Chalon-sur-Saône :  Pascal Dufraigne (LO) : « Pour une municipalité de combat »

Article de presse
12/02/2020

Il se présente quasiment à chaque scrutin depuis 2001 : Pascal Dufraigne est de nouveau candidat pour les municipales à Chalon avec 42 colistiers pour le parti Lutte ouvrière. Il entend bien surfer sur le vent de colère qui souffle actuellement sur la France. Pascal Dufraigne : « Il faut continuer la lutte qui a démarré il y a deux mois. » « Un cheminot en colère. » C’est ainsi que se présente Pascal Dufraigne, Chalonnais de 56 ans qui, depuis 2001, tente de faire « entendre le camp des travailleurs ». Et pour prouver qu’il est leur meilleur porte-parole, il rappelle son parcours de vie : « Licencié de Kodak puis de Chalon Photo chimie, j’ai dû retrouver du boulot à 48 ans, retourner en formation, une période très difficile, pour être finalement cheminot. Mais de nombreux collègues sont restés sur le carreau et ne s’en sont pas remis. Je veux me battre pour les gens comme eux. Les autres candidats n’ont pas mon vécu. » Et cette fois, Pascal Dufraigne, qui a toujours réalisé des scores assez faibles lors des différents scrutins, y croit : « J’aborde les municipales après deux mois de lutte contre les retraites, pour l’hôpital, Verallia. Nous avons eu à Chalon de belles manifestations, avec du monde. C’est la première fois que le monde ouvrier relève la tête et est fier de le dire. Voter Lutte ouvrière, c’est continuer la lutte. » Sa liste, Pascal Dufraigne l’a déposée lundi à la préfecture. Elle est composée de chômeurs, d’ouvriers en activité ou retraités habitant exclusivement dans les quartiers les plus populaires de Chalon : Aubépins, Prés Saint-Jean, Plateau… « Mes colistiers ont entre 21 et 84 ans et je promets qu’il n’y a ni notables, ni chefs d’entreprise, ni cadres sup’.» Un salaire et un logement dignes « Les autres candidats viennent dire aux électeurs en situation précaire “votez pour moi ! Vous aurez une ville verte, qui rayonnera, une terre d’accueil pour les entreprises”. Qu’ils arrêtent leur bla-bla. Les préoccupations essentielles des gens c’est d’avoir un salaire permettant de vivre et un logement digne. Et il faut dire la vérité : la marge de manœuvre d’une mairie est limitée pour régler ces problèmes vitaux. Mais avoir des élus LO à la mairie permettrait de porter les revendications des gens des quartiers au conseil municipal, d’organiser la lutte contre l’Opac et ses logements insalubres et de soutenir les salariés en lutte. Bref, une municipalité de combat. Et je suis sûr qu’on peut faire avancer les dossiers quand la population se mobilise. » Pascal Dufraigne promet également une autre utilisation de l’argent public qui, selon lui, est actuellement « essentiellement tourné vers le capitalisme et les plus riches. Avec moi, pas de ronds-points, pas de tapis rouge pour les entreprises. » Quant à la campagne, elle se fera en porte à porte, avec les colistiers et notamment la 2e sur la liste, Fabienne Bunel : « Pas question pour moi de faire des one-man-shows dans des maisons de quartier. »