La venue de Macron à Mulhouse

Une guerre avec des soldats sous-équipés et des généraux irresponsables

Brève
26/03/2020

Quelle irresponsabilité ?

Mercredi soir, Macron a donc choisi Mulhouse et son hôpital de campagne nouvellement installé à côté du Centre Hospitalier du Moenchsberg pour y promouvoir sa politique face à l’épidémie de covid 19.

Un langage et des postures martiaux, beaucoup de phrases ronflantes sur les soignants en 1ère ligne, et les autres en 2ème et 3ème ligne, mais quasiment rien de concret ni de nouveau pour lutter contre l’épidémie. Une prime pour les soignants ? Est-ce la question ? Même pas une augmentation de salaire ! Juste avant, un psychologue de cet hôpital avait crié sa rage dans les colonnes de Libération : « j'ai la rage envers ces hommes […] politiques qui n'ont eu de cesse de détruire notre système social et de santé, […] de nous expliquer qu'il fallait faire un effort collectif pour atteindre le sacro-saint équilibre budgétaire ». Sur l’hôpital, des banderoles avaient été déployées : « Soignants au front, sans munitions ni valorisation », « Avant, nous étions oubliés. Aujourd'hui, des super-héros. Et demain ? ».

C’est peut-être la guerre contre le Covid-19, mais comme dans toutes les guerres, ce sont les travailleurs, les petites mains, qui sont en première ligne, et les riches, les puissants, restent abrités derrière. Des travailleurs qui manquent de munitions, de protections, à qui l’on propose des médailles, et parfois posthumes.

Alors les postures de Macron dissimulent bien mal les conséquences mortelles de sa politique et de celles de ces prédécesseurs.

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