VGE : l'hommage des bourgeois à l'un des leurs

Brève
03/12/2020

Après Chirac l'an dernier, c'est au tour de Valéry Giscard d'Estaing, président de la République de 1974 à 1981, de tirer sa révérence. Une pluie d'éloges et de tous bords se déverse sur cet homme de droite aux allures d'aristocrate. Ils lui attribuent la légalisation de l'avortement, le droit de vote à dix-huit ans, une modernité audacieuse. Dans la réalité, ce sont la contestation de la jeunesse, les manifestations pour les droits des femmes et les grèves ouvrières qui prolongeaient Mai-68 qui ont fait plier les plus conservateurs des politiciens.

Pour le reste, le règne de Giscard est celui d'un serviteur de la bourgeoisie : il mena une politique économique pour faire payer aux travailleurs la crise qui démarrait ; il nomma ministre l'ex vichyste Maurice Papon ; sur le plan extérieur il poursuivit la Françafrique avec des interventions au Tchad ou en Centrafrique. Il eut des scandales que taisent aujourd'hui pudiquement ses laudateurs, celui des avions renifleurs ou celui des diamants de Bokassa.

C'est bien un serviteur de la bourgeoisie qui disparaît. 

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