Brèves

La santé des travailleurs avant les profits !

Brève
20/03/2020

Tout en insistant sur la nécessité de respecter strictement le confinement, Macron et ses ministres n’ont qu’une chose à dire aux salariés : il faut aller travailler. Vis-à-vis du patronat, le ton n’est pas le même… Le gouvernement se limite à évoquer un « code de bonne conduite » et aucune sanction n’est annoncée alors qu’il y a mise en danger de la vie des travailleurs ! Le ministre de l’Économie invite respectueusement les « entreprises qui le peuvent » à verser une prime de 1 000 euros à ceux qui viennent travailler. Tout est au bon vouloir des employeurs !

Mais ce que veulent les travailleurs, ce n’est pas cette minable et facultative « prime de risque », c’est que leur santé et celle des leurs passe avant les profits. Et cela, il faudra l’imposer !

L’épidémie et ceux qui cherchent à en profiter

Brève
19/03/2020

Du fait des centaines de milliards que les États sont en train de promettre pour soutenir les entreprises afin de tenter de juguler les effets de la crise qu’elles vont subir, les taux d’intérêts des emprunts d’État sont en train de monter rapidement.

L’explication est simple : comme les États vont avoir besoin de liquidités, les vautours de la finance en profitent pour leur faire payer plus d’intérêts.

Une logique d’usuriers qui ont pour devise : le profit d’abord et tant pis pour la catastrophe sanitaire et les milliers de morts qu’elle fera !

La BCE aux capitalistes : on arrose sans limite !

Brève
19/03/2020

Christine Lagarde, présidente de la BCE

La BCE a annoncé mercredi 19 mars un gigantesque plan de relance. Des sommes faramineuses - 1 050 milliards d'euros pour les neuf prochains mois - ont été annoncées pour racheter la dette des États et celle des entreprises. « Il n'y aura pas de limites à notre soutien de la zone euro », a déclaré Christine Lagarde, la présidente de cette institution. En résumé, tous les robinets sont ouverts pour arroser les capitalistes.

Mais rien ne dit que cela suffira à « rassurer les marchés », c’est-à-dire à satisfaire l’avidité des spéculateurs qui font plonger les cours de la Bourse… Et qui payera la note ? Le bon peuple. Encore faudrait-il qu’il se laisse faire !

À l’heure des choix mortels !

Brève
19/03/2020

L’épidémie progresse et la Direction Générale de la Santé a transmis aux hôpitaux des recommandations pour « prioriser les patients » en cas de saturation des services d’urgences et de réanimation. En clair, comme on n’a pas prévu les moyens de soigner tout le monde, les médecins devront faire des choix et s’occuper en priorité de ceux qu’ils considèrent pouvoir sauver…

Le Premier ministre Edouard Philippe vient de le reconnaitre devant les députés, présentant cela comme une fatalité : les hôpitaux ne pourront pas accueillir tous les malades.

Mais cela n’a rien d’une fatalité ! Résultant de dizaines d’années de politiques d’économie sur la santé, cette insuffisance des moyens du système de soins était dénoncée par ceux qui se sont mobilisés dans les hôpitaux, face à un gouvernement qui a continué à faire la sourde oreille. Des morts annoncés par milliers, tragique bilan d’un choix politique criminel !

Les irresponsables, ce sont ceux qui nous gouvernent

Brève
19/03/2020

Agnès Buzyn

Agnès Buzyn a qualifié le maintien du premier tour des élections municipales en pleine épidémie de « mascarade ». Elle affirme avoir alerté le gouvernement dès janvier, lorsqu’elle y siégeait comme ministre de la Santé, sur les risques de propagation du virus en France.

Mais ni elle ni le gouvernement n’en ont alors averti la population, relativisant au contraire le danger. Buzyn avait même déclaré que le virus resterait confiné en Chine. Jusqu’à très récemment, pour ne pas affoler encore plus les marchés financiers, le danger était minimisé par les membres du gouvernement.

Et puis, lors de sa dernière intervention télévisée Macron s’est permis de jouer les Pères la morale en justifiant les mesures de confinement qu’il a fini par prendre par l’inconscience de la population. C’est gonflé !

A la Poste aussi, le profit d’abord !

Brève
19/03/2020

À la Poste, où les facteurs sont obligés d’effectuer leurs tournées et les centres de tri de fonctionner, tout s’effectue dans une promiscuité s favorable à la contagion. Les travailleurs n’ont pas reçu les moyens de se protéger, il n’y a pas assez de gel hydroalcoolique… La direction fait pression dans certains bureaux pour qu’ils continuent à distribuer la publicité dans les boîtes alors que cela n’a rien d’indispensable. La situation est telle, que de nombreux travailleurs se sont placés en droit de retrait et refusent de travailler dans ces conditions.

Comme dans la plupart des entreprises, pour défendre leur santé face à des directions préoccupées par la poursuite de l’activité, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur capacité de se mobiliser.

Prison et Covid-19 : une catastrophe annoncée

Brève
18/03/2020

Un détenu de la prison de Fresnes est mort lundi 16 mars du Covid-19. Une nouvelle inquiétante lorsqu'on connaît les conditions d'incarcération en France : le taux d'occupation des établissements pénitentiaires est de 116 %, et même de 138 % dans les maisons d'arrêt, avec des détenus qui dorment sur des matelas à même le sol, à deux ou trois par cellule. En prison, l'épidémie de Covid-19 risque de se propager comme une traînée de poudre. Et la ministre de la Justice a beau promettre « 100 000 masques », cela ne mettra pas fin à la promiscuité ni aux conditions sanitaires déplorables.

Cela fait des années que la France est régulièrement condamnée pour l'état de ses prisons, sans que rien ne soit fait. Les détenus risquent de le payer de leur santé, et peut-être de leur vie.

Interdiction des licenciements : l'heure est grave... mais pas à ce point !

Brève
18/03/2020

Interrogé sur France 2, Édouard Philippe a déclaré : « Je ne crois pas que l'interdiction des licenciements soit une solution totalement satisfaisante ». Il n'est bien sûr pas question pour un gouvernement au service de riches d'imposer aux grandes entreprises de prendre sur les bénéfices accumulés depuis des années pour maintenir les emplois. Une mesure qui serait, selon lui, rendue inutile par la prise en charge par l'État du chômage partiel. Comme si cette mesure allait empêcher les suppressions d’emplois !

Verser des milliards pour que les entreprises, ou plutôt leurs actionnaires, ne boivent pas la tasse, voilà qui n'a rien de nouveau. Mais les salariés, eux, resteront sur la sellette comme à chaque fois, comme variable d’ajustement. C’est ce que rappelle avec force ce valet des riches.

Cette revendication, on ne compte pas sur lui et les siens pour l’imposer, mais sur la lutte !

Le gouvernement met en danger les migrants… et les autres

Brève
18/03/2020

L’épidémie de covid-19 fait courir un danger supplémentaire aux réfugiés du fait que les bénévoles, déjà en nombre insuffisants, sont confinés chez eux ou ne peuvent plus venir à leur aide, des permanences juridiques sont fermées… Et au moment où le gouvernement demande à tous de rester chez soi, d’éviter tout contact avec d’autres, des milliers de personnes doivent s’entasser dans des bidonvilles infâmes sans douche, sans électricité, et dans une promiscuité et un dénuement qui laisse présager le pire. Sans compter ceux qui sont confinés de force en permanence dans les centres de rétention.

De la sorte, le refus du gouvernement d’accueillir des gens fuyant la misère ou la guerre contribue à l’extension et à la prolongation de l’épidémie. Absurde et criminel !

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