Brèves

Nationalisation… des pertes

Brève
18/03/2020

Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, puis Edouard Philippe lui-même, ont évoqué la possibilité que l’État nationalise ou prenne une part du capital de certaines grandes entreprises ayant du mal à se remettre de la crise engendrée par le Covid 19. En Italie, l’État a déjà annoncé la nationalisation de la compagnie d’aviation Alitalia.

Pendant des crises telles que celles que nous vivons, les États peuvent faire le choix d’intervenir en bons serviteurs des capitalistes : ils nationalisent les pertes ; ils indemnisent, totalement ou partiellement, et à bon prix ; et ils feront éponger les dettes par les salariés et la population laborieuse.

Les États à la rescousse des capitalistes

Brève
18/03/2020

Siège de la Fed

La Banque centrale américaine, la Fed, a annoncé un plan d'au moins 700 milliards de dollars pour racheter la dette des entreprises, des banques et du secteur immobilier. Elle tente ainsi d'enrayer l'effondrement des marchés et des bourses dans cette nouvelle crise mondiale. Pour l'instant, rien ne semble devoir calmer la panique des marchés financiers. C'est la même stratégie qui avait été déployée en 2008 au plus fort de la crise des subprimes, pendant laquelle les banques centrales et les États avaient fait marcher la planche à billets pour sauver leur économie défaillante.

Toute leur démarche tient en quelques mots : les dollars pour les capitalistes, la dette pour les travailleurs comme à chaque fois. On est prévenu, donc ne nous laissons pas faire.

Ils ont le souci de la santé… des profits

Brève
17/03/2020

Un laboratoire allemand se disant près de sortir un vaccin contre le Covid-19, Trump lui a offert un pont d’or s’il le réservait… au marché américain.

C’est fou et monstrueux alors que le monde entier est touché. Et c’est bien à l’image d’une société régie par la course au profit capitaliste.

Si chaque grand groupe pharmaceutique veut être le premier à trouver un tel vaccin, ce n’est pas par souci de la santé. C’est que la perspective de toucher ce gros lot planétaire fait saliver leurs actionnaires.

On a retrouvé le « pognon de dingue »

Brève
17/03/2020

En trois semaines de tempête boursière, les 40 plus grandes entreprises françaises (le CAC 40) ont vu leur capitalisation fondre de 1 000 milliards d’euros.

C’est dire à quel point ce système capitaliste n’est qu’un château de cartes fondé sur la spéculation.

Mais cette somme énorme – 13 fois le budget de l’Éducation nationale ! – montre aussi combien les gouvernants nous mentent quand ils prétendent ne pas savoir où trouver l’argent pour les salaires, l’école, la santé, le logement, les services sociaux…

Le bon sens avant le profit

Brève
17/03/2020

PSA et Michelin viennent de décider de fermer leurs usines alors que des salariés de l’automobile, à l’appel de la CGT, demandaient l’arrêt de la production, comme l’ont fait les constructeurs automobiles dans des pays très atteints par le virus, dont l’Italie et l’Espagne.

Car il est aberrant que, pour la seule raison d’en tirer des profits pour les actionnaires, des dizaines de milliers de travailleurs doivent s’entasser dans les transports, puis dans les vestiaires et enfin à leur poste de travail, des situations propices à la diffusion du virus.

Dans l’automobile comme ailleurs, le bon sens et la santé des travailleurs doivent passer avant les profits.

Le virus du nationalisme

Brève
17/03/2020

rétablissement des contrôles à la frontière avec l'Allemagne depuis le 15 mars

Des Etats européens ont rétabli des contrôles aux frontières, comme l'Allemagne depuis le 15 mars, en prétendant ainsi vouloir empêcher la propagation du coronavirus. Comme s'il avait besoin d’un passeport pour circuler et frapper !

C’est stupide. De Trump aux dirigeants européens, ces démagogues le savent bien. Mais ils présentent quand même les frontières comme une protection face au virus, comme ils en font un remède au chômage et aux bas salaires.

Leur seul but est de nous faire oublier que la société est divisée entre exploiteurs et exploités, afin de nous faire croire qu’on devrait être soudés au nom de la « patrie » et de la « nation », derrière le grand patronat et la bourgeoisie.

Mensonges de classe à grande échelle

Brève
17/03/2020

Macron, ses ministres et les journalistes-vedettes des médias affirment que les salariés ne perdront rien s’ils sont au chômage partiel du fait de la crise sanitaire. Faux !

Officiellement, ils ne seront indemnisés qu’à 70 % du salaire brut pour un salaire supérieur au smic (84 % du salaire net). Mais des millions de travailleurs n’y auront même pas droit : les intérimaires ou CDD dont les missions ne sont pas renouvelées, les précaires n’ayant qu’un « petit boulot », des employés de l’Éducation nationale sans contrat, des salariés de sous-traitants des aéroports, etc.

Le patronat, lui, sera dédommagé à 100 %. Et le gouvernement a débloqué des dizaines de milliards de « soutien à l’activité », destinés en fait au patronat.

Cadeau !

Brève
14/03/2020

Le ministre de l’économie Le Maire a annoncé que les mesures de soutien économique - comprenez de soutien aux patrons – face à la pandémie de coronavirus, coûteront des dizaines de milliards d’euros. C’est le montant du cadeau que l’État s’apprête à offrir aux patrons pour les dédommager du chômage partiel qu’ils prévoient.

Mais si les patrons seront dédommagés à 100% de leurs frais pour le chômage partiel, ce n’est pas le cas des travailleurs qui le seront à 70% du salaire brut (84 % du net) pour les salaires au-dessus du Smic.

Ainsi  s’il n’y a rien pour la santé, rien pour les travailleurs dans ces milliards, pour les capitalistes, c’est « open bar ».

Nouvelle explosion d’une usine près de Rouen

Brève
14/03/2020

Six mois après l’incendie de Lubrizol à Rouen, Saipol, une autre usine classée Seveso  de cette région a connu une explosion vendredi 13 mars, et l’incendie a duré 4 heures. Les salariés ont été évacués et la population alentours a été confinée plusieurs heures.

Il y a deux ans, une usine du groupe Saipol à Dieppe avait  été mise en examen pour violation manifestement délibérée d’une obligation de sécurité ayant entrainé la mort de deux salariés… Et là il faudrait croire leurs propos rassurants sur la situation à Rouen ?

Santé, environnement, les capitalistes font courir des risques incontrôlés à toute la société pour augmenter leurs profits, il faut que les travailleurs les contrôlent.

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