Quand agriculture biologique rime avec l’exploitation

Brève
23/06/2020

Des étudiants ont répondu à l’annonce d’un agriculteur bio beauceron en quête de main d’œuvre. Avec une quinzaine de travailleurs, en majorité polonais, ils ont commencé le travail sans avoir signé de contrat, sans aucun vêtement de sécurité et sans formation. Armés d’un chalumeau à gaz, ils devaient avancer derrière un tracteur, afin de brûler des mauvaises herbes dans un champ de betteraves. Très vite, l’odeur du tracteur s'est mélangée à la forte odeur de gaz et de brûlé, la chaleur atteignant presque 50 degrés, provocant des vomissements de l’un d’entre eux et tous se brûlaient les pieds.

À la pause de midi, deux des jeunes ont renoncé à ce travail trop difficile, payé 7 euros de l’heure. Les trois autres ont fini la journée mais ont décidé de ne pas y retourner le lendemain. Ils ont dû insister pour obtenir leur dû après une journée de travail.

Apprentissage pour ces étudiants qui ont découvert le sort réservé aux travailleurs polonais, qui n’ont pas eu, eux, le choix de partir.

Les dernières brèves