Brèves

Les patrons aux petits oignons

Brève
16/02/2021

Plus de véritable pause repas ?

Le gouvernement autorise, dans les entreprises de plus de 50 salariés, que les travailleurs prennent leur repas à leur poste de travail, ce qui était interdit par le Code du travail. Le prétexte est de limiter les déplacements et les regroupements pour lutter contre le Covid-19. Allonger les pauses, aménager le temps de travail et les locaux de restauration, le gouvernement n’a jamais songé l’imposer aux patrons ; par contre qu’un salarié reste vissé à son poste ne le gêne pas

La grève, meilleur geste barrière

Brève
16/02/2021

Des conducteurs de bus de la RATP se sont mis en grève car leur direction veut imposer de reprendre la vente des tickets aux passagers, suspendue depuis le printemps. Pour ce faire, les plexiglas de protection entre le chauffeur et les voyageurs ont été enlevés. Alors que les risques épidémiques sont bien réels, la direction de la RATP joue avec le feu.

Aux frais des télétravailleurs

Brève
16/02/2021

Un cabinet de ressources humaines a calculé que le surcoût supporté par les salariés en télétravail peut représenter plusieurs dizaines d’euros par mois, entre autres en frais de chauffage et d’électricité, qui ne sont donc plus à la charge des patrons.

Ceux-ci profitent de toutes les circonstances pour faire des économies sur le dos des salariés. Pour eux, même cette crise sanitaire est une aubaine.

Banques : les actionnaires gavés, les travailleurs licenciés

Brève
13/02/2021

Le résultat net cumulé des quatre banques françaises cotées en Bourse est de près de 10 milliards. Et s’il est en baisse, c’est à cause des provisions qu’elles ont faites pour faire face à une éventuelle vague de défauts de paiement de leurs clients.

En attendant, BNP Paribas et la Société générale prévoient de verser à leurs actionnaires le maximum autorisé par le superviseur, et de compléter en fin d’année « sous forme de rachat d’actions ou de distribution de réserves ». Crédit agricole SA a, quant à elle, décidé de verser « plus qu’un dividende normal ». Du côté des travailleurs, les annonces de suppressions de postes et de fermetures d’agences se multiplient dans ce secteur pourtant bien profitable.

Le contrôle des travailleurs sur ces entreprises : un objectif que nos luttes devront imposer.

Ça cale pour une puce

Brève
13/02/2021

C'est à l'échelle mondiale que les usines automobiles concurrentes se retrouvent à l'arrêt, faute de microprocesseurs. Ceux-ci leur sont fournis par quelques entreprises spécialisées qui n'arrivent pas à suivre la demande. Et comme, selon les règles en rigueur, les fabricants n'ont quasiment pas de stocks pour ne pas réduire leurs marges, quelque 600 000 voitures ne seront pas produites au premier trimestre de cette année.

Une fois de plus, la fragilité de l'organisation capitaliste fondée sur le chacun pour soi et la concurrence apparaît, et ces incidents risquent de se reproduire car les usines doivent avant tout servir chacun ses actionnaires.

Accompagnement des élèves handicapés : l’envers du décor

Brève
12/02/2021

Ce jeudi 11 février était une journée de mobilisation des accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH). Ces 110 000 AESH sont presque tous en temps partiel donc incomplet, et perçoivent en général moins de 800 euros pour 24 heures de travail en moyenne hebdomadaire. Des salaires misérables, qui font que beaucoup sont en dessous du seuil de pauvreté.

Mais depuis 2019, ces AESH ne sont plus affectés à un élève, mais à un territoire où ils doivent accompagner plusieurs enfants. Une mesure du ministère pour faire des économies, et qui rend leur travail plus difficile en nuisant au lien qu’ils peuvent établir avec les élèves.

Autant de raisons de faire entendre leur colère !

Le Pen/Darmanin : benêt blanc et blanc benêt

Brève
12/02/2021

Le Pen et Darmanin ont été invités à s’exprimer durant deux heures en prime time sur France 2, dans la perspective avouée de la prochaine présidentielle qui approche. A propos de la loi dite contre le « séparatisme », chacun se disputait la paternité des mesures anti-immigrés, ouvertement xénophobes et racistes, au nom de la lutte contre les violences perpétrées par Daech et les terroristes islamistes radicaux. Darmanin a même jugé Le Pen trop « molle » à un moment du débat ; la cheffe du RN a promis une politique faite de « brutalité » et s’est posée en défenseure de la liberté des familles et des religions, entre autres, des milieux intégristes catholiques. Rivaux électoraux, mais ennemis communs et complices contre le monde du travail !

Titres de séjour : des préfectures condamnées

Brève
12/02/2021

Les étrangers cherchant à régulariser leur situation administrative se heurtent à un mur, depuis la crise sanitaire. Il est quasi-impossible d’obtenir un rendez-vous en ligne, ce que plusieurs centaines d’entre eux ont pu prouver en faisant état de leurs captures d’écran prises lors de leurs tentatives de connexion aux services des préfectures.

Sur 600 plaintes déposées devant le tribunal administratif contre la préfecture de Seine-Saint-Denis, 255 ont abouti à l’obligation d’accorder 255 rendez-vous à des demandeurs.

Les préfectures, pour l’instant, se contentent de payer des frais de justice. Difficile de faire la part du mépris ou de la volonté d’accélérer les expulsions d’étrangers.

Heineken : des suppressions d’emplois qui ne passent pas

Brève
11/02/2021

Le groupe Heineken, numéro deux mondial de la bière, a annoncé la suppression de 8 000 postes dans le monde, soit 10 % des effectifs.

La direction prétend, comme tous les patrons, que c’est la faute au virus et aux fermetures de bars. Pourtant le groupe avait annoncé un bénéfice net de 2,1 milliards l’an passé, et une perte limitée à 200 millions d’euros cette année. En réalité, Covid ou pas, il avait prévu un remodelage de l’activité avec un plan d’économies de deux milliards, qui menace aujourd’hui les travailleurs du groupe.

Le marché de la bière est dominé par une poignée de groupes internationaux qui n’ont en tête que la soif de profits. Les travailleurs doivent utiliser la pression active de leur mobilisation collective pour défendre leur gagne-pain.

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