Amazon Sevrey (près de Chalon-sur-Saône)

Le parasite du coronavirus

ou comment profiter d'une épidémie

Brève
08/04/2020

Amazon est accusé de ne pas respecter les mesures nécessaires dans leurs entrepôts comme les gestes barrière, de ne pas annoncer publiquement quand il y a des cas de travailleurs contaminés. Les syndicats ont bien raison d’attaquer en ce moment. Le faire c’est significatif, car c’est s’attaquer au grand géant de la distribution.

Avec la fermeture des boutiques, tout le monde est dans une situation où il n’a pas d’autre choix que d’acheter via Amazon. Et ils profitent de la situation pour jouer au sauveur, « notre entreprise peut aider à la collectivité ». En réalité, ils utilisent le fait que les gens n’aient pas d’autre moyen pour récupérer des parts de marché et faire exploser leurs profits sur le dos des gens confinés.

Mais sous leurs airs de modernité, ils traitent les ouvriers comme des chiens, corvéables à merci, tant qu’ils tiennent le coup, et qu’ils pourront remplacer immédiatement. Ce sont surtout des jeunes, peu qualifiés, à qui on demande d’exécuter des tâches répétitives, qui demandent le moins de réflexion possible, car seul compte le quota final. Ce sont des opérations de manutention, à la chaîne, en sortie de camion ou sur tapis roulant. Bravo la modernité.

Et ils nous font venir travailler pendant le confinement, sans aucune mesure de sécurité. Pour une usine qui se dit moderne, le sauveur de l’humanité, le minimum aurait été de mettre en place les mesures sanitaires pour qu’on y travaille sans risquer sa vie.

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