Brèves

Mobilisation des jeunes : halte aux violences policières

Brève
06/12/2018

Face à la mobilisation des lycéens, les violences policières se sont multipliées ces derniers jours. Mardi, une lycéenne de Grenoble a été touchée au visage mardi par un tir de flash-ball. Le lendemain, un élève d’un lycée de Saint-Jean-de-Bray, dans le Loiret, a été touché, lui aussi au visage, par un tir tendu de lanceur de balle de défense et laissé blessé sur le trottoir par les forces de l’ordre qui n’ont pas même appelé les secours. Mercredi toujours, un élève d’un lycée de Garges, dans le Val-d’Oise, a été à son tour victime de l’un de ces tirs en pleine face, qui lui a partiellement emporté la mâchoire et la joue. Dans le même département, devant le lycée Louis-Jouvet de Taverny, un rassemblement de lycéens a été encerclé, les élèves gazés à bout portant. Toujours en banlieue parisienne, six élèves du Lycée Romain-Rolland d’Ivry-sur-Seine ont passé trente heures en garde à vue, accusés d’avoir tagué « Macron démission » sur un panneau d’affichage du lycée.

Les lycéens protestent contre la politique du gouvernement et l’éducation au rabais qu’il veut leur imposer et sont la cible d’une politique de la matraque insupportable.

ISF : le gouvernement a baissé l’impôt… des riches

Brève
06/12/2018

En pleine reculade Macron a tenu a réaffirmer qu'il ne changerait pas (jusqu'à quand ?) d'avis sur la suppression de l'impôt sur la fortune (ISF). Ses ministres et ses députés justifient cette suppression de l'ISF en parlant d'un impôt qui rapportait peu et qui serait donc symbolique.

Or l'ISF a quand même rapporté l'an dernier, avant sa suppression, 4,23 milliards d'euros.

Mais la suppression l'ISF par Macron a été surtout un geste - pas gratuit - à destination de la grande bourgeoisie. Et à ce titre c'est bien à l'image de ce gouvernement tout dévoué aux très, très riches.

Mexique : un nouveau président qui promet « la rupture »...

Brève
06/12/2018

AMLO (Eneas de Troya/wikicommons)

Depuis le 1er décembre, le Mexique a officiellement un nouveau président, Andres Manuel Lopez Obrador, dit AMLO. Ce « nationaliste de gauche » a beaucoup promis aux classes populaires et en particulier de lutter contre la corruption, contre les narco-trafiquants et contre la grande pauvreté...

Mais s'il dénonce « les ravages du néo-libéralisme » et pas ceux du capitalisme, ce n'est pas innocent. AMLO prétend améliorer la vie du plus grand nombre sans toucher aux intérêts des riches, sans effrayer ni l'impérialisme américain, ni les marchés financiers.

Ce ne sont donc que des promesses vides. AMLO, comme d'autres « nationalistes de gauche » demandera aux travailleurs de se serrer la ceinture et de continuer à souffrir en silence, au nom des intérêts supérieurs de la nation. C'est à cela que les travailleurs et les classes populaires mexicaines doivent se préparer pour ne pas être les sacrifiés.

Pharmacie : overdose de profit

Brève
06/12/2018

La semaine dernière, le groupe d'industrie pharmaceutique Bayer annonçait un plan de suppression de 12 000 postes, un dixième de ses effectifs, avec l'objectif affiché de faire monter le bénéfice par action de 5,80 € à 6,8 € en 2019.

Sanofi, autre leader mondial de la pharmacie, 110 000 employés dans le monde et près de 7 milliards d'euros de bénéfices l'an dernier, annonce à son tour, pour sa division française, un plan de suppressions de 670 postes sur 25 000.

Dans cette société malade du profit, il n'y a pas de remède contre les suppressions d'emploi sinon la lutte collective des travailleurs.

Violences policières encouragées par le gouvernement

Brève
05/12/2018

Aux prises avec un mouvement lycéen qui se développe dans la foulée de celui des gilets jaunes, le ministre Blanquer dénonce une « violence qu'on a jamais vu ». Mais il ne s'alarme pas des violences commises par les forces de « l'ordre ». Pourtant au moins trois lycéens sont à l'hôpital victimes de tirs de flashball (dans la banlieue d'Orléans, le Val-d'Oise et à Grenoble), dont deux gravement atteints à la tête.

À les entendre, les partisans de ce prétendu « ordre » social ont horreur de la violence. Mais face à la contestation populaire, plutôt que de donner satisfaction, ils lâchent CRS et gendarmes mobiles armés et rendent hommages sur hommages à leur « courage ». En fait le gouvernement justifie à l'avance le déchaînement de la violence policière samedi prochain, le 8 décembre.

Après le gel des taxes, se battre pour le dégel des salaires

Brève
05/12/2018

Macron, quand il se croyait fort

L'annonce d'un moratoire sur la taxe carburant et le report de la hausse des prix de l'électricité et du gaz sont un premier recul, qui montre que la mobilisation paie. Le gouvernement a été obligé de changer un peu de ton face à la détermination et à la popularité du mouvement des gilets jaunes.

Après le discours du Premier ministre, bien des gilets jaunes disaient qu'ils n'avaient pas l'intention de s'arrêter là. Et cela va de soi car ces mesurettes, qui en fait n'améliorent rien à la situation des classes populaires, sont loin d'être suffisantes. Pour les carburants, le problème se reposera dans 6 mois, à la fin du moratoire. Et surtout, ce sont tous les prix des produits quotidiens qui augmentent. Le problème, en plus des taxes, ce sont les salaires trop bas.

Le gouvernement est ébranlé. Alors c'est le moment d'en profiter pour discuter, sur les lieux de travail, des luttes nécessaires à mener afin d'imposer au patronat et au gouvernement une augmentation significative des salaires et leur indexation sur les prix.

Chauffeurs routiers : attaque sur leur pouvoir d’achat

Brève
05/12/2018

A la demande des organisations patronales, le conseil d'État a annulé les dispositions rémunérant les heures supplémentaires des chauffeurs routiers avec une majoration un peu meilleure que pour les autres salariés. C'était une dérogation à la loi El Khomri qui, elle, diminuait la rémunération des heures supplémentaires pour l'ensemble des salariés.

La CGT et FO des transports appellent à une grève dans ce secteur la semaine prochaine. Les chauffeurs n'ont en effet aucune raison de voir leur paie diminuée, et les profits de leurs patrons augmenter d'autant.

À George Bush, l'impérialisme américain reconnaissant

Brève
05/12/2018

Les capitalistes américains ont toutes les raisons de célébrer ce George Bush, qui fut président des États-Unis de 1989 à 1993. Sa carrière fut un constant va-et-vient entre le monde des affaires et celui de la politique. Issu de la haute bourgeoisie, il fit fructifier le patrimoine familial dans le pétrole tout en devenant un dirigeant du Parti républicain. Directeur de la CIA en 1976, il occupa ensuite des fonctions dirigeantes dans la banque et l'industrie pharmaceutique, avant de devenir le vice-président de Reagan puis son successeur.

Bush fut celui qui déclencha la guerre contre l'Irak en 1991, guerre courte mais meurtrière qui accéléra la plongée du Moyen-Orient dans le chaos et la barbarie.

C'est à cet homme, à la fois serviteur et profiteur de ce monde bourgeois, que ses semblables rendent hommage.

Salon de l'armement en Egypte : la France en pole position

Brève
04/12/2018


Florence Parly, la ministre des Armées

En Égypte, un « salon de l'armement » vient d'être inauguré en grande pompe par le président, le général et dictateur Al Sissi, accompagné de la ministre française des Armées Florence Parly. Et c'est plus que symbolique.

Pendant trois jours, 400 entreprises font étalage de leur savoir-faire en matière d'engins de morts, depuis les chars jusqu'aux bombardiers en passant par les missiles et les drones, le tout afin de décrocher des contrats auprès des représentants d'une quarantaine d'États.

Le régime égyptien est un excellent client pour les industriels français, Dassault et compagnie, lui qui a acheté 24 Rafale, deux Mistral, deux BPC, etc., pour un total de 6 milliards d'euros. Dans ce festival des marchands de mort, la France n'a pas volé sa position en tête de gondole.

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