Brèves

États-Unis : manifestations contre les menaces de guerre

Brève
06/01/2020

Au Moyen-Orient, la présence militaire massive de l'impérialisme américain porte en elle la possibilité permanente de nouvelles guerres. Avec l'assassinat d'un général iranien et les menaces quotidiennes de Trump qui a envoyé ces derniers jours 3 000 soldats supplémentaires dans la région, la guerre larvée des États-Unis contre l'Iran peut prendre une bien plus grande ampleur.

C'est cette politique d'intervention guerrière à 10 000 km de leur territoire, que contestent les Américains qui ont organisé le 4 janvier des manifestations anti-guerre dans 80 villes des États-Unis. Les anciens se rappellent des horreurs de la guerre du Vietnam. Plus récemment, les invasions de l'Afghanistan et de l'Irak par l'armée américaine ont aussi mené à des catastrophes.

Troupes américaines - et françaises - hors du Moyen-Orient !

Cambodge : le « développement » avec la peau des ouvriers

Brève
06/01/2020

Chantier de restauration sur un lieu touristique

Le 3 janvier, un hôtel en construction s'est effondré à Kep, dans le sud du Cambodge, tuant au moins 36 personnes. Il y a des femmes et des enfants parmi les victimes car des ouvriers vivent sur les chantiers avec leur famille trop pauvre pour se loger décemment.

Les autorités ont arrêté le propriétaire de l'hôtel, soupçonné d'avoir triché sur les matériaux de construction ou de ne pas avoir respecté les normes de sécurité, comme cela est fréquent. Une catastrophe similaire avait déjà eu lieu en juin dernier à Sihanoukville.

En fait le gouvernement, avocat de ce « développement » basé sur le tourisme, est complice. Il a partie liée avec les hommes d'affaires qui investissent dans des hôtels, des casinos, des gratte-ciels, censés leur rapporter gros.

Ce sont les 200 000 ouvriers du secteur de la construction qui prennent tous les risques. Et les patrons qui les exploitent qui encaissent tous les bénéfices...

Algérie : un nouveau gouvernement du système

Brève
03/01/2020

Le premier ministre algérien, Abdelaziz Djerad, a annoncé la composition de son gouvernement. Il a pioché dans la « vieille cave à ministres » comme le dénoncent les manifestants. Cet ancien ministre des années 2000 a nommé des membres du « système » dénoncé par la population. Quatre des cinq principaux ministres figuraient déjà dans un précédent gouvernement établi par Bouteflika.

Les notables et les bourgeois qui ont profité du pouvoir pour s'enrichir n'ont donc l'intention ni de renoncer à leurs privilèges ni de s'effacer. Ni ce gouvernement, ni le nouveau président, élu avec un score largement bidonné par moins de 40 % des électeurs, ne représentent les classes populaires, et encore moins leurs intérêts. Celles-ci n'ont donc pas l'intention de renoncer à se faire entendre comme le montrent les nouvelles manifestations de ce vendredi 3 janvier.

Pour les bourgeois, « l’État, c’est nous »

Brève
03/01/2020

Elisbeth Borne, chez elle dans le monde patronal

La ministre des transports Élisabeth Borne vient à son tour d’être épinglée pour ses liens avec le monde des affaires. Alors qu’elle dirigeait la RATP, elle était en même temps au conseil d’administration de l’Institut pour la gestion déléguée, organisme qui défend les intérêts des capitalistes profitant des délégations de service public. Parmi les entreprises qui financent cet institut, on trouve la SNCF, la RATP, Veolia, Bouygues, Eiffage, Vinci, Sodexo,… autant de sociétés à qui l’État et les collectivités locales sous-traitent la restauration collective, la collecte des déchets, les autoroutes, l’énergie, etc...

A travers de multiples instituts, associations, groupes de pression, à travers aussi les ex hauts-fonctionnaires qui dirigent les grands groupes privés, on retrouve des hommes - et quelques femmes - qui sont issus des mêmes grandes écoles, du même milieu que les dirigeants politiques. Ils copinent en permanence. De quoi démystifier la fable de l’État « au service de l’intérêt général ».

Iran-USA : du terrorisme d'État en Irak à la guerre tout court ?

Brève
03/01/2020

Téhéran aujourd'hui, des ruines demain ?

Dans la nuit du 3 janvier, une frappe de drones américains a tué à Bagdad neuf personnes, dont le général iranien Soleimani. Commandant en chef des troupes iraniennes intervenant à l'étranger, son assassinat est présenté par Trump et ses ministres comme la « punition » suite aux manifestations contre l'ambassade américaine à Bagdad.

Depuis que Trump a remis en cause l'accord sur le nucléaire avec l'Iran en 2018, Téhéran est redevenu la cible désignée des USA. Avec cette exécution, Trump a voulu afficher que les États-Unis frappaient quand ils voulaient et où ils voulaient, montrant ainsi, une nouvelle fois, qu'ils se considèrent les gendarmes de l'ordre impérialiste. Il prend ainsi délibérément le risque de déclencher une véritable escalade guerrière dans une région déjà ravagée par la politique des grandes puissances.

Un enchaînement sanglant dont on ignore vers quoi il peut entraîner la planète !

Les travailleurs ne veulent pas des miettes.

Brève
02/01/2020

Au premier janvier, le SMIC horaire augmente de... huit centimes d'euro soit à peine 15€ nets par mois. Voilà qui est censé compenser l'augmentation officielle des prix de 1,2%. Même avec cette augmentation microscopique, le SMIC reste un salaire de misère qui ne permet pas de vivre décemment. Quant à l'allocation adulte handicapée, à la prime d'activité, aux prestations familiales ou aux aides au logement, elles augmentent de 0,3%, bien moins que l'inflation.

Pour le gouvernement, il s'agit là « d'une revalorisation maîtrisée ». Admirons cette « maîtrise » à la sauce patronale. Alors que les fortunes des plus riches explosent, des millions de travailleurs doivent se contenter des quelques cacahuètes. Quel mépris, quelle arrogance de la part d'un gouvernement, qui à bourse ouverte pour le patronat.

De quoi alimenter encore plus la colère et la détermination !

Gouvernement aux ordres du capital

Brève
02/01/2020

Jean-François Cirelli, le patron de l'antenne française de l'institution financière Blackrock vient de recevoir la légion d'honneur. Beaucoup y voient une confirmation de l'influence de ce fond d'investissement aux 7000 milliards de dollars sur la réforme des retraites. Il est vrai que l'idée de faire cotiser les travailleurs les mieux payés à des fonds privés pour compenser la baisse des retraites dans le futur allèche bien des assureurs privés. Cela se rajoute aux révélations sur les liens étroits entre Delevoye et les compagnies d'assurance françaises.

Cela illustre les pressions multiples sur les gouvernements de tous ceux qui possèdent les grands groupes capitalistes pour augmenter leur ponction sur toute la société en sacrifiant salaires, emplois et retraites.

Par contre, remettre une breloque avant la fin de la bataille, c'est aller vite en besogne. Les travailleurs en lutte contre la réforme des retraites sont loin d'être à terre et le mouvement a encore la ressource de s'étendre dès la semaine prochaine.

Les vœux de Macron et les nôtres

Brève
01/01/2020

Sans surprise, Macron a profité de ses voeux pour resservir le baratin qu'il répète en boucle depuis des mois : sa réforme des retraites serait pétrie de « progrès et de justice sociale ». Bravache, s'adressant à ses électeurs de droite, il a assuré que « la réforme sera menée à son terme » , invitant les « partenaires sociaux à trouver un compromis »... mais sur la base du projet qu'il propose. Discutons, mais c'est moi qui décide !

Depuis le 5 décembre, des millions de travailleurs l'affirment, par la grève, dans les manifestations ou encore à travers tous les sondages : sa réforme ils n'en veulent pas. Ils ne veulent ni compromis ni report sur leurs petits-enfants, mais le retrait total.

D'autres avant Macron se disaient « droits dans leurs bottes ». Avec quelques millions de manifestants dans la rue, ils ont dû manger leur chapeau. C'est bien parti pour que le projet de Macron, botté en Père Noël de pacotille, connaisse le même sort.

Irak : armée US, armée d'occupation

Brève
01/01/2020

Après un bombardement américain sur une zone contrôlée par des milices liées à l'Iran, qui aurait fait 25 morts, l'ambassade des États-Unis à Bagdad a été la cible de manifestations. Officiellement retirés depuis 2011, les USA maintiennent 5 200 soldats en Irak sans compter des milliers de mercenaires embauchés par des sociétés privées. Les représailles étaient d'ailleurs destinées à venger la mort de l'un d'eux.

Depuis des semaines, la population irakienne proteste contre la corruption et la misère. Elle rejette les politiciens irakiens mais aussi leurs parrains iraniens et américains. Si les médias ont bien relayé l'hostilité à l'Iran, très partagée en Irak, ils étaient restés discrets sur le rôle des États-Unis.

Que la colère populaire se tourne contre les troupes et la représentation des USA en Irak, responsables au premier chef du chaos dans ce pays, n'a rien d'étonnant. Les USA récoltent ce qu'ils ont semé.

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