Fusion GE-Alstom :  Actionnaires repus et emplois supprimés

Communiqué
02/11/2015

Lors de sa grand-messe à Belfort, le PDG de GE a bien sûr vanté les bienfaits de cette fusion Alstom – General Electric.

Effectivement, pour les actionnaires d’Alstom, qui vont se partager 4 milliards d’euros, 1,2 milliard pour Bouygues, c’est une excellente affaire. Patrick Kron, PDG d’Alstom sur le départ, doit empocher une prime de 4 millions !

C’est aussi en milliards que ceux de General Electric, déjà bien gavés, comptent les bénéfices qu’ils attendent de cette opération financière. Mais derrière des discours qui se voudraient rassurants, il y a les attaques contre les travailleurs.

A Belfort, General Electric renvoie des intérimaires, augmente la précarité, et les rythmes de travail. Des postes de prestataires de service dans les bureaux sont supprimés à General Electric et à Alstom.

Et la conséquence des économies prévues par General Electric, c’est la menace de 2000 suppressions d’emplois chez Alstom en France. Dans le secteur Transport, qui restera Alstom, où depuis un an, une centaine de postes ont disparu par des mutations et départs en retraite non remplacés, la menace de 300 suppressions d’emplois est à l’ordre du jour.

Le cinéma du PDG de General Electric, ne masquera pas la réalité d’un capitalisme qui produit des chômeurs, attaque les conditions de travail de ceux qui gardent un emploi, pour enrichir des actionnaires qui n’en ont jamais assez.

Pour Lutte Ouvrière, Christiane PETITOT