LE CREUSOT :  Julie Lucotte se représente sous la bannière Lutte ouvrière

Article de presse
12/02/2020

Julie Lucotte, à la tête de la liste “Lutte ouvrière, faire entendre le camp des travailleurs”, se présente pour la deuxième fois aux municipales.

Nom de liste inchangé et toujours pas de programme : la candidate souhaite continuer la lutte des travailleurs contre le grand capital.

Julie Lucotte, candidate aux municipales, est tête de liste du parti Lutte ouvrière.

Elle est la quatrième et ( a priori , sauf surprise) dernière candidate à se déclarer aux élections municipales du Creusot : Julie Lucotte est la tête de liste du parti Lutte ouvrière.

À 39 ans, cette Creusotine, infirmière en gériatrie à l’hôpital de Dijon, se présente pour la deuxième fois. En 2014, la Creusotine avait remporté 4,69 % des suffrages au premier tour. Mais la situation politique aujourd’hui est bien différente, six ans après. Le Parti communiste, allié séculaire des socialistes aux élections municipales, a décidé, au vu de la présence de colistiers LREM sur la liste de David Marti, de ne pas se rallier au maire sortant. Laissant, potentiellement, des voix pour Lutte ouvrière. Julie Lucotte n’en fait pourtant pas une opération de récupération : « Ça, c’est leur cuisine interne. Après, il est vrai que ce qu’on représente c’est le drapeau communiste, c’est le camp des travailleurs. »

Pas de programme, juste se faire entendre. Et c’est bien de travailleurs dont il est question dans la liste de Julie Lucotte. « Elle est composée essentiellement de travailleurs, que ce soit dans la métallurgie, les ménages, la restauration… Le plus jeune a 19 ans et le plus âgé 84 ans. » La militante repart avec quelques anciens de 2014 mais beaucoup ont dû déménager pour trouver du travail : « Ceux-là se présentent à Autun ou encore à Montceau. » Et quel programme pour la liste “Lutte ouvrière faire entendre le camp des travailleurs” ? « Ce n’est pas un programme classique », lance Julie Lucotte. En d’autres termes, la candidate n’en a pas pour la ville. Car la Creusotine défend avant tout un camp, celui des travailleurs. « On est dans une période où une guerre nous est menée par le grand capital. » Une idéologie avant un programme, c’est le credo de Julie Lucotte. Mais alors, pourquoi faire campagne ? « Pour avoir une tribune, c’est le moment de nous faire entendre, de parler de notre lutte. Il faut faire entendre les gens du Tennis, de la Chaume qui n’ont plus de bus… Ils nous font part de leurs difficultés au quotidien. » Et si le parti Lutte ouvrière décroche un mandat d’élu ? « Il sera un levier pour continuer notre lutte », conclut Julie Lucotte.