Châteaudun (Eure-et-Loir)

Non à la fermeture de l’école Jean Macé !

Brève
01/02/2021

La nouvelle municipalité « divers gauche » de Châteaudun a décidé d’abandonner le projet de reconstruction des deux écoles du groupe scolaire Jean Macé, dont les bâtiments sont devenus vétustes. Elle prétend que cette reconstruction représenterait un « dérapage financier » pour les comptes de la mairie et rejette la responsabilité sur la municipalité précédente. Elle envisage donc de répartir les 225 élèves du groupe scolaire actuel sur les autres écoles de la ville.

250 parents d’élèves et enseignants ont manifesté le samedi 16 janvier pour se rendre devant l’hôtel de ville et interpeler le maire. Une maman d’élève disait : « Vous nous dites que construire une école est trop cher, ce qui nous est cher, à nous, parents, ce sont nos enfants et à travers eux, l’avenir ». Un autre parent d’élève s’adressait au maire : « Beaucoup d’entre nous ont voté pour vous. Vous nous aviez dit que vous défendiez l’école, vous nous souteniez quand on demandait que des rénovations soient faites. Nous avons compris trop tard que cela n’était que de belles paroles en l’air. » Les manifestants se sont quittés en se disant qu’ils ne lâcheraient rien, qu’ils iraient jusqu’au bout et qu’ils reviendraient.

Une nouvelle manifestation de parents et d’enseignants s’est déroulée le mardi 26 janvier, lors de la journée nationale de mobilisation dans l’éducation nationale. Après la manifestation à Châteaudun, les directrices des deux écoles du groupe scolaire se sont rendues à la manifestation chartraine pour sensibiliser sur leur situation. Elles ont expliqué comment la mairie tente de justifier la fermeture en prétendant que, si on répartissait les élèves de Jean Macé dans les autres écoles de la ville, cela ferait tout de même 2 m² par élève et que c’était suffisant !

Les parents d’élèves et les enseignants ont bien raison de se mobiliser contre cette fermeture d’école. Dans cette période de crise où de nombreuses familles sont touchées par le chômage, la précarité, les bas salaires, il est révoltant de voir que l’on s’attaque aussi à leurs enfants, en dégradant les conditions dans lesquelles ils peuvent étudier.

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