Municipales Vaulx-en-Velin :  Thomas Spreux (Lutte ouvrière) veut être le porte-parole des travailleurs

Article de presse
17/02/2020

Thomas Spreux (Lutte ouvrière) est professeur des écoles à Vaulx-en-Velin. Photo Progrès /Yannick PONNET

Le professeur des écoles sera à la tête d’une liste aux élections municipales et métropolitaines. Pour défendre les intérêts de travailleurs, qu’il voit comme les victimes de la lutte des classes.

« Quand j’étais lycéen, j’étais déjà révolté par les inégalités, la montée de Le Pen et du Front national. » Thomas Spreux n’a pas attendu d’être affecté à Vaulx-en-Velin en 2009 pour forger ses convictions de communiste révolutionnaire.

Mais ce professeur des écoles a trouvé en territoire vaudais la confirmation d’une opinion structurée lorsqu’il est devenu étudiant, à 18 ans, à Lyon. « À Vaulx, on voit bien les conséquences de l’appauvrissement de la population et du chômage, de cette crise économique que le grand patronat fait payer aux travailleurs », estime cet homme, qui n’est pas un nouveau venu dans le paysage politique vaudais. Un homme qui sera tête de liste aux élections municipales et métropolitaines des 15 et 22 mars à Vaulx-en-Velin et sur le secteur de Rhône Amont, sous l'étiquette Lutte ouvrière.

« Les seuls inutiles dans cette société, ce sont les actionnaires »

« On ne veut pas laisser le champ libre aux partis qui défendent les riches » , souligne Thomas Spreux, pour qui Lutte ouvrière « exprime les intérêts des travailleurs et des travailleuses ». Les travailleurs, ce sont les ouvriers, les employés, « ceux qui sont indispensables à la société, qui produisent, qui vendent, qui font tourner les écoles, les travailleurs en retraite, les travailleurs privés d’emploi, etc. ». Le candidat LO les oppose à des possédants : « Les seuls inutiles dans cette société, ce sont les actionnaires. »

Pour Thomas Spreux, la lutte des classes est une réalité dont les travailleurs doivent prendre conscience pour défendre leurs intérêts. « Mitterrand a renoncé à la lutte des classes. À gauche, on ne s’en réclame pas », pointe-t-il, pour mieux éclairer le choix de sa formation politique de ne faire alliance avec aucun parti à l’approche du rendez-vous électoral.

Cela n’a pas toujours été le cas localement. « Nathalie Arthaud, notre porte-parole nationale, a été élue à Vaulx-en-Velin, sur la liste de Maurice Charrier », rappelle d’ailleurs Thomas Spreux. C’était en 2008. Aux municipales de 2014, son parti s'est lancé seul.

Une mairie LO, un bastion

« Le rôle d’une mairie Lutte ouvrière serait d’être un bastion au milieu de cette société sauvage qu’est le capitalisme, de permettre aux travailleurs de s’organiser », poursuit le candidat LO, concevant le rôle d’élu local comme celui d’un porte-parole. Mais s’il était élu maire, que changerait-il en premier lieu ? La « politique des agents municipaux », peut-être. « C’est le flicage permanent. Les conditions de travail sont de plus en plus dures », dénonce Thomas Spreux, fort d’une certitude : « Ceux qui sont les mieux placés pour organiser le travail, ce sont les travailleurs eux-mêmes. »

Bio express

Originaire du sud de la France, Thomas Spreux a 35 ans et est professeur des écoles à Vaulx-en-Velin depuis 2009. Il règle une cotisation à Lutte ouvrière depuis 2007. Il a notamment été candidat aux élections municipales de 2014 à Vaulx-en-Velin, en deuxième position sur une liste LO emmenée par Marie-Andrée Marsteau. Une liste sans élu puisqu’elle avait recueilli 201 voix, soit 2,49 % des suffrages exprimés.

Également candidat aux élections législatives de 2017 sur la 7e circonscription du Rhône (dont fait partie Vaulx-en-Velin), il a obtenu 211 voix, soit 0,78 % des suffrages exprimés.

 

Yannick PONNET

© Le Progrès (17/02/2020) - Droits de reproduction et de diffusion réservés