Devanlay-Lacoste – Troyes

L’intimidation de la direction renforce la solidarité

Brève
01/04/2019

Le 22 mars, le chef de la sécurité de l’usine Devanlay-Lacoste faisait appel à la police pour « dégager » les deux militants de Lutte Ouvrière qui diffusaient un tract à l’entrée, comme d‘habitude. Que des militants viennent discuter avec des ouvrières en lutte contre les changements d’horaires a dû énerver la direction. Quatre policiers arrivent rapidement, reprochent aux camarades de diffuser sur la voie publique. Ils contrôlent les identités pour dresser un PV de 135 euros après avoir procédé à un éthylotest (mais pas à un prélèvement ADN !). Prenant tout leur temps, ils arrivent ainsi à empêcher la diffusion.

La nouvelle a aussitôt circulé et soulevé l’indignation, en particulier dans la CGT, la France Insoumise et chez les Gilets Jaunes. La semaine suivante, le 28 mars, dans une ambiance fraternelle, c’est à une quinzaine de gilets jaunes, de militants de la FI et de LO qu’une diffusion de tracts Lutte ouvrière a pu se dérouler tranquillement, cette fois sans observation des vigiles ni intervention de la police.

Finalement la direction de Devanlay n'a réussi qu’à renforcer la solidarité entre militants et à faire connaître plus largement le mouvement chez Lacoste contre le passage aux horaires fixes.