2019

En réponse aux nombreux appels à manifester samedi 3 août à Nantes pour rendre hommage à Steve Maïa Caniço et réclamer la vérité sur les circonstances de sa mort, le préfet de Loire-Atlantique a interdit les rassemblements samedi dans tous le centre-ville. Après avoir justifié les méthodes brutales de la police, écarté des témoignages accablants sur les circonstances du drame, le préfet, donc l'État, veut interdire à ceux qui réclament des comptes d'exprimer leur colère et leur émotion.

Préfet et gouvernent voudraient tourner la page au plus vite. Trop facile ! Il faut obtenir la vérité sur la mort, qui ressemble à un meurtre, de Steve.

Un autre monde

Brève
02/08/2019

Jeff Bezos, le patron d'Amazon et l'homme le plus riche de la planète, a vendu en trois jours pour 1,8 milliards de dollars d'actions d'Amazon. Il a apparemment besoin de liquidités pour financer sa société de développement de voyages dans l'espace Blue origin, son nouveau hobby.

Ces sommes astronomiques proviennent du travail de dizaines de milliers de salariés à travers le monde, et ne servent qu'à satisfaire les caprices de quelques milliardaires... Les travailleurs devront bien songer à réclamer ces milliards volés sur leur travail.

Le mouvement des urgences continue

Brève
02/08/2019

Les urgences à l'höpital de Vichy

Après plus de quatre mois, le mouvement aux Urgences dans les hôpitaux continue. Plus de 200 services sont touchés dans le pays et jeudi 1er août, des débrayages ont eu lieu un peu partout.

Si la ministre de la Santé, Buzyn a dû admettre que « la crise persiste », elle ne fait rien pour la régler. Ce ne sont pas les quelques mesurettes promises par le gouvernement comme la création de quelques postes, pris dans d'autres services, ou une prime de 100 € qui calmeront la colère des personnels. Car les urgences sont à la limite de la rupture et le personnel surmené. A Saint-Etienne, par exemple, un patient est resté 5 jours sur un brancard faute de lit !

Embaucher massivement et augmenter les salaires dans tous les secteurs de la santé, c'est une légitime urgence !

Menaces sur l'AME : concours de démagogie xénophobe

Brève
01/08/2019

L'AME est un support de démagogie politicienne depuis longtemps

Après avoir promis qu'il ne toucherait pas à l'aide médicale d'État (AME), dont peuvent bénéficier les étrangers, le gouvernement a commandé un rapport pour en restreindre l'accès au prétexte de « lutter contre les abus ». Son objectif n'est pas d'enrayer une fraude qui reste marginale ni de réaliser quelques économies dérisoires. Il est d'envoyer un signal avant les élections municipales aux électeurs du RN ou de LR, sur le terrain de la xénophobie.

Il y a peu encore, Agnès Buzin, ministre de la Santé et par ailleurs médecin déclarait : « à chaque fois que l'on tente de raboter quelques euros sur l'AME (...), les bénéficiaires des soins, arrivent bien plus malades finalement et coûtent beaucoup plus cher, sans compter le risque d'exposition infectieuse de toute la population ».

La compétence et la lucidité médicale ne durent qu'un instant et passent à la trappe quand on est ministre et solidaire des calculs politiciens bien crasseux de la bande à Macron.

Les banques centrales, dealers d'une économie au bord de l'overdose

Brève
01/08/2019

Quelques jours après la Banque centrale européenne (BCE), son homologue américaine, la FED, annonce à son tour une baisse de ses taux d'intérêts. Les experts, à commencer par le directeur de la FED, savent qu'en continuant à inonder ainsi le monde de capitaux, les banques centrales alimentent la spéculation financière. Elles compromettent aussi leur capacité à réagir face à un nouveau krach financier.

Mais l'économie capitaliste, profondément en crise, fragilisée par la guerre commerciale que se livrent les grandes puissances, ne peut plus se passer de cette drogue monétaire qu'est l'argent bon marché. Augmenter la dose est criminel, l'arrêter est mortel.

Pour ne pas succomber avec elle, les travailleurs doivent prendre le contrôle de cette économie.

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