Brèves

Agriculture : la colère et ceux qui la détournent

Brève
25/09/2019

Depuis le début de la semaine, la FNSEA et JA (jeunes agriculteurs) a engagé des actions, dénommées les « feux de la colère » et ponctuées de feux de palettes, de bottes de paille et de souches. Il s’agirait d’exprimer le « malaise » du monde agricole et son « désespoir ».

Mais pour ses organisateurs, il s’agit d’abord de protester contre le projet de mise en place de zones de non-traitement (ZNT), jugé pourtant ridicule par nombre de spécialistes et d’associations, censées protéger les populations contre les dangers potentiels des pesticides. La petite paysannerie, victime de ce système (dans lequel un milliard d’habitants ne mangent pas à leur faim tandis que les producteurs n’arrivent pas à vivre) aurait tout à gagner à tourner sa colère contre les responsables : les capitalistes de l’agro-industrie et les banques.

Scandaleux : encore une mesure qui dépouille les retraités

Brève
24/09/2019

Le gouvernement compte mettre fin à l’exonération des cotisations sociales pour les particuliers âgés de plus de 70 ans qui emploient des aides à domicile salariés.

Ce nouveau racket va toucher 820 000 personnes. Bref le gouvernement continue de dépouiller un peu plus les retraités.

Il compte ainsi faire une économie de 340 millions d’euros. Comparé aux milliards d’allègements fiscaux qu’il offre aux grandes entreprises… cherchez l’erreur.

Mediator : un procès attendu de longue date

Brève
24/09/2019

Il aura fallu neuf ans après la révélation publique du scandale autour de l’antidiabétique du laboratoire Servier, lui-même mis au jour après des années de combat acharné d’une pneumologue de Brest, Irène Frachon, contre Servier et contre l'Agence du médicament qui le couvrait, pour que s’ouvre enfin un procès.
Des milliers de victimes du Mediator et leurs familles attendent que le laboratoire et ses méthodes soient condamnés ainsi que ceux qui lui ont permis de continuer à vendre ce véritable poison pour le plus grand bénéfice des actionnaires. Ils sont jugés pour tromperie aggravée, escroquerie et trafic d'influence, et humain.

C’est en fait le capitalisme et ses méthodes qui sont en accusation.

ONU et climat : un sommet d’hypocrisie

Brève
24/09/2019

Un sommet sur le climat vient de s’ouvrir à New York dans le cadre de l’assemblée annuelle de l’ONU, regroupant entre autres les chefs d’États des principales puissances capitalistes. La main sur le cœur, certains, Macron en tête, ont eu leur petite phrase pour dire leur préoccupation sur le réchauffement climatique et ses conséquences, Trump évoquant même son amour de « l’air pur et de l’eau pure ». Et 66 ont signé un nouveau texte… qui restera lettre morte comme tous les autres. La jeune militante écologiste Greta Thunberg a vertement dénoncé leurs « paroles creuses ! » Tant que les capitalistes dirigeront cette société, il ne pourra en aller autrement.

Carlos Ghosn : petits arrangements entre amis

Brève
24/09/2019

L’ancien PDG déchu de Renault-Nissan vient de conclure un accord avec le mal nommé « gendarme de la Bourse américaine », la SEC, qui l’accusait d’avoir dissimulé plus de 140 millions de dollars en rémunération et en indemnité retraite. En échange d’un million de dollars, Ghosn sera quitte. Il lui sera seulement interdit de diriger une entreprise cotée en bourse pendant dix ans ou d’appartenir à un conseil d’administration. C’est ce qui s’appelle s’en tirer à bon compte… Un compte en banque, bien sûr.

Thomas Cook : et les travailleurs devraient couler ?

Brève
23/09/2019

L’organisateur de voyage Thomas Cook met la clé sous la porte en licenciant 22 000 employés. L’entreprise, endettée jusqu’au cou, a été coulée après que ses créanciers, ne croyant plus à la profitabilité de l’entreprise, lui aient demandé de trouver 200 millions de livres supplémentaires pour un plan de sauvetage de plus d’un milliard.

La concurrence aggravée sur le marché des voyages touristiques aurait causé la faillite de l’entreprise. Les touristes spoliés et les 22 000 employés licenciés sont victimes des capitalistes et de la jungle de la concurrence.

Compagnies aériennes… de haut vol

Brève
23/09/2019

Après le placement en liquidation judiciaire de la compagnie aérienne Aigle Azur, laissant en plan tous les passagers qui avaient des billets d’avion et qui parfois n’ont même pas pu revenir, c’est maintenant XL Airways, une autre compagnie française, qui est en cessation de paiement.

Le patron d’XL Airways s’est largement répandu dans la presse, mais celles et ceux qui risquent d’être les principales victimes de cette situation, ce sont les 570 salariés d’XL Airways qui n’ont pas eu la moindre augmentation de salaire en dix ans et qui sont menacés de perdre leur emploi, sans parler des dizaines de milliers de clients qui ont acheté des billets à cette compagnie et qui seront laissés pour compte.

Tout ça parce que XL est déclaré en cessation de paiement. Mais où l’argent gagné est-il passé ? et qui contrôle les dires et faits et gestes de ce patron… comme de tous les autres ?

PMA : les évêques ne savent-ils plus à quel saint se vouer ?

Brève
21/09/2019

l'évêque de Moulins-Beaufort lors d'une "veillée pour la vie", manifestation hypocrite anti-IVG

Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France (CEF), déclarait , il y a quelques jours, que c'était un "devoir" de manifester le 6 octobre contre l'extension de la PMA aux femmes célibataires ou lesbiennes. Deux jours plus tard le porte-parole de cette même conférence déclarait, lui, qu'il ne leur "appartient pas" d'appeler ou pas à ce rendez-vous réactionnaire organisé par la Manif pour tous.

Prendre parti contre le droit des femmes, sans trop en avoir l'air, c'est pas facile dans cette période où l'Église est mise sur la sellette dans le domaine des mœurs des prêtres et autres prélats, malgré toute l'expérience de l'Église dans le jésuitisme.

Algérie : une nouvelle manifestation réussie

Brève
21/09/2019

Pour le 31e vendredi depuis le début de la mobilisation, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à Alger et dans plusieurs régions du pays. Ils refusent en particulier les élections prévues le 12 décembre, sans départ préalable du clan au pouvoir.

Ces dernières semaines, les arrestations d'opposants se sont multipliées, et Gaid Salah, le chef de l'armée qui a succédé à Bouteflika, prend un ton de plus en plus menaçant. Mais les manifestants continuent à scander « système dégage » et ne semblent pas prêts à laisser le train-train politicien reprendre.

Imprimer txt