Brèves

Face à l’épidémie, Macron essaye d’instrumentaliser la situation

Brève
13/03/2020

Suite aux appels de Macron à une « union sacrée » contre l’épidémie, la quasi-totalité des responsables politiques s'est rangée derrière lui et a salué l’attitude du Président, Mélenchon par exemple expliquant que l’heure était à la « solidarité et la cohésion ». Donc si le grand patronat va recevoir de l’État des reports d’impôts et de nouvelles aides ponctionnées sur les fonds publics, les travailleurs, eux, vont devoir se battre pour ne pas subir les effets du chaos boursier et du nouvel accès de fièvre de l’économie capitaliste. Malgré ce qu’en disent Philipe et Le Maire qui déclarent que les salariés ne perdront pas un centime, on connait d’avance ce que valent de telles promesses, d’ailleurs déjà contestées par des spécialistes. Quant aux saisonniers et aux intérimaires, ils en sont déjà des victimes annoncées.

Les travailleurs n’ont pas à payer les conséquences du fonctionnement de ce système entièrement tourné vers la rentabilité en faveur des actionnaires et des riches. Cette fois encore, l’union que proposent les macronistes est un piège grossier.

L’hôpital malade du profit

Brève
13/03/2020

Parmi ce qui motive la fermeture des établissements scolaires dès le lendemain du premier tour des élections municipales, le 15 mars, il y a la volonté d’étaler le pic de la maladie afin d’éviter que les hôpitaux ne soient submergés par le nombre de cas à traiter. Cela se comprend dans l’urgence que nécessite la situation. Mais si on en est là, c’est que les différents gouvernements ont tellement réduit les hôpitaux à la portion congrue qu’ils sont incapables de faire face à une telle épidémie. La consigne est donc de reporter toutes les opérations chirurgicales non urgentes. Et le personnel hospitalier, qui a depuis longtemps dénoncé cette politique d’austérité, va en subir les conséquences aggravées.

 Ce virus est un problème inquiétant. Mais la manière dont les gouvernements l’affrontent juge ce système, entièrement voué et dévoué à la recherche échevelée des profits.

Le profit d’abord

Brève
13/03/2020

Les rassemblements de plus de 100 personnes dans les stades, les salles de spectacles et autres meetings et réunions politiques sont désormais interdits. Mais qu’en est-il des usines et autres lieux de travail ? Cela reste, en fait, au bon vouloir des directions d’entreprises qui décideront ou pas de faire appel à l’État pour qu’il finance le chômage partiel. Mais dans la plupart des entreprises, même dans les départements où le virus s’est déjà développé comme dans le Haut-Rhin, les usines et les entreprises continuent à faire travailler.

Dans certaines de ces entreprises, des travailleurs se sont mis en droit de retrait, mais comme à chaque fois, pour protéger leur santé, comme pour leurs emplois et leurs salaires, les travailleurs ne pourront compter que sur leur organisation et leurs réactions collectives.

 

Privatisation d’ADP reportée

Brève
12/03/2020

Le gouvernement vient d’annoncer  la suspension, pour le moment, de son projet de privatisation totale d’Aéroports De Paris (ADP) dont l’État détient encore 50,63 % du capital.

Syndicats et partis politiques opposés à cette privatisation avaient organisé une pétition qui n’avait obtenu que 1,2 millions de signatures alors que les règles pour qu’un referendum d’initiative populaire prenne effet exigent de présenter un minimum de 4,7 millions de signatures pour mettre le gouvernement dans l’obligation de consulter les électeurs sur telle ou telle décision.

Mais  la raison immédiate de cette suspension provisoire de la privatisation est bien plus triviale : le coronavirus a fait chuter le nombre de vols et la fréquentation des aéroports. Du coup le cours des actions d’ADP a chuté. L’État est là pour servir la soupe aux capitalistes, mais quand elle n’a pas assez de crème ou de lard, il retarde la livraison aux clients, rien de plus.

Boiron : licenciements à haute dose

Brève
12/03/2020

Le laboratoire de produits homéopathique Boiron supprime plus de 600 postes, soit le quart de ses effectifs en France.

Ce  groupe avait dans un premier temps fait du chantage à l'emploi, alors que le gouvernement s'apprêtait à dérembourser partiellement les produits homéopathiques.

En réalité, la baisse des ventes avait commencé avant que ce déremboursement prenne effet. Ce qui n'empêche pas ce groupe d'avoir accumulé des profits sur des années et de disposer de plus de 200 millions d'euros de trésorerie. Aujourd'hui il fait le choix de sacrifier des travailleurs comme n'importe quel capitaliste sans rien retrancher à ses profits passés et sans doute futurs.

Leur issue à la crise et la nôtre

Brève
12/03/2020

Présidente de la banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde a déclaré  que la situation économique actuelle évoquait un « scénario qui rappellerait celui de la grande crise financière de 2008 ». S’adressant aux dirigeants de l’Union européenne, elle a ajouté : « Certaines parties de vos économies pourraient s'effondrer ». Oh ce n’est pas pour condamner le capitalisme et le parasitisme de la bourgeoisie et de la finance : c’est pour annoncer des mesures d’aides pour leur sauver la mise une nouvelle fois. Pour eux, l’argent va une nouvelle fois couler à flot. Dans des pays, comme en Grande-Bretagne et en Italie, l’État vole déjà au secours du grand capital des dizaines de milliards à l'appui. Face à la menace d’un effondrement généralisé, le salut des travailleurs nécessite qu’ils prennent les manettes de ce système économique en folie.

L’impérialisme français cherche à se blanchir des crimes dont il est complice

Brève
11/03/2020

Le sénat français vient d’organiser un colloque sur les « responsabilités » dans le génocide du Rwanda. L’État français, par la voie des intervenants, y a fait entendre la petite musique qu’il chante depuis le génocide qui a eu lieu dans ce pays en 1994. A savoir que les nationalistes Tutsis, qui ont été tués par centaines de milliers, seraient aussi responsables de massacres. Il est pourtant évident que l’assassinat de 800 000 Tutsis et Hutus modérés, fut bien l’œuvre du gouvernement pro-Hutu !

Si l’État français essaye de réécrire l’histoire depuis 26 ans, c’est parce qu’il porte une responsabilité écrasante dans ce génocide. Il était un soutien sans faille du gouvernement Hutu. C’est lui qui a armé et entrainé les armées génocidaires. Et ce mépris pour ses responsabilités  dans ce massacre se résume dans la phrase de Mitterrand, président de la République en 1994 : « Dans ces pays-là, un génocide n’est pas trop important » avait-il déclaré.

Retraites, une conférence de larbins

Brève
11/03/2020

A la conférence de financement des retraites, quatre syndicats patronaux et quatre syndicats  de salariés qui collaborent seraient prêts à valider des « mesures d’âges », c’est-à-dire valider le fait que de plus en plus de travailleurs partiront à la retraite de plus en plus tard, ce que ces syndicats, entre autres la CFDT, considéraient comme inacceptable jusque-là.

Ils prennent prétexte du déficit supposé des caisses de retraite en 2027. Oui, un prétexte car en réalité on s’attaque ainsi gravement aux conditions de vie des travailleurs en refusant de s’en prendre aux profits patronaux.

Ainsi l’État se dit prêt à prendre sur son budget pour compenser les exonérations de cotisations dont bénéficient les entreprises, mesure qui grève les budgets des caisses de retraites. C’est une manière de ne pas faire payer le patronat, en puisant sur les recettes budgétaires du pays, financées pour la plus grande partie par la population laborieuse.  

Vente d’armes : la France sur le podium des marchands de mort

Brève
10/03/2020

La France est devenue l’an passé le troisième exportateur mondial d’armes. Ses ventes ont même littéralement explosé ces cinq dernières années avec une progression de 72 %. Avec l’appui de l’État français, des contrats fastueux ont été passés par les Dassault, Airbus et autres avec l’Égypte, le Qatar, l’Inde et d’autres pays dominés par la misère de la population et l’opulence de leurs classes dirigeantes. Bien des dictateurs peuvent ainsi massacrer leur peuple ou celui de leurs voisins avec du « made in France ». Jean Jaurès disait que la société capitaliste « porte en elle la guerre, comme la nuée dormante porte l’orage ». Et avec elle, le chaos et la barbarie. Mais elle porte aussi en elle les travailleurs qui la renverseront.

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