Cacao amer

Brève
03/12/2020

En 2005, six Maliens ont porté plainte aux États-Unis contre Nestlé et le géant de l'agroalimentaire Cargill. Ils avaient été capturés dans leur enfance et maintenus en esclavage sur une plantation de cacao de Côte d'Ivoire, où les deux trusts se fournissaient. Ceux-ci profitaient en toute connaissance de ce travail forcé. Il a fallu des années pour qu'une procédure s'engage. Le 1er décembre, Nestlé et Cargill ont demandé à la Cour suprême des États-Unis de mettre fin aux poursuites, l'un de leurs avocats affirmant : « Si on n'y prête pas garde, des poursuites de ce type vont proliférer, durer des décennies et porter atteinte à notre politique étrangère. »

Sensibles à ces arguments, l'administration Trump s'est rangée derrière les trusts. Les juges cherchent maintenant à les disculper en essayant de ne pas donner l'impression d'approuver l'exploitation des enfants. Aux États-Unis comme en France, ce ne sont pas les droits de l'Homme qui comptent, mais le droit des capitalistes à exploiter sans limite les travailleurs de tous âges.

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