Brèves

Un exploiteur rapace et sans vergogne

Brève
03/12/2018

Elior, une société de nettoyage, réclame jusqu'à 30 000 euros à 200 de ses salariés. Souvent au smic et à temps partiel, ils l'avaient fait condamner pour ne pas leur avoir versé des primes accordées à d'autres.

Mais la loi El Khomri et les ordonnances Macron ont modifié le droit du travail au profit du patronat, et même avec effet rétroactif. Du coup, Elior réclame 2,8 millions à ces travailleurs ! Pour certains, cela équivaut à deux ans de salaire... Merci Macron et Hollande.

Un aveu

Brève
03/12/2018

Faire le plein de sa voiture ou de sa cuve à fioul sert d'abord à payer les cadeaux au grand patronat.

Le gouvernement l'écrit dans son rapport sur le budget 2019. Les « baisses de prélèvements sociaux seront, dit-il, contrebalancées par la poursuite de la montée en puissance de la fiscalité sur le tabac et de la fiscalité écologique ». Et il précise que « l'année 2019 est fortement affectée par le double coût (...) de la transformation du Cice en allègements de cotisations » pour les entreprises.

Faire toujours plus de cadeaux aux entreprises et à leurs actionnaires, et en présenter la note aux travailleurs et aux classes populaires, c'est ce racket de classe que cache la prétendue transition écologique dont le gouvernement nous rebat les oreilles.

Qui sème la misère, récolte la colère

Brève
03/12/2018

Sur les 378 personnes arrêtées samedi à la suite des manifestations, en grande majorité des gilets jaunes venus de province dire leur colère à Paris, les deux tiers seront déférés en justice. Parfois dès ce lundi.

« Nous allons apporter une réponse pénale extrêmement ferme » dit la ministre de la Justice.

Une fermeté qui ne vise pas ceux, capitalistes et gouvernants, qui forcent des millions de travailleurs à vivre avec le smic, et moins s'ils sont précaires, chômeurs ou retraités, sans savoir comment s'en tirer avant la fin du mois.

À bas ce système capitaliste d'injustice !

Les capitalistes gavés d’argent public

Brève
03/12/2018

General Motors prévoyant de supprimer 15 % de ses effectifs en Amérique du Nord, Trump a répliqué que « les États-Unis ont sauvé General Motors... Nous examinons la suppression de toutes les subventions ».

Car le géant automobile richissime continuait à être aidé par l'État, aux dépens des contribuables.

Aux États-Unis, en France et ailleurs, tout le grand patronat suce l'argent public. Sans ces aides publiques, le capitalisme ne tiendrait pas le coup.

Énergies fossiles et subventions bien vivantes

Brève
03/12/2018

Alors que de l'avis de tous les scientifiques, le réchauffement climatique mène l'humanité à la catastrophe, la COP24 qui se tient en Pologne est la... 24ème conférence mondiale des Nations Unies sur le sujet ! Et comme les précédentes, elle ne va déboucher sur aucune mesure efficace.

C'est tout un symbole que le principal sponsor de la COP24 soit le groupe minier polonais JSW, premier producteur de coke de l'Union européenne, un combustible responsable de 40 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde !

Et derrière JSW, il y a tous ses pareils. Ainsi, les 20 pays les plus puissants de la planète ont accordé 147 milliards de dollars de subventions aux capitalistes du secteur des énergies fossiles. Cela pendant que leurs gouvernements faisaient la morale - et les poches - aux travailleurs sous prétexte de sauver la planète.

La seule urgence, c'est la sauver du capitalisme !

Infrastructures routières et ferroviaires : budgets insuffisants

Brève
30/11/2018

            Les budgets de la rénovation des infrastructures de transport viennent d’être  présentés par la ministre Elisabeth Borne. Si les annonces sont fracassantes, la réalité est bien en-deçà de ce qui serait nécessaire. Pour les routes, il faudrait 1 milliard d’euros par an pour remettre en état un réseau plein de nids-de-poule. Or jusqu’en 2022, 850 millions seulement sont prévus. Pour les chemins de fer, il manque 520 millions sur les 3,6 milliards annuels programmés.

            La ministre prend comme prétexte que « les entreprises de la filière sont en surchauffe », qu’elles ne pourraient de toute façon pas mener à bien les travaux nécessaires même si l’argent était débloqué. Les capitalistes sont donc incapables de répondre aux besoins vitaux de toute la société, en grande partie  parce qu’ils ont laissé les choses filer et qu’ils se sont goinfrés avec l’argent de L’État sans rendre le service attendu.

            Qu’ils laissent donc la direction des entreprises aux travailleurs, eux ont la capacité de réaliser, d’organiser, de décider avec comme priorité l’intérêt collectif, et non pas les profits.

 

L'envol des dépenses militaires

Brève
30/11/2018

« L'armée de l'air veut garder la supériorité » a affirmé le chef d'état-major. Autrement dit, il prévoit des dépenses pour commander des missiles, des drones, etc... Des centaines de millions d'euros vont de nouveau alimenter les caisses des marchands d'armes. Ces engins de morts ultramodernes permettront aussi de « pouvoir entrer en premier sur un théâtre » dixit ce même galonné. En clair, l'armée française se donne les moyens d'intervenir aux quatre coins du monde pour y défendre les intérêts des trusts bleu blanc rouge comme Bolloré, Bouygues et autre Total. C'est aussi pour ces dépenses militaires au service des capitalistes français que les classes populaires croulent sous les taxes et les impôts.

 

Cameroun anglophone : l'armée tue, la France complice

Brève
30/11/2018

En octobre dernier, Paul Biya était réélu avec les félicitations de Macron, légitimant à nouveau une dictature qui opprime toute la population du pays depuis 1982. Depuis 2016, les régions anglophones sont ravagées par les combats entre l'armée camerounaise et des groupes séparatistes, qui ont proclamé l'indépendance de l'Ambazonie, le nom qu'ils donnent à la région. Les deux bandes armées se disputent le contrôle des énormes richesses du sous-sol de la région. Les populations y subissent des exactions permanentes : combats, enlèvements, villages rasés et incendiés. Si Biya a le soutien du gouvernement français, c'est que les groupes comme Bolloré, Bouygues ou Lafarge sont présents et pillent les ressources du pays. Décidément, la «Françafrique », c'est-à-dire la domination des capitalistes français, a la vie dure.

RSA : anniversaire d'une société sénile

Brève
30/11/2018

Le 30 novembre 1988, sous la présidence de Mitterrand, l'Assemblée nationale votait à la quasi-unanimité la mise en place du revenu minimum d'insertion (RMI) qui allait concerner quelque 330 000 bénéficiaires à l'époque. Devenu revenu de solidarité active (RSA) en 2009, l'allocation est distribuée aujourd'hui à 1,8 million de personnes. Son montant est de 550 euros par mois si l'on est seul, 826 euros quand on est seul avec un enfant. Incapables d'enrayer le chômage, à plat ventre devant les capitalistes qui suppriment les emplois et tirent les salaires vers le bas, tous les gouvernements, depuis 30 ans, versent un petit pécule qui permet à peine de survivre. En 2020, Macron veut remplacer le RSA par le revenu universel d'activité. Le sigle changera mais pour ceux qui toucheront l'allocation, la vie restera insupportable. Pour changer cela, il faut interdire les licenciements et prendre sur les profits faramineux des capitalistes.

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