Brèves

Les salariés d’Aigle Azur, victimes des vautours du transport aérien

Brève
28/09/2019

Aucune offre de reprise n’ayant été acceptée par la justice, les 1 150 salariés d’Aigle Azur se retrouvent jetés à la rue après la liquidation de l’entreprise. Le sort de ceux de la compagnie XL Airways se trouve également suspendu au bon vouloir des financiers et des juges.

Mais les compagnies aériennes, elles, se frottent déjà les mains, et notamment Air France, qui va récupérer la plus grosse partie des 10 000 créneaux de décollage à Orly dont disposait Aigle Azur. Le malheur des uns fait les profits des autres.

Rouen (Seine-Maritime)

Incendie chez Lubrizol : Les capitalistes jouent avec la vie des habitants !

Brève
27/09/2019

Circulez, il n’y a rien à voir ! C’est ce que, depuis jeudi dernier, les autorités s’échignent à répéter. Pas moins de quatre ministres sont allés à Rouen pour rassurer la population. « Il n’y a pas de risque avéré pour la population », a expliqué Castaner. « Les fumées ne sont pas toxiques », répètent les autorités… tout en demandant aux habitants de rester chez eux, et aux agriculteurs de suspendre leur récolte. « Il n’y a pas de danger grave et immédiat pour les habitants », explique le maire, Yvon Robert, qui s’est transformé en avocat bénévole de Lubrizol, expliquant que « cette entreprise est toujours disponible pour améliorer la situation et n’a jamais hésité à dépenser pour accroître la sécurité »…

Ah bon ? Alors, pourquoi les écoles ont-elles été fermées pendant trois jours ? Pourquoi la Seine est-elle polluée, l’air irrespirable, des quartiers souillés par la suie, avec des tâches noires jusque sur les bestiaux ? Pourquoi des champs entiers sont-ils souillés ? Pourquoi des centaines de personnes ont-elles été incommodées, ou ont dû quitter leur logement, en raison de problèmes respiratoires ? Quelle quantité d’amiante a brûlé dans l’incendie ?

Lubrizol, un pollueur béni par les autorités

L’usine Lubrizol appartient à un groupe américain, propriété du multimilliardaire Warren Buffet. Elle produit des additifs pour les huiles et les carburants. Si l’incendie n’a fait aucune victime directe, des centaines de personnes ont été incommodées par les odeurs pénétrantes de ce feu d’hydrocarbure, dont la composition réelle n’a pas été révélée.

En 2013, cette usine a été à l’origine d’un accident qui s’est soldé par l’émission d’un nuage de gaz malodorant qui avait été senti jusqu’en région parisienne et au sud de l’Angleterre. Quelle sanction Lubrizol a-t-elle reçu pour cette pollution de grande ampleur ? 4000 euros d’amende pour négligence… Une sanction aussi dérisoire, c’est comme une incitation à la récidive. Un voleur de scooter pourrait être plus lourdement condamné. Oh, quand il s’agit de faire la morale aux travailleurs sur les « petits gestes qui sauvent la planète », nos ministres sont intarissables. Mais quand un industriel menace d’empoisonner toute une région, cela se limite à une remontrance ! En 2015, Lubrizol avait déversé plusieurs milliers de litres d’huiles dans le réseau d’évacuation des eaux pluviales. En janvier 2019, cette usine, située à 3 km du centre-ville, a même obtenu une autorisation d’extension de ses activités ! En réalité, dans cette affaire, les autorités sont entièrement complices de ce pollueur.

Le profit roi, qui menace nos vies

Quel que soit l’enchaînement qui a causé l’incendie, la population rouennaise est exposée à des risques insensés. Et encore est-ce grâce aux ouvriers de l’usine que les stocks de pentasulfure, avec du phosphore, ont été évacués pendant l’incendie.

En raison de la nature des produits manipulés et de la quantité stockée, Lubrizol est une usine dangereuse. Comme 13 autre usines de l’agglomération rouennaise, elle est classée Seveso « seuil haut », du nom de cette catastrophe qui, en 1976, contamina 350 hectares à la dioxine et obligea à abattre des dizaines de milliers de bêtes. En 2001, l’explosion de l’usine AZF à Toulouse avait fait 31 morts et 2500 blessés, et elle avait dévasté un quartier. Il y a en France 705 sites Seveso « seuil haut », donc 705 AZF en puissance.

Notre société utilise certes la chimie, la pétrochimie et même l’énergie nucléaire. Mais il n’y a aucune raison pour que ces activités dangereuses soient soumises à la loi du profit. Il n’y a aucune raison pour qu’elles soient menées à l’abri des regards. En raison du secret industriel et commercial, la population n’a aucun contrôle sur ces usines. Des usines qui sont autant de poudrières, et que l’irresponsabilité capitaliste menace à tout instant de faire sauter.

 

 

 

 

 

 

 

A Chirac, la bourgeoisie reconnaissante…

Brève
27/09/2019

Chirac décédé, tous les politiciens, de toutes les couleurs politiques, jusqu’à Mélenchon et Le Pen, se sont déchaînés pour faire l’éloge du personnage à la télé comme à la radio. Macron n’a bien sûr pas manqué d’y aller de son couplet.  

Pour le monde du travail, Chirac fut un homme politique comme tous les autres gouvernants, multipliant les attaques : contre les retraites, vol d’un jour férié aux salariés sous prétexte de jour de « solidarité » envers les retraités, etc. Il fut aussi celui qui flatta les préjugés racistes les plus odieux en parlant « du bruit et de l’odeur » pour désigner les familles immigrées.

Bref, un digne représentant de la classe des bourgeois qu’il a servie quand il était au pouvoir et qui, aujourd’hui, lui rend l’oraison funèbre qu’il a méritée.

Soudan : les assassins en gants blancs de la BNP Paribas

Brève
27/09/2019

Après la plainte qui vise le rôle de la BNP Paribas dans le génocide rwandais de 1994, une autre vient d’être déposée contre la banque pour « complicité de crimes contre l'humanité, de génocide et d'actes de tortures » commis au Soudan entre 2002 et 2008. Cette banque, qui bénéficie comme d’autres de l’appui du gouvernement français et de ses réseaux, aurait apporté son soutien financier au dictateur Omar el-Béchir alors au pouvoir. Elle avait déjà dû s’acquitter d’une amende de près de 9 milliards aux Etats-Unis. Oh, pas pour complicité de crimes, mais pour n’avoir pas respecté l’embargo décrété par le gouvernement américain contre le Soudan et l’Iran.

Quelle que soit l’issue de cet éventuel procès, il manquera des accusés sur le banc : les puissances impérialistes et toutes les entreprises qu’elles protègent.

États-Unis : Trump repart en guerre contre les migrants

Brève
27/09/2019

Les États-Unis viennent d’annoncer une nouvelle réduction draconienne du quota de réfugiés accueillis sur leur sol dans le cadre de leur politique dite de « réinstallation » engagée en 1980. Alors que 85 000 réfugiés, pour l’essentiel des personnes âgées, des veuves et des handicapés issus des camps de l’ONU, avaient été reçus en 2016, ils n’étaient plus que 30 000 cette année et ne seront plus que 18 000 en 2020. Une nouvelle fois, Trump, en campagne électorale permanente, a justifié sa politique par la chasse aux terroristes ! Il y aurait de quoi rire si cette fermeture des frontières n’était pas un drame pour tous ceux qui tentent par tous les moyens d’échapper à leur sort et à la barbarie de cette société.

Y'a urgence !

Brève
27/09/2019

Le comité Inter-Urgences a appelé de nouveau, vendredi 27 septembre, à une mobilisation et à des actions dans plusieurs villes. Cette mobilisation n’a cessé de grossir depuis quelque six mois qu’elle a débuté.

Une mobilisation plus que nécessaire devant l’état d’abandon et de délabrement dans lequel le gouvernement laisse les services d’urgences et même tous les services de santé publique. Au point que dans la Sarthe, par exemple, le deuxième hôpital du département déclare la fermeture de son service d’urgences de nuit jusqu’au… 14 octobre, pour l’instant.

Les misérables mesures de la ministre Buzyn ne changeront pas la donne et il faudra bien que les salariés contraignent, par leurs luttes, le gouvernement à mettre les moyens suffisants pour des prises en charges et des conditions de travail dignes.

Indemnités de licenciement : acharnement patronal

Brève
27/09/2019

La cour d'appel de Reims a approuvé le plafonnement des indemnités en cas de licenciement injustifié, disposition prévue dans la loi Macron. Cependant, elle a admis que ce dispositif peut être écarté dans les cas où il porterait atteinte de façon disproportionnée aux droits du salarié. La décision ne fait pas du tout plaisir au patronat, qui peut, grâce à la loi Macron, licencier à moindre frais. Le Medef conteste ainsi la décision devant la cour de cassation.

Certains tribunaux prudhommaux avaient accordé des indemnités bien supérieures aux barèmes Macron, qu'ils jugeaient injustes. A juste raison.

Assurance sans aucune garantie

Brève
27/09/2019

L'assureur Generali estime que les assurances vie ne lui rapportent plus assez et contraint les nouveaux épargnants à orienter 60 % des sommes versées sur ce type de contrat vers des placements beaucoup plus risqués. Ses concurrents s'apprêtent à emprunter la même voie. Evidemment, les épargnants risquent de tout perdre, en cas de mauvais placement ou de revers de fortune. Mais pour ces assureurs, comme pour tous les financiers, c'est : « après moi, le déluge ». 

Michelin : nouvelle déclaration de guerre contre les travailleurs

Brève
26/09/2019

Avec l’annonce de la fermeture prochaine de son usine de Bamberg, en Allemagne, c’est le dixième site que le géant mondial du pneu ferme en Europe depuis dix ans, soit plus de 5500 postes supprimés. Cette fois,  858 salariés sont directement privés d’emplois, alors que le groupe s’était engagé à maintenir l’activité jusqu’en 2022 et surtout alors qu’il a engrangé près d’1,7 milliard de bénéfices l’an passé et des dizaines depuis des décennies.

D’autres menaces pèsent sur les sites en France. Pas question que des travailleurs soient mis à la rue et paient les frais de la crise du capitalisme et de la soif de profits du grand capital !

Il faut prendre sur les profits pour répartir le travail entre tous, sans perte de salaire. Cela diminuera le temps de travail pénible et le chômage. De l’argent pour cela, la famille Michelin et les actionnaires en ont amassés plus qu’il n’en faut !

Imprimer txt