Brèves

Brésil : la course au profit tue et pollue

Brève
29/01/2019

Rupture du barrage de Mariana en 2015 (photo Antonio Cruz)

Vendredi 25 janvier, la rupture d'un barrage minier sur un site exploité par la multinationale brésilienne Vale a causé la mort de 58 personnes, principalement des salariés de la mine, et le bilan pourrait s'alourdir, car on compte plus de 300 disparus.

En fait, c'est l'accumulation dans la retenue des rejets boueux issus de l'exploitation minière qui a provoqué la rupture du barrage. Vale est responsable et coupable d'avoir joué avec la vie de ses salariés et de leurs familles en refusant de le sécuriser.

En 2015, une catastrophe dans une mine du même groupe, à Mariana, avait fait 19 morts et charrié des boues toxiques sur une surface considérable. Mais l'amende de 58 millions d'euros infligée à l'époque - une égratignure pour Vale - ne l'a pas empêché de récidiver.

Leçons de démocratie à géométrie variable

Brève
29/01/2019

Le général-dictateur égyptien Al-Sissi

S'immisçant dans la crise vénézuélienne, Macron a envoyé un ultimatum au président Maduro : vous avez huit jours pour organiser des élections, sinon nous soutiendrons encore plus ouvertement celui qui s'est autoproclamé président.

Par contre, en visite en Égypte, où le président Al-Sissi s'est hissé au pouvoir par un coup d'État sanglant en 2013 - plus de 1 000 morts - Macron s'est gardé d'exiger de nouvelles élections. Et pour cause : il présente cette dictature comme un régime ami. D'autant que le régime égyptien a chapeauté la signature de contrats avec des grandes entreprises françaises. Dans quelques semaines l'armée égyptienne devrait acheter des avions de combat Rafale supplémentaires. On ne se fâche pas avec un si bon client...

Le Medef pleure la bouche pleine

Brève
29/01/2019

Lundi 28 janvier, les organisations patronales se sont retirées des négociations sur la réforme de l'assurance chômage. Elles sont mécontentes que Macron ait ressorti une de ses promesses de campagne : l'instauration d'un « bonus-malus » sur les CDD, c'est-à-dire une variation à la hausse ou à la baisse des cotisations patronales en fonction du taux de contrats courts dans l'entreprise.

Le patronat veut continuer à embaucher et licencier à sa guise, sans contrainte, et impose de plus en plus souvent aux travailleurs des missions très courtes et une précarité renforcée. Macron n'a aucune intention d'aller contre. Mais les représentants patronaux tenaient quand même à lui rappeler que ce sont eux qui décident.

Enfance : un secrétaire d’État, mais pas de budget

Brève
29/01/2019

Macron vient de créer un secrétariat d'État à l'Enfance, comme s'il se souciait vraiment de la situation de l'enfance. Cela lui permet surtout de promouvoir au gouvernement un jeune patron du secteur de la publicité qui lui est fidèle.

Ce nouvel organisme n'aura pas de budget spécifique et ne sera chargé que de la coordination des politiques publiques dans le domaine de l'enfance.

Or c'est le manque de moyens que dénonçaient, il y a quelques jours encore, les acteurs de la protection de l'enfance en Seine-Saint-Denis. Dans ce département, une mesure éducative prise par un juge ne peut être appliquée qu'un an plus tard par manque d'éducateurs, laissant des enfants seuls au moment où ils ont le plus besoin d'aide. Mais pour le gouvernement, mieux vaut embaucher un secrétaire d'État que des éducateurs en nombre suffisant.

Ford Blanquefort : un répit de courte durée

Brève
29/01/2019

Usine Ford de Saarlouis (Allemagne) où 1 600 emplois sont également menacés

Le préfet de Gironde vient de retoquer la procédure que Ford avait déposé pour fermer l'usine de Blanquefort : le constructeur automobile devra présenter un autre « plan de sauvegarde de l'emploi » dans les semaines qui viennent.

Le ministre de l'Économie prétend avoir un plan de rechange avec un groupe industriel prêt à reprendre le site. Mais, si cela se fait, la moitié des emplois seraient tout de même détruits, avec l'aide de subventions publiques...

Ce répit préfectoral n'empêche pas le projet de suppression de plus de 800 postes de travail directs, sans parler des sous-traitants, de rester d'actualité. Les manoeuvres opaques entre capitalistes et gouvernement, décidant du sort des travailleurs, sont révoltantes.

Violences policières

Brève
28/01/2019

Il ne se passe pas un samedi sans que la police, avec ses tirs de grenades et de LBD 40, blesse grièvement des participants aux mobilisations des gilets jaunes.

Elle prétend ne pas viser à la tête, mais il y a 157 blessés au visage, certains ont perdu un oeil. Et sur 2 000 blessés au total, d'autres ont eu une main arrachée. Avant même que la nouvelle loi « anticasseurs » permette d'interdire plus facilement une manifestation, la police « casse » du manifestant à tour de bras.

Le gouvernement couvre ses violences, et il ne faut pas s'en étonner. L'État est fait pour défendre le pouvoir des possédants contre la population.

Grèves et manifestations le 5 février

Brève
28/01/2019

Mardi 5 février, la CGT appelle à des grèves et à des manifestations dans le secteur public et dans le privé. Pour l'augmentation du smic, la baisse des impôts indirects (TVA, etc.), la suppression des aides aux entreprises, le respect des libertés publiques. On ne peut qu'être d'accord avec cela.

Et au moment où les gilets jaunes continuent de manifester, la classe ouvrière doit, elle aussi, faire entendre sa voix et ses revendications.

Moins d’emplois pour plus de profits

Brève
28/01/2019

General Electric, qui veut supprimer 470 emplois en France, se plaint de difficultés. Cela ne l'a pas empêché de distribuer 150 milliards de dollars de dividendes depuis 2000 !

À la suite du rachat d'une partie d'Alstom, ce trust s'était engagé à embaucher 1 000 salariés en 2018. Mais on est en 2019, et place aux suppressions de postes...

Tout pour les actionnaires, tant pis pour les salariés. À General Electric comme partout, c'est ça le capitalisme.

En prison mais plein de pognon

Brève
28/01/2019

Carlos Ghosn ayant dû quitter la direction de Renault, celle-ci se pose la question de son indemnisation. Ayant été PDG en 2018, il devrait toucher un million d'euros de salaire fixe. Plus une part variable, plus sa retraite. Le tout cumulé approcherait les 25 millions d'euros.

Il sera peut-être condamné au Japon pour fraudes, un très gros magot l'attendra à sa sortie de prison...

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