Renault Trucks - Lyon

Journée de solidarité… pour remplir les poches des actionnaires !

Brève
29/10/2019

     Suite à la canicule de 2003, le gouvernement avait imposé une « journée de solidarité » pour prétendument financer la prise en charge des anciens. Les travailleurs doivent donner une journée à ce titre et les entreprises verser 0,3 % de leur masse salariale comme « contribution solidarité autonomie ». Mais pour les capitalistes, la somme versée comme contribution peut être inférieure à l’argent qu’ils tirent d’une journée de travail de l’ensemble de leurs salariés.

     C’est le cas à Renault Trucks, qui verse à l’État un peu plus d’un million d’euros au titre de la journée de solidarité. Mais les 7 h de travail de cette journée représentent 1,5 million d’euros. Au final, le patron se garde donc 500 000 euros. De quoi écœurer les salariés, qui ont été plus nombreux cette année à répondre à l’appel à la grève de la CGT pour le vendredi 25 octobre, date de cette journée de prétendue « solidarité ».

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