Brèves

Super Castex : j’ai le pouvoir… de promettre de vous aider

Brève
02/10/2021

En présentant son « bouclier tarifaire », censé bloquer la hausse des prix de l’énergie, Castex s’est exclamé : « J’ai ce pouvoir! » Lequel exactement ?

Celui de prendre une mesure censée soutenir le pouvoir d’achat des classes populaires, sans écorner les profits des capitalistes. Car ce blocage de la hausse des prix ne sera valable que durant quelques mois; et surtout, les entreprises du secteur pourront maintenir les prix au-dessus des cours quand ceux-ci baisseront, afin de rattraper le manque à gagner.

Autant dire que la hausse des prix sera différée, mais payée quand même par les consommateurs.

Les prix s’envolent, le gouvernement baratine et les salaires restent au sol !

Brève
01/10/2021

La nouvelle augmentation de 12,6 % du prix du gaz au 1er octobre, est un nouveau coup de massue pour bien des familles populaires. En moins d’un an, il a grimpé de 54 %. Et les factures gonflent sur tous les budgets : carburant, électricité, alimentation, etc.

Après avoir annoncé 100 euros de plus pour le chèque énergie aux ménages les plus modestes, Castex promet qu’après cette dernière hausse, la sixième de l’année, il va bloquer le prix du gaz. Il appelle ça un « bouclier tarifaire ». Un bouclier qui a laissé passer bien des balles… Quant à Macron, tout à sa réélection, il affirme sans rire que son gouvernement est celui « du pouvoir d’achat ».

Les travailleurs n’ont pas besoin d’aumônes pour vivre, mais de salaires, de pensions et d’allocations qui permettent d’aller au bout du mois dignement et qui suivent l’augmentation des prix.

Bertrand aux patrons : « je ne vous coûterai pas un sou »

Brève
01/10/2021

 

Invité du JT de France 2 jeudi, Xavier Bertrand a joué l’air du social en vogue en cette période de campagne présidentielle. Accommodé à la sauce de droite, cela donne « ceux qui veulent travailler doivent gagner plus que ceux qui ne veulent pas ».

Une fois désigné le voisin, le frère ou le fils au chômage ou en invalidité, comme ennemi du travailleur qui ne s’en sort pas avec son salaire, Bertrand a annoncé sa solution pour le pouvoir d’achat des travailleurs : verser une prime « au travail » et promettre que, grâce à lui, aucun salarié ne toucherait moins de 1 500 euros.

Bertrand a précisé par deux fois que « tout cela ne coûtera pas un euro aux entrepreneurs ». Donc que ce serait payé par de l’argent public, c’est-à-dire par les salariés eux-mêmes. On a eu chaud au Medef !

Opel Allemagne : non à la concurrence entre les travailleurs !

Brève
01/10/2021

 

Le groupe Stellantis a annoncé que son usine Opel d'Eisenach, en Allemagne, arrêtait la production jusqu'au début 2022, au moins, et la transférait à l'usine de Sochaux en France. Il justifie cette décision par la pénurie de semi-conducteurs.

Il n'y a aucune raison d'opposer les usines françaises et allemandes. La concurrence entre les usines et entre les travailleurs ne sert que le patron. Stellantis est un groupe richissime, qui a fait 6 milliards d’euros de bénéfices sur les six derniers mois. Si la production diminue, il faut répartir le travail entre tous, avec maintien de tous les salaires !

Passe sanitaire : les contraintes pour les classes populaires

Brève
01/10/2021

 

Le gouvernement a annoncé vouloir maintenir le passe sanitaire au-delà du 15 novembre. Il compte faire voter une loi prochainement qui lui permettrait d’y avoir recours jusqu’à l’été 2022. Depuis des mois, il a multiplié les contraintes pour les classes populaires entre les confinements, les couvre-feux et le passe sanitaire, qui vient d’être étendu aux adolescents, au nom de la « protection de la population ».

Ce qui ne l’a pas empêché de continuer à supprimer des lits dans les hôpitaux et d’être à genoux devant les trusts pharmaceutiques qui imposent leurs prix de vaccins comme ils veulent !

Bygmalion : Sarkozy condamné

Brève
01/10/2021

 

Sarkozy a été condamné à un an de prison ferme dans l’affaire Bygmalion. Lors de sa campagne présidentielle de 2012, avec tout un système de fausses factures il avait explosé les frais autorisés, dépensant 42 millions d’euros au lieu d’un maximum légal de 20 millions.

Sarkozy a fait appel de sa condamnation. Mais si elle devient définitive, suivra-t-il ses propres discours, ainsi que ceux de Pécresse, Bertrand et Ciotti, exigeant que les délinquants condamnés à de courtes peines soit effectivement jetés en prison ?

Congrès HLM : « La crise du logement n’est plus un risque, c’est une réalité »

Brève
01/10/2021

 

Le congrès HLM, qui vient de se tenir, révèle qu’en 2020, ce sont 2,2 millions de ménages qui ont fait une demande de logement social, 20 % de plus qu’en 2013, laissant de côté de plus en plus de monde. Il y a trop peu de construction de HLM, notamment dans certaines villes qui ne respectent pas la part de HLM légale.

L’économie capitaliste étant régie par la loi du profit, n’est construit que ce qui est très rentable de vendre. Les logements neufs pour les travailleurs ne sont donc pas une priorité.

Les grands groupes du bâtiment, ceux de l’immobilier, ne permettront de faire face à la crise du logement que le jour où ils passeront sous le contrôle des travailleurs.

Pêche : quand le nationalisme empoisonne même la mer

Brève
01/10/2021

 

Depuis le début de la semaine, la tension monte entre les deux rives de la Manche, au sujet des quotas de pêche dans les eaux anglo-normandes. Le gouvernement français accuse celui de Grande-Bretagne de n'avoir pas accordé assez de licences aux bateaux de pêche français, selon un accord qui avait été conclu en même temps que le Brexit.

Les pêcheurs anglais et français pêchent dans les mêmes eaux depuis très longtemps sans problème. Ce sont les frontières et leur multiplication, y compris en pleine mer, qui sont absurdes.

Office Dépôt : 1 000 travailleurs à la rue

Brève
29/09/2021

La liquidation d’Office Dépôt a été confirmée par le tribunal de commerce de Lille ce 28 septembre. Tout était déjà écrit et il a suffi de quinze minutes pour que l’affaire soit expédiée.

Les travailleurs craignaient depuis longtemps un mauvais coup, suite aux manœuvres du fonds d’investissement Aurelius, propriétaire d’Office Dépôt, qui aurait siphonné les caisses du groupe via des sociétés écrans, permettant aux actionnaires de s’enrichir rapidement tout en asséchant la trésorerie d’Office Dépôt.

Rachat et pillage sont la base des profits des actionnaires, au détriment du gagne-pain des travailleurs.

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