Hôpital du Vinatier - Bron (Rhône) :  La crise, déjà ancienne, ne fait que s’aggraver

Echo d'entreprise
26/03/2020

A l'hôpital psychiatrique du Vinatier, pour faire face à la crise, la direction a fermé 3 unités de soins afin de libérer du personnel en prévision d'un fort absentéisme pour maladie. Du coup, des patients sont mis dehors précipitamment. Certains malades inquiètent les soignants car leur état n'est pas stabilisé.

Comme partout, la direction gère la pénurie de masques et de gel. Le 24 mars, il n'y avait que quelques masques donnés au compte goutte et qui étaient périmés depuis 2007. Pour de nombreux salariés, il n'y avait rien. La direction adapte les consignes de sécurité à la pénurie : « vous n'avez besoin de masques qu'en cas... »

À cela s'ajoute les problèmes, déjà anciens, du manque de tenues propres causé par la fermeture de la blanchisserie. La direction a fait une note pour rappeler qu'il est interdit de ramener les tenues sales chez soi pour les laver, sans dire comment avoir du change propre.

Le plus choquant, c'est que la direction ne renonce pas à son plan d'économie de 10 millions. Elle continue les suppressions de lits et de personnels. Elle a simplement prolongé d'un mois les CDD qui devaient être licenciés. Cyniquement, elle leur dit : « Vous restez le temps de la crise, vous prendrez des risques et après on vous virera ».

Alors que l'état distribue des centaines de milliards aux patrons, il continue sa politique d'étranglement des hôpitaux publics et les directions locales, en fossoyeurs serviles, n'y trouvent rien à redire. De quoi alimenter la colère des travailleurs.