Brèves

Sur la route aussi, les économies tuent

Brève
19/11/2019

Un pont suspendu s’est effondré en Haute-Garonne, provoquant la mort d’au moins deux personnes et cinq blessés. Un poids lourd de plus de 40 tonnes, selon les dernières informations, s’y était engagé alors que ce pont était interdit aux véhicules de plus de 19 tonnes.

Si les poids lourds empruntent des ponts qui leur sont interdits, c’est pour gagner du temps, sous la pression des délais et des coûts du transport. Cette tragédie relance le problème de la sécurité des ponts et celui des transports par la route. Selon un rapport du Sénat, 25 000 ponts en France (un sur dix) sont dans un état qui nécessiterait une intervention.

Ce manque d’entretien et le non-respect des interdictions par les poids lourds, font froid dans le dos mais jugent du même coup les irresponsables qui se prétendent nos responsables, à tous les niveaux, y compris le plus haut.

Hong-Kong : la jeunesse défie le régime

Brève
19/11/2019

Faisant suite à la mobilisation qui secoue le territoire depuis des mois, plusieurs milliers d’étudiants occupent l'université de polytechnique de Hong-Kong et défient le régime et sa police. Assiégés, des dizaines se sont enfuis spectaculairement. Le régime espère que le pourrissement de la situation fera basculer l’opinion en sa faveur. Il faut souhaiter que les travailleurs s’engouffrent dans la brèche pour porter leurs propres revendications sociales et politiques.

La neige a bon dos

Brève
18/11/2019

Quatre jours après d’importantes chutes de neige 33 000 foyers sont toujours privés d'électricité dans l'Isère, la Drôme et l'Ardèche, un couple de retraité est décédé à la suite d'une intoxication au monoxyde de carbone et plusieurs routes départementales demeurent coupées. Quant au trafic ferroviaire, il n’est toujours pas totalement rétabli. Pour l’essentiel, cette paralysie s’explique par la diminution drastique, au nom de la politique d’austérité, des équipes et des moyens pour entretenir le réseau, les abords des voies ferrées et des routes. Dans ce domaine comme dans d’autres, ce sont les plus modestes qui en font les frais.

La Santé malade de la finance

Brève
18/11/2019

Devant le mécontentement fortement exprimé par la manifestation des hospitaliers du  jeudi 14 novembre, le ministre de l’économie Lemaire, dans le sillage de Macron, fait mine de vouloir redonner des  moyens pour l’hôpital.

Parmi les mesures qu’il évoque, il y aurait la « reprise » de la dette hospitalière. Alors que cette dette devrait être purement et simplement effacée, il est question que l’État la reprenne à son compte, c’est-à-dire qu’elle soit financée par les impôts.

Depuis 2012, les hôpitaux publics sont contraints de s’endetter auprès des banques pour fonctionner. Les établissements versent chaque année des dizaines de millions pour enrichir les banques rien que pour payer les intérêts de leur dette.

Quand la Santé ne soigne plus

Brève
18/11/2019

La fièvre monte à l’hôpital mais le recours à la médecine de ville  ne fonctionne guère mieux. Selon un sondage, près de deux tiers (63 %) de la population française a déjà dû renoncer à se soigner par difficulté d’obtenir un rendez-vous ou par manque d’argent. Et cela monte à 72 % pour les personnes les plus pauvres touchant moins de 1500 euros par mois.

En cause l’insuffisance du nombre de médecins, mais aussi les dépassements d’honoraires et le reste à charge qui augmente. Bref en médecine aussi, ce sont les plus pauvres qui trinquent le plus.

La France À fric : nouvel épisode

Brève
18/11/2019

En visite à Dakar, le premier ministre Édouard Philippe a continué l’œuvre de VRP au service  des industriels français menée depuis des décennies par tous le gouvernement successifs. Dans la corbeille cette fois des patrouilleurs et des missiles. La France et le Sénégal se sont par ailleurs engagés à renforcer leur lutte contre les migrations dites irrégulières. Chassant de plus en plus sur les terres des lepénistes,  Philippe  a assené : « La migration doit être choisie et non subie ». Le patronat  français veut pouvoir choisir qui il va exploiter dans ses entreprises. Et le gouvernement agit en conséquence.

Lycéens sans affectation : elle est belle, « l’école de la réussite »

Brève
16/11/2019

Manifestation contre la réforme du baccalauréat (2018)

Dans les Hauts-de-Seine, 46 lycéens de terminale qui en juin dernier n’ont pas décroché leur bac se retrouvent depuis la rentrée de septembre sans affectation. Faute de place, ils n’ont pas été admis en classe et se voient refuser le droit de redoubler.

Ils sont 58 dans la même situation en Seine-Saint-Denis, et combien au total dans le pays ?

Cette situation montre le vrai visage de l’école « de la réussite et de la confiance » que Macron et Blanquer prétendent promouvoir, alors que leur gouvernement détourne des dizaines de milliards d’argent public vers le coffre-fort des grands groupes capitalistes.

Une année de gilets jaunes, et ça continue !

Brève
16/11/2019

Ce samedi 16 novembre, les forces de répression sont largement mobilisées, le gouvernement craignant un regain de mobilisation pour l’anniversaire du 17 novembre 2018. Il y a en effet un an que les Gilets jaunes ont commencé à manifester chaque samedi.

Au cours de l’année passée, des centaines d’entre eux ont été emprisonnés et des dizaines gravement blessés. Mais les inégalités qu'ils dénonçaient sont toujours là et les attaques continuent à pleuvoir contre le monde du travail, les salariés et les chômeurs.

Le peu qui a été obtenu l'a été grâce aux manifestations : abandon de la nouvelle taxe sur les carburants, gel pour six mois des hausses de l'électricité et du gaz, primes « Macron »... Confirmation, s’il en fallait, que la contestation doit s’élargir à une autre échelle, dans les usines et les bureaux.

Le 5 décembre sera l’occasion de donner un nouvel élan à la lutte.

La boussole de Ségolène Royal : ni le Nord, ni le Sud, mais direction sa pomme !

Brève
16/11/2019

Ségolène Royal, nommée « ambassadrice des Pôles » par Macron en juin 2017, n'aurait jamais siégé, en deux ans, au conseil de l'Arctique, comme elle devrait le faire vu sa fonction. D'après une enquête de France info, elle aurait essentiellement profité des trois collaborateurs payés par le Quai d'Orsay et des 100 000 euros annuels de frais de mission pour assurer sa propre promotion politique et, dans ce cadre, celle de son livre.

Si les fuites semblent venir des rangs du gouvernement, qui voudrait éviter sa candidature pour la prochaine présidentielle, cela n’empêche que la désinvolture de l’ex-ministre, ex-candidate du PS à la présidence de la République, est choquante.

Quand ces gens dit de pouvoir sont mis sur la touche à la suite d’un rejet électoral, ils récupèrent rapidement des fonctions pour se recaser. Et ce sont les mêmes qui prennent des mesures contre les classes populaires tout en leur prêchant la plus grande rigueur.

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