Cristal Union exempté de procès

Permis de tuer pour les exploiteurs

Brève
08/10/2019

La banderole déployée lors du rassemblement devant le tribunal rappelait que la mort de Quentin n’est pas la première : deux autres jeunes cordistes de 23 et 33 ans sont morts eux aussi en 2012 à Cristanol, ensevelis sous 3000 tonnes de sucre.

En mars dernier, le groupe Cristal Union et l’entreprise sous-traitante Carrard ont chacun été condamnés pour ces morts.

Mais pour ce procès, le procureur a choisi de ne pas faire comparaître Cristal Union, alors que le rapport rédigé par l’inspection du travail établit la responsabilité de Cristanol, et pas seulement celle de l’entreprise sous-traitante ETH. L’inspectrice du travail venue témoigner a même précisé que ne pas faire comparaître Cristal Union revenait à ne pas demander de comptes sur certaines des infractions relevées, dont Cristanol est seul responsable.

En juin 2018, lors de l'assemblée générale du groupe, le directeur général adjoint de Cristal Union annonçait : « Les cadences ont été les plus élevées que Cristal Union n'ait jamais connues » et se félicitait de ce que « les tonnages de Bazancourt ont été allègrement dépassés ».

Pour produire toujours plus de profit, Cristal Union continue d’aggraver l’exploitation.

Et la justice bourgeoise, rien d’étonnant à cela, lui donne un blanc-seing pour poursuivre dans cette voie, quitte à fermer les yeux sur les morts qui jalonnent le chemin.

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