À Chartres, Vincent Chevrollier, le candidat de Lutte ouvrière veut être « les yeux et les oreilles des travailleurs »

Article de presse
12/03/2020

L’Écho Républicain a suivi, mercredi 11 mars, le candidat Lutte ouvrière Vincent Chevrollier sur une tournée de collage d’affiches, à Chartres. L’occasion d’évoquer, avec lui, la dernière ligne droite de la campagne du premier tour.

Armés d’un seau de colle à papier peint, d’un pinceau et d’un stock d’affiches ornées de la faucille et du marteau, logo de Lutte ouvrière, la tête de liste chartraine Vincent Chevrollier et son collègue militant Luc Viry font le tour de la ville.

Dans la dernière ligne droite du premier tour, il s’agit de vérifier la visibilité des affiches de Lutte ouvrière sur les panneaux d’affichage libre qui quadrillent la ville. Une tournée d’autant plus importante que les affiches annoncent l’unique réunion publique organisée par le candidat, demain au Forum de La Madeleine. Ce quartier, les militants chartrains de Lutte ouvrière, y sont attachés. Nombre des colistiers y résident. Samedi dernier, alors que des candidats des quatre autres listes tractaient au marché de la halle Billard, en centre-ville, Vincent Chevrollier et ses colistiers étaient à La Madeleine, « parmi les nôtres ».

« En porte-à-porte, dans les cages d’escalier »

Sa campagne de terrain, réalisée « en porte-à-porte, dans les cages d’escalier », lui fait dire que « la conscience politique a progressé ». Un phénomène qu’il attribue au mouvement des gilets jaunes et à celui contre la réforme des retraites.

Le candidat communiste révolutionnaire assume totalement le sillon qu’il creuse à Chartres avec ses colistiers, comme toutes les listes Lutte ouvrière de l’Hexagone.

« Nous avons un programme », insiste-t-il, « mais qui n’a rien à voir avec celui des autres. Il est clairement affiché dans le positionnement d’une classe sociale. » Celle des travailleurs. Un prisme auquel il soumet toutes les propositions des autres candidats. « Aller à vélo au boulot, c’est très bien, mais il faut déjà avoir un boulot. Un futur Zénith, OK, mais à combien les tickets et qui va pouvoir se les payer ? »

Au soir du premier tour, Vincent Chevrollier fera le compte des voix « plus que du pourcentage » obtenu. Et espère faire mieux que les 252 suffrages de 2014. Avec l’ambition d’obtenir un siège au Conseil municipal et devenir « un élu aux côtés des gens », dont le sens profond serait d’être « les yeux et les oreilles des travailleurs ».

Géraldine Sellès

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