Municipales à Clermont-Ferrand :  Marie Savre et Lutte ouvrière pour faire entendre la voix des travailleurs

Article de presse
15/01/2020

Marie Savre, tête de liste Lutte ouvrière, comme en 2014, entourée de Dominique Leclair (à droite), ouvrier chez Michelin et second sur la liste, et de Claude Dufour, retraité de l’AIA. © Pierre COUBLE

« Il faut que les travailleurs exercent le pouvoir ». Le parti d’extrême gauche Lutte ouvrière sera représenté en mars prochain à Clermont-Ferrand par Marie Savre.

Les scrutins se suivent pour Marie Savre mais le besoin d’être la voix des travailleurs et des travailleurs reste le même pour cette fidèle du parti d’extrême gauche. Cette année, et comme en 2014, déjà pour les élections municipales, elle sera à la tête de la liste « Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs ».

Un slogan inchangé qui résume à lui seul le fil directeur de sa démarche. « Notre liste ne sera qu’une liste de travailleurs et travailleuses, avec des salariés de l’AIA, des services publics, des milieux hospitaliers, des cheminots, de la T2C, des travailleurs précaires, des étudiants et des retraités des classes populaires », énumère la psychologue en hôpital psychiatrique.

Si le gouvernement a changé en l’espace d’un mandat, l’objectif reste le même : « La situation empire », souligne-t-elle. « Il faut renforcer notre camp et renverser la table. Une mairie et l’action d’une municipalité, à l’heure actuelle, cela ne change rien aux conditions de vie de la classe ouvrière », poursuit l’ancienne conseillère municipale qui avait glané 1,74 % des suffrages au premier tour en 2014. « Une mairie, cela doit affronter Michelin, cela ne doit pas se mettre à plat ventre devant les grandes entreprises. » « Nous sommes les seuls à être des révolutionnaires. Nous sommes les porte-parole de ces idées-là ».

« Il faut que les travailleurs exercent le pouvoir »

Et ça tombe bien, le conflit qui la mobilise, elle et ses colistiers, comme des milliers de Clermontois depuis plus d’un mois dans les rues, est l’occasion de faire entendre leur message. « Les politiques découvrent le monde du travail quand ce dernier est en grève. On espère évidemment que ce sera un printemps particulier mais plus ça va, plus les travailleurs réalisent qu’il va falloir affronter les plus forts. Il faut que ce soit les travailleurs qui exercent le pouvoir. »

D’ici là, ils comptent bien multiplier les prises de parole dans les entreprises avant une réunion publique prévue mi-mars, avant le premier tour.

Pierre Peyret