Brèves

CETA ou pas, ce sont les capitalistes qu’il faut contrôler

Brève
24/07/2019

Le parlement a approuvé le CETA, cet accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne. Les capitalistes des deux bords vont pouvoir ainsi économiser des centaines de millions d’euros de taxes de douanes et accéder à de nouveaux marchés.

Le CETA, comme les autres accords de ce type, sont des accords entre brigands, afin de mieux exploiter les marchés et faire monter les bénéfices. Les travailleurs n’ont rien à y gagner. Mais ils ne doivent pas non plus croire tous ces politiciens qui, d’accord avec le CETA ou hostile à ce traité, en appelle à l’État français et à ses frontières pour contrôler ce que font les capitalistes. De la vache folle aux lasagnes de cheval, et aux essais automobiles truqués, ils sont capables d’utiliser les pires combines pour échapper aux contrôles ou jouer avec les lois et règlements de toutes sortes pour gagner plus.

Les frontières ne protègent pas les travailleurs. Seul leur contrôle, direct et permanent, sur ce que font les capitalistes pourrait être efficace.

Des parlementaires en quête de popularité

Brève
24/07/2019

Le jeune suédoise Greta Thunberg a dénoncé devant les parlementaires l’inaction des gouvernements en reprenant des extraits du rapport du GIEC qui alertent sur les conséquences des activités humaines à la source du réchauffement climatique et de leurs conséquences sur la biodiversité.

A l’exception de quelques parlementaires de droite et d’extrême droite particulièrement méprisants, les députés l’ont applaudi. Des applaudissements  non dénués d’hypocrisie de la part de représentants qui pour la plupart s’inclinent devant les capitalistes, principaux pollueurs. Les jeunes qui prennent conscience du sombre avenir que le système capitaliste propose à la planète doivent diriger leur colère contre ceux qui sont les responsables de la destruction de l’environnement commun. C’est le prolongement logique et cohérant de leur combat.

De Rugy blanchi par ses pairs

Brève
24/07/2019

Interviewé sur France 2, de Rugy se présente en homme honnête –et blanchi-, victime d’une machination de la presse en particulier Médiapart qui serait trop à l’écoute de certains gilets jaunes. Rien ne lui parait anormal, ni les bouteilles à 500 euros, les placards à 17 000 euros, ni se servir de ses indemnités parlementaires exonérées d’impôts pour payer les cotisations à son parti. Image-t-il qu’une caissière à qui il manque quelques euros dans sa caisse en fin de journée ait une chance de garder son emploi ?

Même s’il ne s’agit que de petites magouilles comparées à celles de la grande bourgeoisie, de Rugy a peut être convaincu ses proches et ses partisans à l’Assemblée qu’il était resté dans les limites de la légalité. Mais ni les smicards, ni les retraités, ni les chômeurs qui eux aussi en toute légalité, n’arrivent pas à joindre les deux bouts en fin de mois.

(In)action logement : une ponction sur le dos du logement social

Brève
24/07/2019

Le gouvernement annonce qu’il entend prélever 500 millions d’euros sur la trésorerie d’Action logement, la structure qui a succédé au 1% patronal. Alimentée par les cotisations patronales, celle-ci est censée financer la construction de logements sociaux. C’est peu de dire qu’elle ne remplit pas son rôle quand on voit les difficultés pour trouver un logement pour les familles populaires, et ce n’est pas cette ponction qui va l’y aider. Or sa trésorerie, sur laquelle le gouvernement lorgne, est forte de près de 8 milliards. Une somme qu’il faudrait utiliser  pour lancer la construction ou la rénovation à prix coutants de logements dignes de ce nom, sans en passer par les rapaces de l’immobilier.

Fonction publique : une saignée annoncée

Brève
24/07/2019

Gérald Darmanin prévoit environ 15 000 suppressions de postes de fonctionnaires durant le quinquennat. C’est certes moins que les 50 000 promis à l’électorat réactionnaire durant sa campagne par Macron, mais c’est sans compter les 70000 suppressions de postes dans les collectivités territoriales confirmées par le même Darmanin. Des suppressions dont les travailleurs de ces services comme les usagers feront les frais. Dans le public comme dans le privé, les travailleurs ont donc toutes les raisons de se préparer à la contre-offensive.

Portugal : une catastrophe qui n’est pas que « naturelle »

Brève
24/07/2019

De gigantesques incendies ravagent depuis plusieurs jours les zones montagneuses du centre du Portugal et ont déjà fait des dizaines de blessés. Dans cette même région, le feu avait tué, et pour les mêmes raisons, plus de 100 personnes en 2007. À cause de l’exode rural, c’est-à-dire de la difficulté de tirer un revenu de l’agriculture, les champs sont abandonnés et les forêts non entretenues. Les eucalyptus, plantés pour alimenter l’industrie du papier, constituent également un terrain inflammable. Quant aux services de prévention et d’intervention, ils restent, malgré les investissements réalisés depuis la catastrophe d’il y a deux ans, notoirement sous-équipés et laissés sans moyens. À l’image au fond de cette société capitaliste qui délaisse tout ce qui ne lui rapporte pas suffisamment et confie à l’État la charge d'en assurer les financements ... avec une partie insuffisante de l’argent des contribuables, la majeure partie servant à subventionner les gros possédants au Portugal comme ailleurs.

Hong Kong : violence des gangs et violence sociale

Brève
23/07/2019

Faisant face à un mouvement massif qui dure depuis deux mois pour exiger plus de démocratie, la police de Hong Kong, c’est-à-dire le pouvoir chinois, a utilisé  des gangs armés pour s’en prendre violemment aux manifestants. Tout semble indiquer qu’elle a  commandité cette attaque. C’est d’ailleurs ce que pensent  nombre de protestataires. Paradis pour les spéculateurs et les affairistes du monde entier sous le joug britannique puis  rétrocédé  à la Chine, Hong Kong reste un régime  dur aux  travailleurs qui  y vivent et y travaillent.

Migrants : un « mécanisme de solidarité »... entre États mais contre les migrants

Brève
23/07/2019

14 pays de l’Union européenne (UE), dont l’Allemagne et la France, viennent de signer un accord sur le sort des migrants en Méditerranée. Intitulé  « mécanisme de solidarité », il vise à organiser la répartition automatique des migrants entre ces pays. Mais son objectif véritable, clamé par Macron, est « d'accélérer le retour » de ceux qui « n'ont pas vocation à l'asile ». Une antienne qui sert depuis des années à justifier les camps indignes, les expulsions et la chasse aux migrants. Face à la barbarie de la société, aux guerres, aux famines, à la misère : liberté de circulation et d’installation pour tous nos frères de classe !

JO 2020 au Japon : l’envers du décor

Brève
23/07/2019

La BWI, une  organisation internationale des travailleurs du bâtiment, a publié un rapport intitulé « La face obscure des JO d’été de Tokyo ». Comme ce fut le cas pour les chantiers récents des coupes du monde ou des jeux olympiques en Afrique du Sud, au Brésil ou dans le futur proche au Qatar, les rythmes imposés sont intenables et les accidents, y compris mortels, sont  fréquents. Absence de contrats, 28 jours de travail par mois, salaires très bas, surexploitation des travailleurs immigrés : tout cela pour assurer les bénéfices des multinationales, marchands de béton et sponsors de ces  jeux qui font penser aux jeux du cirque de l’antiquité romaine.

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