TAO (Transports publics de l’Agglomération d'Orléans)

Une première manifestation réussie

Brève
07/09/2018

Devant le dépôt de la TAO à St Jean de Braye le 7 septembre 2018

Jeudi 6 septembre, dès cinq heures du matin, 80 salariés de la TAO étaient présents au piquet de grève organisé par leurs syndicats pour dénoncer les dégradations de leurs conditions de travail et les suppressions de postes. 48 heures avant, 180 agents s’étaient déclarés grévistes.

Le réseau (tram et bus) de TAO dessert Orléans et vingt-et-une communes limitrophes, il est géré par Kéolis, filiale de la Sncf. Avec Kéolis, les suppressions de postes se sont enchaînées, ainsi que les changements de planning et les grandes amplitudes de travail qui fatiguent tout le monde. Un manifestant lançait : « Nos familles sont autant épuisées que nous !»

A 7h, ils étaient un peu plus de 200 à s’élancer dans la rue pour faire entendre leur mécontentement, conducteurs, agents de maintenance, personnels administratifs, managers de la société, ainsi que quelques militants extérieurs. Les premiers slogans montraient que les grévistes veulent avancer au rythme choisi par eux, pas à celui des cadences imposées : « nous ne sommes pas sur un temps de parcours de la direction !»

Les travailleurs en grève réclamaient aussi des conditions de travail dignes : « Des WC dignes de ce noms sur toutes les lignes !» ou « pas de l’eau tiède à boire quand il fait si chaud !», minimum que la direction ne leur assure même pas. De son côté, un manager gréviste dénonçait le « management toxique » que la direction souhaite qu’il impose.

Dans l’après-midi, une délégation a rencontré le maire d’Orléans, mais à la fin des prises de parole intersyndicales un militant donnait déjà rendez-vous aux manifestants, conscient qu’il faudrait plusieurs actions de ce genre pour faire plier la direction.