Le Berry Républicain (Cher) :  Municipales à Vierzon : Régis Robin (LO) veut faire entendre les travailleurs

Article de presse
11/03/2020

« Le seul virus que nous voulons vous transmettre, c’est le virus communiste révolutionnaire » : ainsi s’est exprimé Régis Robin, tête de liste Lutte ouvrière, mercredi soir, salle du marché au Blé n°4, lors de la dernière réunion publique avant le premier tour des municipales.

À la différence des trois autres listes, celle-ci n’a pas vocation à gérer la municipalité mais à défendre le camp des travailleurs. « Lutte ouvrière n’a pas pour ambition d’être un meilleur gestionnaire pour les affaires de la commune, a résumé Régis Robin. La municipalité ne peut être l’instrument de la transformation sociale. Mais la commune où les travailleurs vivent peut être un terrain où le camp des travailleurs recrute, s’organise, se mobilise. »

« La société marche à l’envers »

Défendre le camp des travailleurs, c’était le leitmotiv de la réunion publique d’hier. Ce camp (appelé aussi « les exploités ») a été opposé à celui de la bourgeoisie (« les exploitants »). « On veut montrer que la société marche à l’envers », nous a glissé un militant.

Régis Robin croit en la mobilisation des travailleurs : « Les cheminots ont fait 45 jours de grève. La classe ouvrière est capable de se défendre. Elle n’est pas abattue, brisée. On espère qu’on aura des luttes sociales comme en juin 1936 ou en mai 1968. »

« La grande force du capitalisme, c’est de faire produire aux ouvriers ce qu’on va leur revendre »

Durant une heure et quart de réunion, les sujets nationaux ont largement été abordés : la pauvreté, le travail des jeunes, le coronavirus, le salaire de Carlos Ghosn (ex-patron de Renault et Nissan), les hôpitaux...
Quelques problématiques locales ont aussi été citées. René Chantôme, facteur retraité, a ainsi souligné qu’à Vierzon, lorsqu’il est parti à la retraite, il y a dix ans, « il y avait 40 facteurs. Il en reste 28. »

C’est bien au capitalisme que Lutte ouvrière s’attaquera, dimanche, dans les urnes. « La grande force du capitalisme, c’est de faire produire aux ouvriers ce qu’on va leur revendre », a ironisé l’un des militants. « La campagne n’est pas terminée », a conclu Régis Robin.

Benoît Morin benoit [dot] morin [at] centrefrance [dot] com

Lire l'article en ligne