Brèves

Démocratie virtuelle, dictateurs réels

Brève
24/11/2020

Le prince saoudien Mohammed ben Salmane

Le G20, cette rencontre entre les vingt pays les plus puissants de la planète, s’est tenu en visioconférence, Covid oblige. La présidence était occupée par l’Arabie saoudite, dont le pouvoir étouffe la liberté de la presse, impose une dictature aux femmes, assassine ses opposants et finance même des groupes djihadistes. Mais c’est un bon client pour les industriels de l’armement et une pièce maîtresse de l’ordre imposé par les grandes puissances au Moyen-Orient.

Cela suffit à mesurer ce que valent les discours sur la liberté et sur la lutte contre l’islamisme radical prononcés par les dirigeants occidentaux, Macron en tête.

Décision inique

Brève
24/11/2020

La Cour nationale du droit d’asile vient de décider de faciliter l’expulsion de réfugiés afghans vers Kaboul sous prétexte que la violence « n’y est pas telle qu’il existe des motifs sérieux et avérés de croire que chaque civil qui y retourne court (…) un risque réel ». Les expulsions vers l’Afghanistan restaient jusque là limitées, en raison des risques évidents d’y retourner.

Ceux qui ont pris cette décision auront des morts sur la conscience. Mais en ont-ils vraiment une ?

Grande cause, petits moyens

Brève
24/11/2020

Manifestation lors de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes en 2019

Le 25 novembre a lieu la Journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes. En France, le nombre de victimes de violences conjugales a augmenté de 16 % entre 2018 et 2019. Il y a eu 152 féminicides en 2019. Pour lutter contre ce fléau, le gouvernement n’est pas avare de paroles mais les moyens réels restent notoirement insuffisants : les logements manquent pour accueillir les victimes ; même la mise en service du numéro d’urgence a pris du retard.

En 2017, Macron avait annoncé que les violences contre les femmes seraient la « grande cause du quinquennat ». Encore des mots, toujours des mots.

 

Vivement le vaccin contre le capitalisme

Brève
24/11/2020

6 milliards de doses des différents vaccins contre le Covid élaborés par les groupes pharmaceutiques américains et européens sont déjà réservées pour les États-Unis, l’Union européenne, le Royaume-Uni, la Suisse, le Japon, le Canada et l’Australie. Par contre, 3,9 milliards de personnes, dans 92 pays moins riches, devront se partager 500 millions de doses commandées via l’OMS, et tant pis si l’immunité pour toute l’humanité, qui ferait un vrai barrage au virus, n’est pas acquise.

Pour les géants de la pharmacie, ceux qui se soignent sont en priorité ceux qui payent.

Brésil : un meurtre raciste

Brève
21/11/2020

Lors d'une manifestation précédente contre les crimes racistes

Les images de Joao Alberto Silveira Freitas, un Noir de 40 ans, jeté à terre puis battu à mort par deux vigiles d’un magasin Carrefour de Porto Alegre au Brésil ont suscité la colère. Une scène qui rappelle l’assassinat de George Floyd par des policiers américains. Au Brésil, le racisme est toujours présent et il est utilisé comme arme par la classe dominante pour diviser les exploités, alors que face à l’approfondissement de la crise du capitalisme, ils doivent, plus que jamais, unir leurs forces.

Drones : Big Brother nous survole

Brève
21/11/2020

Outre la question du floutage des visages des policiers, le vote de la loi dite de sécurité globale a permis également au gouvernement de réintroduire dans sa panoplie l’usage des drones de surveillance. Ceux-ci avaient été utilisés au printemps pour repérer, afin de pouvoir les sanctionner, ceux qui enfreignaient le confinement. Une pratique alors sans cadre légal, qui avait même été mise en cause par le Conseil d’État, qui n’est pourtant pas un repaire de gauchistes, comme « une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée ». Pour maintenir son ordre social, la bourgeoisie et ses serviteurs politiques se donnent les moyens légaux pour se servir des techniques les plus perfectionnées. Mais ils ne pourront rien contre la force collective des travailleurs en lutte.

Le bitcoin : record spéculatif

Brève
21/11/2020

Le bitcoin, cette monnaie virtuelle, bat de nouveaux records à la Bourse. L’envolée de son cours est portée par des achats d’entreprises, en particulier ceux de la haute technologie : elles ne savent plus quoi faire de leur argent et investissent dans cet objet formel de pure spéculation bien que le cours se soit déjà effondré en 2018.

Le parasitisme de ce système est sans limite.

Loi contre le séparatisme : de pire en pire

Brève
20/11/2020

Le projet de loi contre le "séparatisme" transmis par le gouvernement aux Assemblées prévoit, dans sa dernière version, un renforcement des mesures de répression contre ceux qui font l’apologie des actes terroristes, et crée un nouveau délit de mise en danger par diffusion. Il menace aussi les travailleurs des services publics, s’ils ne respectent pas en tous lieux la laïcité. Des termes suffisamment flous pour donner toute liberté, si on ose dire, à un gouvernement, quel qu’il soit, de réprimer.

Le projet ne contient même plus de mesures contre les discriminations, qui auraient donné prétexte à certains parlementaires de gauche pour l’accepter.

Cette loi contribue à montrer avant tout du doigt les musulmans et les travailleurs immigrés, en les confondant avec les terroristes, mais par ricochet, elle peut concerner l’ensemble du monde du travail. Contre de telles campagnes, les travailleurs ne doivent pas se laisser diviser.

Diffusion d’images de policiers : venez donc en discuter au commissariat

Brève
20/11/2020

Les journalistes ont eu un avant-goût de la loi dite de sécurité globale, lors de leur manifestation contre la limitation du droit de filmer ou de diffuser des images de policiers.

Deux d’entre eux ont été placés en garde à vue à l’issue du rassemblement devant l’Assemblée nationale, dont un pendant douze heures.

Ce fait qui a choqué, s’ajoutant aux réactions à des propos provocateurs du ministre de l’Intérieur Darmanin, a obligé le gouvernement à réécrire l’article contesté de la loi en ajoutant une nuance toute formelle qui garantirait « la liberté de la presse ». Mais on constate que la police n’a pas besoin de loi pour empêcher les journalistes de diffuser des images de leurs exactions.

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