Brèves

COP 25 : Ils brassent du vent et réchauffent la planète

Brève
03/12/2019

La COP 25 s'est ouverte à Madrid. Les chefs d'État, y compris ceux de pays riches gros pollueurs feront mine d'écouter les alertes venues de toute part, alors que les scientifiques s'inquiètent en disant que cette réunion « est la dernière opportunité historique pour limiter le réchauffement climatique à 1,5°C d'ici la fin du siècle ».

Ces grand-messes internationales peuvent se succéder jusqu'à la fonte de la dernière banquise. Tant que le véritable pouvoir appartiendra aux capitalistes, entre autre ceux de l'énergie, du transport du BTP, des banques, dont la devise est « le profit d'abord et après moi le déluge », les catastrophes s'accumuleront. Pour sauver la planète et l'humanité, l'espèce nuisible dont il faut accélérer l'extinction, c'est le capitalisme.

Bonus pour les patrons de l’Automobile

Brève
03/12/2019

Venus à Bercy, au ministère des finances, pour pleurer la bouche pleine sur les difficultés de leur filière, les patrons de l'automobile ont trouvé des oreilles complaisantes. Bruno Le Maire, ministre de l'Économie, a sorti 50 millions d'euros « pour accompagner la transition écologique » ajoutant, sans rire, que c'était « pour protéger la planète ». Il a également annoncé la baisse des impôts sur la production.

Cette nouvelle baisse d'impôts s'ajoutera à toutes les autres sans que ni la planète ni les emplois, déjà supprimés par dizaines de milliers dans le secteur automobile, n'en profitent. La seule chose qui est sauvé, ce sont les profits des actionnaires de Renault, PSA, Faurecia et autres équipementiers.

Accidents du travail : morts pour le profit capitaliste

Brève
03/12/2019

La Sécurité sociale publie des chiffres éloquents sur les accidents de travail : en 2018, leur nombre s'élève à 651 103, en hausse de 3 %. 551 ont été mortels, contre 530 l'année précédente. Du livreur Uber écrasé par un poids-lourd, à l'intérimaire du BTP tué dans une chute, le lourd bilan a comme cause principale la quête du rendement maximum et du profit à tout prix.

Cette hécatombe résulte de la guerre de classe qui tue plusieurs fois par jour. Mais ces « morts pour le profit » ne sont salués par aucune cérémonie aux Invalides ni la moindre minute de silence. Ils passent presque inaperçus dans les médias.

Les banques chauffent

Brève
02/12/2019

Les banques font de l'argent au détriment de la population, mais aussi du climat. Ainsi, le rapport de deux ONG dénonce la plupart des banques françaises qui engrangent des profits dans le monde en investissant dans des projets de mines de charbon, de centrales thermiques, de forages pétroliers, bref de tout ce qui contribue au réchauffement climatique.

Le gouvernement prétend lutter pour sauvegarder le climat. Mais quand Macron, ce banquier d'affaires devenu président, fait de l'esbroufe sur ce sujet, il doit bien faire rire le petit monde de la banque et de la haute finance. Car c'est ce monde du grand capital qui décide et que personne ne veut toucher. C'est pourtant lui qu'il faudra mettre hors d'état de nuire pour sauver et la planète et tous ceux qui l'habitent.

Policiers voyous, justice et État responsables

Brève
02/12/2019

Des lycéens de Massy, près de Paris, ont manifesté et bloqué leur lycée. La police est intervenue, avec des gaz lacrymogènes et des lanceurs de balles LBD, les mêmes qui ont éborgné et arraché des mains de gilets jaunes. La police estime qu’elle peut tout se permettre : l’État a trop besoin d’elle pour taper sur les grévistes et les manifestants, et ensuite la justice passe systématiquement l’éponge.

Ils ont beau dire, on se fera entendre !

Brève
02/12/2019

Le gouvernement dit avoir pris des dispositions pour « aider ceux qui veulent aller au travail » le 5 décembre. Et les médias relaient sa propagande, telles les chaînes télé qui n’interviewent que des gens qui pensent travailler ce jour-là ou Aujourd’hui en France-Le Parisien qui titrait ce lundi : « Grève, le guide de survie ». Comme s’il n’y avait pas deux personnes sur trois qui trouvent légitime la grève du 5 décembre, selon l’Ifop. Et près de 80 % parmi les employés et les ouvriers. Oui, la grande majorité du monde du travail ne veut pas du massacre des retraites. Il faut le montrer, et plus nombreux nous serons à le faire, mieux ce sera pour le 5 décembre et pour après !

Prendre sur les profits pour maintenir les emplois

Brève
30/11/2019

En Allemagne, Audi a annoncé la suppression de 9 500 postes et Daimler-Mercedes au moins 10 000. Depuis plusieurs mois, les constructeurs automobiles prévoient des dizaines de milliers de suppressions d’emplois dans le monde. Ils les justifient par l’obligation de faire des économies afin de financer le passage à l’électrique et par la nécessité de faire face aux incertitudes du marché de l’automobile en cette période de guerre commerciale. Daimler veut ainsi économiser 1,4 milliard d’euros sur sa masse salariale.

Mais les travailleurs n’ont pas à payer les aléas de l’économie organisée et gérée par leurs exploiteurs. Ces dernières années, ces entreprises ont fait des milliards d’euros de bénéfices. Ces profits doivent servir à maintenir les emplois et les salaires !

Pas de micro sans travailleurs

Brève
30/11/2019

Depuis lundi 25 novembre, les antennes de Radio France sont très perturbées par la grève des salariés de l’entreprise contre un plan de 299 départs dits volontaires. Sur injonction du gouvernement, la direction veut économiser ainsi 20 millions d’euros.

Toute la semaine, les émissions habituelles ont été remplacées par de la musique sur France Inter, France Info et sur les différentes antennes de France Bleu. Vendredi 29, plus de 200 travailleurs de Radio France ont manifesté devant le Ministère de la Culture et la grève a été reconduite au moins jusqu’à lundi 2 décembre.

Les travailleurs de Radio France montrent que, partout, l’arme des travailleurs, c’est la grève. Et de cette façon, ils prennent la parole et se font entendre... en coupant les micros.

Notre santé avant leurs profits

Brève
29/11/2019

D’après une étude, 65% des salariés vont travailler alors qu’ils sont malades ou accidentés. Ce n’est certainement pas par choix ! La pression du patron, la peur de perdre son emploi, et celle de perdre de l’argent avec les jours de carence : tout s’ajoute pour obliger un travailleur à ne pas s’arrêter alors qu’il le devrait.

Les capitalistes, petits et grands, sont tellement addictes à leurs profits qu’ils nous font littéralement crever au boulot.

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