Brèves

Mediator : un procès n'abolit pas la loi du profit

Brève
25/06/2020

Le procès dit du Mediator tire en principe à sa fin. Ce produit du laboratoire Servier a causé des dizaines de milliers de victimes de lésions cardiaques et entraîné la mort de centaines d'entre elles, au bas mot. Les peines requises par la procureure contre ce groupe pharmaceutique paraissent légères aux familles des victimes. Et elles le sont.

Ainsi, le cumul des amendes demandées ne représente que quatre mois du chiffre d'affaires généré par le Mediator avant son interdiction. Ce qui avait permis au patron de Servier de se hisser parmi les 10 premières fortunes du pays.

Il faudrait plus qu'un jugement de cour pour que justice soit faite....

Loyers parisiens : un encadrement en toc

Brève
25/06/2020

Un an après la mise en place d'un dispositif d'encadrement des loyers pour Paris, une étude montre que les annonces des propriétaires excèdent le plafond dans 53 % des cas.

Les locataires sont en position de faiblesse face au marché, ce qui profite aux propriétaires.

Visiblement personne - pas plus l'État que la municipalité - ne songe à faire appliquer une loi, quand elle est un tout petit frein à la sacro-sainte propriété privée des logements.

Médias : les salariés se défendent par la grève

Brève
24/06/2020

Les rachats et restructurations, qui font peser une menace sur l'emploi des salariés, touchent tous les secteurs, dont celui des médias.

Le groupe Altice (propriétaire de SFR) du milliardaire Drahi, dont la filiale media contrôle BFM et RMC, prévoit d'y supprimer plus de 500 postes, notamment ceux de journalistes sportifs. La suspension des compétitions et des rentrées publicitaires sert de prétexte à cette coupe claire.

Le groupe NJJ (propriétaire de Free) du milliardaire Niel est, lui, en passe de s'approprier plusieurs journaux hippiques.

Dans un cas comme dans l'autre, c'est par la grève que les salariés mobilisent leur force collective pour défendre leur gagne-pain et s'opposer aux appétits de ces capitalistes.

Libye : un chaos dont la France est responsable

Brève
24/06/2020

Miliciens libyens en 2011

Macron s'est plaint ces derniers jours de l'intervention turque en Libye pour contrer le chef de guerre Haftar, que la France avait soutenu en lui envoyant armes et conseillers militaires.

Le président français dénonce l'ingérence en Libye. Il s'offusque que la marine turque ait affronté une frégate française. Mais que faisait donc la marine française dans les eaux libyennes, si ce n'est de l'ingérence ?

La vérité, c'est que ce sont les dirigeants français qui ont plongé le pays dans le chaos en 2011, notamment en organisant l'élimination du dictateur Kadhafi. Cette intervention qui convoitait, entre autres, les hydrocarbures libyens, a plongé la population dans une décennie de guerre et de désolation.

À bas l'impérialisme français !

Seine-Saint-Denis : les mesures d’urgence, il faudra les imposer !

Brève
24/06/2020

Cité du Chêne pointu, à Clichy-sous-Bois

Lors d'un rassemblement, le 23 juin à la Courneuve, des élus de Seine-Saint-Denis ont demandé au gouvernement des mesures d'urgence pour ce département, le plus pauvre de France et très durement touché par le Covid-19.

En Seine-Saint-Denis, le réseau médical n'est pas assez dense, la santé de la population était déjà fragile avant le coronavirus, et les travailleurs qui y habitent ont fourni les bataillons des « premiers de corvée » au plus fort de l'épidémie.

Aucune supplique à Macron et aux sommets de l'État ne suffira pour résorber de telles injustices et inégalités. Oui, des mesures d'urgence sont vitales, en Seine-Saint-Denis et ailleurs, pour que la classe ouvrière préserve ses conditions d'existence. Mais il faudra un rapport de force contre ceux qui dominent et dirigent la société, les capitalistes et leurs suppôts politiques, pour l'imposer.

Irresponsabilité capitaliste : contamination massive dans un abattoir allemand

Brève
23/06/2020

L'usine Tönnies

Il est établi depuis une semaine déjà que les travailleurs de l'usine de viande Tönnies en Westphalie sont massivement infectés par le coronavirus. Sur presque 7 000 ouvriers, 1 500 ont été testés positifs. Ils ont été mis en quarantaine et la ville de Rheda-Wiedenbrück, 47 000 habitants, est pratiquement en état de siège.

Depuis deux mois, les abattoirs s'avèrent être parmi les principaux foyers de l'épidémie, du fait du froid nécessaire à l'intérieur mais surtout des conditions de travail et de vie des ouvriers. Pour autant celui-ci, le plus grand d'Europe, a continué à fonctionner comme d'habitude avec des horaires à rallonge, des ouvriers pratiquement les uns contre les autres dans les ateliers, comme dans les vestiaires et dans les logements collectifs exigus et vétustes. La plupart viennent de pays de l'Est, souvent en sous-traitance, avec des contrats aux clauses quasiment esclavagistes.

Ces derniers jours encore, la direction a tardé à communiquer les coordonnées de salariés, augmentant les risques de diffusion du virus à l'extérieur. Quant au dirigeant de la région - le Land - il a couvert l'entreprise et attendu pour prendre des mesures de quarantaine bien limitées.

Après des mois de pandémie, ces capitalistes et les hommes politiques qui les servent restent de dangereux irresponsables.

ADP : suppressions d’emplois aujourd’hui pour privatiser demain

Brève
23/06/2020

La privatisation d'ADP (Aéroports de Paris) avait été adoptée par l'Assemblée en 2019 dans la loi PACTE. La ministre des Transports et de la transition écologique, interrogée sur la question, a affirmé que cette privatisation n'était pas d'actualité...

Cela ne signifie pas que le gouvernement ait changé de religion en la matière ni veuille se mettre en travers des appétits de Vinci Airports, un des leaders mondiaux du secteur. C'est affaire de circonstance : la gestion d'aéroport semble plus incertaine dans la tourmente actuelle liée à la crise sanitaire, à la baisse du trafic aérien et à l'hécatombe prévisible parmi les compagnies du secteur.

Romanet, le PDG d'ADP nommé à ce poste par le gouvernement il y a un an pour conduire la privatisation, déplore aujourd'hui la perte de la moitié de son chiffre d'affaires et vient d'annoncer des réductions d'effectifs.

En attendant que les capitalistes décident de faire main basse sur l'affaire quand elle sera redevenue lucrative, l'État se charge de faire payer la note aux travailleurs, en se réservant la possibilité de trancher dans les effectifs.

« I can’t breathe » (je ne peux plus respirer) made in France

Brève
23/06/2020

« J'étouffe » : c'est la phrase prononcée sept fois par Cédric Chouviat alors que des policiers le plaquaient au sol lors d'un contrôle d'identité à Paris le 3 janvier 2020. Deux jours plus tard, ce livreur mourait à l'hôpital, des suites de ces violences.

« I can't breathe », en français « j'étouffe », ce sont aussi les derniers mots prononcés par George Floyd, cet Afro-Américain dont le meurtre par des policiers blancs a déclenché il y a bientôt un mois une puissante vague de manifestations à travers les États-Unis, et dans le monde entier.

De subtils observateurs nous expliqueront que la France, ce n'est pas les États-Unis, et qu'il ne s'agirait que d'une malheureuse coïncidence entre ces deux meurtres. Mais le mépris des agents de la police pour la vie des petites gens, dans cette société clémente pour les riches, n'est pas une sinistre spécialité d'outre-Atlantique. La preuve.

Non à l’annexion de la vallée du Jourdain

Brève
23/06/2020

L'évolution des territoires palestiniens entre 1948 et 2010

Plusieurs milliers de Palestiniens ont manifesté lundi 22 juin à Jericho, en Cisjordanie, contre l'annexion annoncée de la vallée du Jourdain à partir du 1er juillet. Le plan israélien prévoit de réduire encore les territoires palestiniens, déjà fortement enclavés et grignotés par les implantations de colonies israéliennes.

Face à cette aggravation de la pression israélienne avec le soutien de l'impérialisme américain, plusieurs pays européens, dont la France, ont appelé... à des négociations. Comme si cela ne faisait pas des décennies que les Palestiniens subissent la mainmise de l'Etat israélien ! En réalité, aucun Etat impérialiste n'est prêt à mettre des bâtons dans les roues de l'Etat israélien, qui reste leur gendarme au Moyen-Orient.

Pour mettre fin à cette oppression, il faudra la révolte conjointe de la population palestinienne et des Israéliens qui n'acceptent pas le rôle de geôlier que leur Etat veut leur faire jouer.

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