L'Est Républicain :  Nicole Friess : « Combattre les vassaux du capitalisme »

Article de presse
07/02/2020

Nicole Friess a officiellement lancé la campagne de Lutte ouvrière aux municipales. Un seul mot d'ordre : « Aider les travailleurs dans leur combat contre les puissants ». ( /Ludovic LAUDE )

Lutte ouvrière a démarré sa campagne pour les élections municipales à Besançon ce jeudi à la salle Proudhon, au Kursaal.

Sa liste de 57 noms a été déposée en Préfecture. Nicole Friess en tête, ceux qui se réclament du communisme révolutionnaire défendent les travailleurs. « Nous ne militons pas pour avoir des postes », clame Nicole Friess d'emblée.

Sa liste est désormais complète. Elle a été déposée en Préfecture. Elle ne donnera pas les noms qui la composent tant qu'ils ne seront pas validés par l'organe d'État. Les trois premières personnes qui suivent son nom se tiennent à ses côtés. Il s'agit d'Odile Humbert, aide-soignante, d'Olivier Millot et de François Fruitet, tous deux enseignants.

« Ma liste ne comporte aucun carriériste politique » «

Ma liste regroupe tous les âges, toutes les professions et des étudiants », poursuit-elle. « Elle ne comporte aucun carriériste politique, encore moins des notables. Nous n'en aurions pas voulu. Ce type d'individus représente tout ce que nous rejetons en force. »

Cette introduction lui permet de poursuivre sur les événements actuels et le soulèvement populaire à l'encontre d'un gouvernement qui « méprise le bien-être des plus faibles en leur marchant dessus ». « Le président et ses ministres travaillent pour les patrons », affirme-t-elle.

« Il nous faut combattre les vassaux du capitalisme, l'ennemi juré de Lutte ouvrière. Comment réagir face à l'oppression des puissants ? Par la lutte, dans la rue, pour faire reculer des décisions qui désespèrent les gens. Les Gilets jaunes l'ont compris. De plus en plus de travailleurs, également. La grogne enfle. Elle se multiplie, nous l'encourageons. »

« Ne croyez pas ceux qui vous font rêver avec leurs programmes teintés de vert »

La formation, composée d'une majorité qui se réclame du communisme révolutionnaire, n'a pas de programme préétabli pour la Ville. « C'est inutile », constate Nicole Friess. « On voit bien que les budgets n'appartiennent pas aux municipalités. La moindre décision est scrutée par la Préfecture, donc l'État. Ne croyez pas ceux qui vous font rêver avec leurs programmes teintés de vert. Ils devront tous, à un moment donné, renoncer à leurs projets par manque de moyens financiers. »

Lutte ouvrière revendique sa position de « génératrice de prise de conscience populaire. Si nous sommes élus, nous ferons de la mairie une maison du peuple, au sens littéral du terme. Nous accueillerons tous les habitants pour les écouter. Avec notre aide pleine et entière et les ressources dont nous disposerons, nous les aiderons à trouver les solutions à leurs problèmes. »

Pas de sauveurs suprêmes

La candidate est réaliste. « Nous ne sommes pas dans une situation où nous envisageons d'être élus.

Les travailleurs doivent se battre, ensemble, pour obtenir une amélioration de leur quotidien.

Contrairement à la France Insoumise, nous estimons que les élections ne changeront rien. Elles n'ont jamais rien changé d'ailleurs. Seul l'élan ouvrier fera reculer les puissants, ceux qui licencient alors que leurs entreprises réalisent d'énormes bénéfices. Ceux qui se clament sauveurs suprêmes vous mentent.

C'est à nous et surtout à vous, les ''petits'', comme ils disent, de faire le travail. »

Paul-Henri PIOTROWSKY

© L'Est Républicain, Vendredi le 07 Février 2020 / Ouverture 25A / Besançon Droits de reproduction et de diffusion réservés