SNCF - Gare d'Orléans (Loiret) :  A force de réduire les effectifs, la direction a semé la colère

Echo d'entreprise
22/09/2020

Vendredi 18 septembre, une grève locale a été très suivie en gare d’Orléans à la vente et à l'accueil, et surtout par les agents de manœuvre.

Les cheminots ont subi un été éprouvant du fait d’un sous-effectif permanent et d’horaires modifiés sans arrêt. Tout l’été, les agents ont interpellé les chefs sur ces conditions de travail inacceptables, et mi-août certains ont discuté de poser un préavis de grève.

Sentant la colère monter, la direction a annoncé des embauches en fin d'année et une majoration de prime pour les 2 mois d’été d’environ 100 euros brut pour les agents de manœuvre uniquement. Les embauches de fin d'année paraissant trop loin et incertaines, et la prime insuffisante, une vingtaine de cheminots de l’escale et de la manœuvre ont décidé d’interpeller un responsable et d’appeler à la grève vendredi 18 septembre l’ensemble des services, touchés eux-aussi par le manque de personnel.

Voyant que la grève faisait son chemin dans tous les services, la direction a convoqué une réunion de concertation trois jours avant la grève, pour annoncer qu'ils faisaient venir deux agents en détachement du Fret, où six postes sur dix vont être supprimés. La direction ajoutait aussi le chantage en annonçant que la prime de 100 euros était soumise à la levée du préavis.

Choqués par ce chantage à la prime, tous décidaient de maintenir la grève, quelques-uns disant « on en a chié tout l'été, ils avaient qu’à se réveiller avant ! ».

Vendredi 18, la grève a été un succès. Les cheminots sont décidés à ne pas en rester là. Ils ont voté de faire une lettre au nom des grévistes à la direction, et de se revoir le vendredi suivant pour l’interpeller de nouveau. Selon ce qu’elle dira, une nouvelle grève est envisagée.