Brèves

Etudiants indiens en lutte

Brève
29/11/2019

Université Nehru à New Delhi, en Inde

Depuis le 28 octobre, les étudiants de l'université Nehru, à New Delhi, sont mobilisés. Le gouvernement indien a en effet décidé d'augmenter d’un seul coup les tarifs des chambres étudiantes de 20 à 600 roupies, ainsi que les frais de scolarité, portées à 2 000 roupies. Cette hausse vertigineuse exclurait près de 40 % des étudiants issus des classes populaires, selon les syndicats. Un couvre-feu et un code vestimentaire seraient également instaurés.

Les étudiants montrent qu'ils ne comptent pas se laisser exclure ni bâillonner, et on les comprend !

Agriculteurs : dans la jungle capitaliste

Brève
28/11/2019

Venus de différents coins de France, des agriculteurs ont manifesté à Paris. Près de 900 tracteurs ont bloqué le périphérique et se sont rendus sur les Champs-Elysées pour dénoncer la baisse de leurs revenus et la mise en place de nouvelles normes comme l’interdiction du glyphosate en 2021.

Tous les manifestants n'étaient certainement pas de petits agriculteurs. Les plus riches, les capitalistes de la campagne, ne sont pas les derniers à donner de la voix. Mais il y a les autres. Et le fait est que la loi du marché, qui règne sur l'agriculture comme sur l'ensemble de l'économie capitaliste, broie les petits : 20 % des agriculteurs ne parviennent plus à vivre de leur activité.

Alors ceux qui refusent de se laisser mettre sur la paille pour les profits des capitalistes de la grande distribution, des banques et des industriels de l’agro-alimentaire ont bien raison de se faire entendre !

Aide médicale d’État : démagogie nauséabonde et réalité

Brève
28/11/2019

D’après une étude, 49 % des migrants sans papiers en France ne font pas appel à l’Aide médicale d’État (AME), soit qu’ils ne savent pas qu’elle existe, soit qu’ils se découragent face à la complexité des démarches nécessaires pour l’obtenir.

Tous ceux qui osent parler de « tourisme médical » sont des menteurs et des démagogues.

Retraites : Philippe joue du pipeau

Brève
28/11/2019

Le gouvernement s’attend à une mobilisation massive le 5 décembre, et il cherche à intimider ceux qui hésitent à se joindre au mouvement. Edouard Philipe a certes annoncé vouloir faire passer sa réforme des retraites « sans brutalité » et s’est dit prêt à discuter et à négocier de tout, mais il a confirmé qu’il continuerait à garder le même cap, c’est-à-dire à mettre en place sa réforme-démolition. C’est-à-dire travailler plus longtemps - à condition de trouver un travail - pour obtenir une pension de misère.

Aucune raison d’accepter et toutes les raisons d’être en grève et dans la rue le 5 décembre … et de préparer la suite.

Les travailleurs finlandais en grève

Brève
28/11/2019

Depuis le 11 novembre, les employés de la Poste finlandaise sont en grève contre le transfert de plusieurs centaines d’entre eux vers un nouveau régime bien moins favorable. Les salaires baisseraient ainsi de 30 % en moyenne. Les milliers de grévistes se battent aussi pour des augmentations de salaire.

Par solidarité, les travailleurs des transports se sont mis en grève lundi 25 novembre, paralysant en grande partie le pays. Des préavis de grève ont été déposés pour le 9 décembre par les travailleurs de l’industrie et des services. Ces travailleurs réclament aussi des augmentations de salaire et l’abrogation d’une loi de 2016 qui avait imposé des heures supplémentaires non payées.

Après des années d’attaques des patrons et des gouvernements à leur service, les travailleurs finlandais relèvent la tête par cette grève qui deviendra peut-être générale. Partout les mêmes attaques, donc partout la même riposte, la même défense !

L'appétit sans fin des capitalistes

Brève
27/11/2019

Le géant de la restauration collective Compass Group annonce la suppression de 4 000 emplois, essentiellement en Europe. Ce mastodonte ne fait même pas semblant d'avoir des difficultés : son chiffre d'affaire avoisine les 29 milliards d'euros, en hausse de 6,4 %. Dans le langage patronal, il s'agit donc non pas de sauver l'entreprise, mais d'avoir « un modèle d'emploi adapté » à un « environnement macroéconomique » avec un « moral des consommateurs en baisse ».

Derrière ce jargon on retrouve une même démarche qui fait que cette fois encore la masse salariale est « la variable d’ajustement », et jamais les profits des actionnaires et des dirigeants.

Voilà qui mériterait un « modèle de réponse adaptée » des travailleurs à la hauteur de cette attaque.

Exploitation 2.0

Brève
27/11/2019

Google a licencié quatre salariés, les accusant d’avoir consulté des documents auxquels ils n’auraient pas dû accéder. En réalité, les quatre salariés en question avaient organisé une grève dénonçant des faits de harcèlement sexuel cachés par les dirigeants de Google et dénoncent aussi leur collaboration avec la police de l’immigration et des frontières. Ils accusent le groupe de tout faire pour se débarrasser des contestataires et des syndicats.

Google produit une technologie des plus modernes, avec les mêmes méthodes qu’utilisent les exploiteurs depuis des siècles.

Mali : morts pour Bolloré, Areva, et autres industriels

Brève
27/11/2019

13 soldats français sont morts lors d'une opération de la mission Barkhane au Mali. C'est le plus lourd bilan pour l'armée française depuis longtemps.

Toute la classe politique s'est émue de ce drame et essaye de faire partager son émotion, réelle ou de circonstance, à la population. Ce sont pourtant ces politiciens de tous bords qui envoient des milliers d'hommes maintenir l'ordre impérialiste en Afrique, au péril de leur vie. Loin de s'améliorer, la situation dans le Sahel s'est dégradée, et en premier lieu pour les populations locales.

Alors, aujourd'hui comme hier, troupes françaises, hors d'Afrique !

Chlordécone : l'État reconnu responsable

Brève
26/11/2019

Après des décennies de silence et d'immobilisme, une enquête parlementaire vient de conclure à la responsabilité écrasante de l'État français dans l'empoisonnement au chlordécone de la population antillaise. En effet, alors que la toxicité de ce pesticide était connue depuis 1969, il n'a été interdit en métropole qu'en 1990. Puis, les puissants lobbys de la banane aux Antilles ont obtenu du gouvernement Mitterrand des dérogations jusqu'en 1993. Résultat : les sols des Antilles sont massivement pollués, et 95 % des habitants seraient contaminés.

Pour satisfaire les exigences de ces lobbies, l'État français a sacrifié la santé de toute une population, et en particulier des travailleurs de la banane, particulièrement exposés. Un système hautement toxique.

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