Brèves

Manifestations dans tout le pays : étape vers un approfondissement de la contestation ?

Brève
08/12/2018

La contestation initiée par des gilets jaunes a mis le gouvernement en difficulté, l'a même obligé de commencer à reculer sur des mesures qu'il allait prendre, et qui n'amélioraient en aucune façon le sort des classes populaires. Depuis, la jeunesse scolarisée a commencé à se mobiliser, inquiète de son avenir au sein d'une société inégalitaire.

Il est à espérer, dans les jours qui viennent, que les millions de travailleurs qui, dans les entreprises, font tourner l'ensemble de l'économie, en profiteront pour se faire entendre dans cette contestation. Sur leur terrain, massivement, avec l'arme de la grève, pour défendre leurs intérêts - avant tout les salaires, leur seul gagne-pain - ils sont capables de renverser des montagnes et de l'emporter sur le patronat et sur l'État à son service.

Hongrie : une attaque grave contre les travailleurs

Brève
08/12/2018

Viktor Orban

En Hongrie, le gouvernement Orban projette de modifier le code du travail, avec un objectif explicite : satisfaire les appétits des capitalistes, en particulier allemands qui investissent dans le pays.

Pas moins de 6 000 entreprises allemandes se sont installées en Hongrie pour y profiter du bas niveau de salaires. Et pour leur complaire, Orban voudrait faire passer le nombre maximal d'heures supplémentaires par an de 250 à 400.

Ce week-end, les travailleurs hongrois vont manifester contre cette « loi sur le travail forcé ». Elle illustre que la xénophobie d'Orban est à géométrie variable : c'est la matraque pour les migrants pauvres, mais tapis rouge pour les bourgeois étrangers plein aux as.

Université : faire payer les capitalistes, pas les étudiants

Brève
08/12/2018

Le gouvernement a récemment annoncé une très forte hausse des frais d'inscriptions pour les étudiants originaires de pays extérieurs à l'Union européenne : 2 770 € l'entrée en licence contre 170 € aujourd'hui, 3 370 € pour le master et le doctorat contre respectivement 243 et 380 € actuellement. Et il prépare peut-être ainsi une hausse des droits d'inscription pour tous.

Jeudi 6 décembre, plusieurs milliers d'étudiants de toutes nationalités ont protesté contre cette mesure lors de manifestations, notamment au siège parisien de Campus France, organisme chargé de l'accueil des étudiants étrangers. Dans d'autres universités, le sujet a été à l'ordre du jour des assemblées générales qui ont eu lieu toute la semaine, aux côtés des discussions sur le manque de moyen à l'université et sur le mouvement des gilets jaunes. Car beaucoup d'étudiants vivent, tout comme leurs parents, eux aussi des fins de mois difficiles, en raison entre autres du bas niveau des bourses et, pour ceux qui travaillent pour financer leurs études, des faibles salaires de leurs petits boulots.

Alors ce ne sont pas les raisons qui manquent pour rejoindre à la contestation qui se développe dans le pays.

Salaires : ce n’est pas du blabla qu’il faut mais une augmentation générale

Brève
07/12/2018

Dans le Nord

L'annulation pure et simple pour un an de la hausse des taxes sur les carburants n'ayant visiblement pas eu d'effet sur la mobilisation des gilets jaunes, le gouvernement cherche d'autres moyens pour éteindre le feu. Ainsi, Édouard Philippe a évoqué la possibilité du versement d'une prime exceptionnelle aux salariés, prime qui pourrait être défiscalisée.

Pour l'instant, ce n'est qu'une déclaration sans aucune précision ni aucun engagement, parce que Philippe et Macron n'ont aucune intention de contraindre les capitalistes à quoi que ce soit. Mais de toute façon, une prime ne résoudrait pas les problèmes de pouvoir d'achat des classes populaires : c'est tous les mois que les travailleurs ont besoin d'un salaire suffisant pour vivre, pas une fois par an.

Pour imposer une véritable augmentation des salaires, il faudra que le mouvement s'étende dans les entreprises, y compris dans les bastions ouvriers que sont les grandes entreprises, pour que la classe ouvrière impose aux capitalistes et à leurs actionnaires de prendre sur leurs profits.

L’Aquarius définitivement au port

Brève
07/12/2018

Manifestation de soutien à l’Aquarius, le 6 octobre 2018 ©Jeanne Menjoule

MSF et SOS Méditerranée, les associations humanitaires propriétaires de l'Aquarius, ont annoncé mettre fin aux activités du navire. Elle en cherchent un autre, dans l'espoir de reprendre leurs missions.

Depuis le mois d'octobre, l'Aquarius est bloqué à Marseille, car son pavillon, indispensable pour avoir le droit de naviguer, n'a été renouvelé par aucun pays. La France, en particulier, s'est refusée à ce geste élémentaire, alors même que l'Aquarius est immobilisé dans un port français. Quant à l'Italie, elle lui a fermé ses ports et l'a même placé sous séquestre sous un prétexte mensonger.

L'Aquarius était le dernier navire humanitaire dédié au secours aux réfugiés en Méditerranée. Depuis 2014, on estime que plus de 15 000 personnes, fuyant la guerre et la misère dans leur pays, sont mortes en tentant de traverser la Méditerranée. En sabotant le travail des humanitaires, les autorités des pays européens, y compris l'État français, ont le sang des victimes sur les mains.

Téléthon 2018, miroir d'un système bien malade

Brève
07/12/2018

L'ouverture du Téléthon 2018, pour récolter des dons en faveur de la lutte contre la myopathie et d'autres maladies, illustre la folie d'un système où des chercheurs dévoués à la santé publique en sont réduits depuis des années à faire appel à la générosité de la population, alors que l'État restreint les crédits de la recherche publique.

Pendant ce temps, l'Etat fait pleuvoir sans discontinuer des dizaines de milliards sur les grandes entreprises, sous la forme par exemple d'intérêts versés aux banques, de commandes aux marchands d'armes, ou encore de dégrèvements fiscaux. Cette « charité » gouvernementale à l'égard du patronat est à fonds perdus et sans limite.

Malnutrition : un bilan accablant

Brève
07/12/2018


photo Jane Miller (Flickr)

Selon un récent rapport de plusieurs organisations internationales, 20 % des enfants de moins de cinq ans à travers le monde sont atteints d'un retard de croissance du fait de la malnutrition. À ces 150 millions s'ajoutent 50 autres millions d'enfants très amaigris du fait de la sous-alimentation. C'est en Afrique que la situation est la pire, mais ni l'Asie ni l'Amérique latine ne sont épargnés par ses phénomènes.

Tout cela se passe sur une planète où une grande proportion des aliments produits, jusqu'à un tiers disent certains experts, sont détruits chaque jour parce qu'ils n'ont pu être vendus, et que les donner n'apporterait rien à ce qui intéresse les capitalistes : leurs profits.

Libre concurrence passée à la machine

Brève
07/12/2018

Les principaux fabricants d'électroménager viennent d'écoper d'une amende de 189 millions d'euros. Ces firmes, qui représentent plus des deux tiers des ventes sur le marché, s'étaient concertées pour augmenter pendant des années de plusieurs dizaines d'euros des prix de vente de leurs lave-vaisselles, lave-linges et autres réfrigérateurs...

Prenant à contre-pied les tenants du capitalisme qui expliquent que la concurrence économique est bénéfique pour tous, les grands groupes s'entendent pour racketter leurs clients.

COP 24 : la planète détraquée par le capitalisme

Brève
07/12/2018

En Pologne les représentants des gouvernements de la planète palabrent au sujet du dramatique réchauffement climatique. Divisés en États rivaux, ils passent leur temps à signer des documents qui ne changent rien, comme l'accord de Paris sur le climat en 2015. L'économie mondiale, elle, est dirigée par de grandes entreprises capitalistes, responsables de fait de ce réchauffement climatique car leurs choix économiques se font en fonction du profit.

Ce système est incapable de régler les problèmes qu'il a lui-même généré. À balayer !

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