Brèves

Lubrizol : aucune confiance à avoir

Brève
02/10/2019

5 000 personnes ont manifesté à Rouen pour réclamer plus de transparence sur les risques encourus suite à l’incendie de l’usine Lubrizol. Quarante plaintes ont été déposées.

Il y a en effet de quoi être inquiet devant les informations données au compte-goutte par la préfecture de Seine-Maritime. Plus de 5 200 tonnes de produits chimiques sont parties en fumée et il resterait sur le site plus d’un millier de fûts de produits, dont 160 dans un état déplorable et qu’il faudrait évacuer de toute urgence. Près de 20 % des terres agricoles du département subissent des mesures de restriction pouvant aller jusqu’à la destruction des productions.

Il n’empêche, les ministres continuent de se succéder sur les ondes pour dire que tout va bien !

Suppression de l’ISF : la preuve par le vide

Brève
02/10/2019

France Stratégie, un organisme officiel lié à Matignon, a remis un rapport évaluant l’impact de la suppression de l’ISF. Macron avait justifié cette mesure en prétendant qu’elle inciterait les plus riches à investir davantage dans l’économie. Mais ces experts ont conclu, au terme d’une étude de 300 pages, qu’on ne pouvait rien conclure…

Ce qui confirme ce que l’on savait depuis le début : la suppression de l’ISF, c’est purement et simplement un cadeau fait aux plus riches !

Chaud devant !

Brève
01/10/2019

Une athlète victime de la chaleur

Les Mondiaux d’athlétisme se déroulent au Qatar dans une chaleur étouffante. Pour les 50 kilomètres marche, un tiers des concurrents, dont le tenant du titre, ont dû abandonner. Les tribunes sont climatisées, mais il fait jusqu’à 42° sur les pistes. Les organisateurs ont bien fait venir des cars de travailleurs philippins pour remplir les gradins, mais ceux-ci restent clairsemés. Tel est le bilan d'organisateurs aussi riches à milliards qu’ils sont de féroces exploiteurs.

Par ailleurs, un procès pour corruption vient de s’ouvrir contre les dirigeants de la Fédération internationale d’athlétisme. Mieux vaut Qatar que jamais…

Suicide d’une directrice d’école : l'Education nationale en accusation

Brève
01/10/2019

Début septembre, Blanquer, le ministre de l’Éducation nationale, avait claironné une « rentrée réussie ». Mais elle ne l’a pas été pour la directrice d’une école maternelle de Pantin, en Île-de-France, qui a choisi de se suicider dans son école, peu de temps après la rentrée. Pour expliquer son geste, elle a envoyé des courriers à ses collègues dénonçant la responsabilité de l’Éducation nationale.

Dévouée et appréciée, elle s’est dite épuisée par le travail que rajoute sans arrêt l’administration aux équipes enseignantes, sans leur donner les moyens matériels et humains pour en venir à bout. Enseignants, parents et habitants se sont retrouvés pour exprimer leur tristesse mais aussi leur colère.

Incendie meurtrier dans un camp de réfugiés

Brève
01/10/2019

Camp de Moria sur l'île grecque de Lesbos

Le camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos, est le plus grand camp de réfugiés d'Europe : 13 000 personnes s'y entassent, pour une capacité d'accueil de 3 000. Le feu s'est déclaré dimanche soir et s'est rapidement propagé aux containers qui servent d'abri aux migrants, faisant officiellement deux morts. Mais le bilan final sera probablement bien plus lourd.

L'intervention des pompiers a été très lente. Quant à celle de la police, elle a consisté a disperser les migrants avec des gaz lacrymogènes, provoquant la colère justifiée des réfugiés.

Tous les dirigeants européens de tous les pays d’Europe sont responsables de la situation dans laquelle survivent –et meurent- les hommes, femmes et enfants qui fuient la misère et la guerre. D’autant plus responsables que, la plupart du temps, ce sont ces mêmes gouvernements européens qui sont responsables des destructions qui ont fait fuir les populations vers l’Europe.

Maroc : le droit des femmes à conquérir

Brève
01/10/2019

Manifestation pour les droits des femmes au Maroc en 2011

Au Maroc, une journaliste Hajar Raissouni et son fiancé ont été condamnés à un an de prison ferme pour « avortement illégal » et « relations sexuelles hors mariage ». Le gynécologue de la jeune femme a été condamné à deux ans de prison ferme.

L’Etat marocain est coutumier de ce genre de condamnation. En 2018, 73 personnes ont été poursuivies pour avortement, 170 pour homosexualité, plus de 3 000 pour adultère et plus de 14 000 pour relations sexuelles hors mariage.

Comme partout dans le monde, au Maroc, les femmes ne pourront compter que sur leurs luttes pour combattre les lois rétrogrades.

Du beau linge… pas propre pour autant

Brève
01/10/2019

L’assistance aux obsèques de Chirac représentait un échantillon peu ragoûtant des sphères dirigeantes de la société capitaliste.

On y a vu de nombreux dirigeants européens depuis le libéral Junker jusqu’au dictateur Poutine, du démocrate Clinton jusqu’au très réactionnaire Orban. Tous ont rendu hommage à l’un des leurs, défenseur de l’ordre établi. Des dirigeants africains et du Moyen-Orient avaient aussi fait le voyage en bons serviteurs de l’impérialisme français, comme le dictateur congolais Sassou-Nguesso ou le premier ministre libanais Saad Hariri.

Des grands patrons, comme Pinault, étaient là eux aussi pour saluer l’un de leur fidèle serviteur, qui par sa politique a permis de garantir leurs milliards de profits sur le dos des travailleurs.

Rouen : une inquiétude justifiée

Brève
28/09/2019

A Rouen, après l’incendie de l’usine Lubrizol et la pollution qui est retombée sur tout l’environnement, l’inquiétude règne parmi la population. Les déclarations des autorités, qui expliquent qu’il n’y a pas de risque grave, n’ont rien de rassurant.

L’inquiétude est légitime. La recherche du profit conduit les industriels à prendre des risques vis-à-vis de tous, tout en cultivant le secret sur leurs affaires.

Imposer la transparence complète sur leurs agissements est une nécessité et la première disposition permettant de mesurer exactement les risques… et de les prévenir.

Non à la fermeture de centres d’IVG !

Brève
28/09/2019

Tandis que la ministre de la santé prétend vouloir faciliter le recours à l’IVG, une étude montre que près de 8 % des centres d’IVG ont fermé en dix ans.

Le gouvernement reconnaît qu’il existe « des territoires en tension dans la majorité des régions ». Mais, comme pour les maternités ou les hôpitaux, cette situation est le produit direct des coupes budgétaires et de la financiarisation de la santé.

Dans cette société, il faut se battre pour obtenir des droits, mais aussi pour les conserver et les faire appliquer.

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