Municipales Saint-Chamond :  Liste LO : « Des retraités qui vivotent » et des jeunes précaires

Article de presse
20/02/2020

Une partie des colistiers « Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs », menés par André Moulin. Photo Progrès /Blandine BAUDIER

Candidat une nouvelle fois pour les municipales, André Moulin a dévoilé mercredi soir la composition de sa liste « Lutte Ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs ». Une liste faite de diversité, réunie autour d’un credo : la nécessité de l’unité pour lutter et faire changer le système.

Pour sa troisième campagne en tête d’une liste pour les municipales, André Moulin n’a pas changé ses habitudes. Pour présenter ses 19 colistiers et 19 colistières, il a joué la simplicité, mercredi en fin d’après-midi, à la salle Roger-Baudy. Une vingtaine d’entre eux étaient présents et les échanges ont beaucoup tourné autour des retraites et de la précarité des travailleurs.

Des fidèles et de nouveaux visages

Une liste notamment composée d’une quinzaine de personnes déjà présentes sur la liste de 2014 avec, par exemple, Laurence Di Gusto, passée de la quatrième à la deuxième place, ou Sauveur Cuadros, toujours troisième de liste. De nouveaux visages les ont rejoints, pour certains rencontrés lors des portes à portes réalisés par André Moulin.

 « Notre liste ne comporte ni notable ni politicien professionnel ni patron ni directeur… mais des travailleurs, des chômeurs, des retraités qui subissent la dégradation de leurs conditions d’existence mais qui veulent relever la tête. Ils ne vivent pas dans les quartiers résidentiels mais principalement dans les HLM », annonce d’emblée le candidat LO.

De 21 à 72 ans

« Toutes les tranches d’âge sont représentées. Des retraités qui vivotent avec leurs petites retraites aux plus jeunes qui n’ont connu que la précarité, l’intérim, les temps partiels non choisis et rarement les CDI », détaille André Moulin. La moyenne d’âge est tout de même plutôt élevée avec 17 retraités contre 7 colistiers âgés entre 21 et 40 ans.

Parmi les plus jeunes, Anthony Vidal, 31 ans. Ce plombier de formation enchaîne depuis quelques années les missions d’intérim dans l’industrie et témoigne de la précarité de sa situation : « On m’appelle le matin pour une mission qui commence l’après-midi. On nous annonce une semaine de travail, puis on nous appelle le mercredi pour nous dire que, tout compte fait, il n’y a pas assez de boulot. Aujourd’hui, je ne m’inquiète même pas de ma retraite mais simplement du lendemain. »

Réunis par l’unité et la lutte

Ce qui unit ces 39 colistiers Lutte Ouvrière ? L’unité et la lutte pour changer un système qui met les moins aisés de côté. « LO, c’est l’unité ouvrière. Il faut fonctionner tous ensemble. Si on ne le fait pas, on va droit dans le mur. La finance va nous imposer son système et c’est nous qui trinquerons », condamne ainsi Laurence Di Gusto. Un discours auquel adhère pleinement Anthony Vidal : « C’est l’unité qui fera notre force. Si on a une chance de faire basculer le système, cela ne passera que par ça. »

Blandine BAUDIER

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