L'Alsace :  Géraud Ferry (LO) au plus près des travailleurs

Article de presse
08/06/2017

Quatre jours avant le premier tour des législatives, le candidat de Lutte ouvrière dans la 3e circonscription du Haut-Rhin Géraud Ferry est retourné tracter devant l'entreprise Bubendorff à Saint-Louis. Photo L'Alsace/Pierre Gusz

Midi trente ce mercredi rue de Lectoure, à l'entrée de l'entreprise Bubendorff de Saint-Louis. Géraud Ferry, qui se présente pour la deuxième fois aux élections législatives dans la 3e circonscription du Haut-Rhin (sous l'étiquette Lutte ouvrière), attend la relève des équipes entre deux rafales de vent.

Le quadra est venu tracter au même endroit deux semaines plus tôt. « Nous n'avons pas attendu les législatives, on vient souvent sur ce site, comme sur ceux de Novartis, BASF à Huningue ou DSM à Village-Neuf. C'est le meilleur moyen de s'adresser aux travailleurs », estime le candidat. Ces derniers arrivent au compte-gouttes, l'automaticien chez Novartis les accueille le plus souvent par un « Bonjour, Géraud Ferry, candidat Lutte ouvrière aux prochaines législatives. Qu'est-ce que vous pensez du programme de Macron ? »

« Vous existez encore ? », s'étonne un employé. « Je travaille ici depuis 22 ans. J'ai voté pendant des années pour Arlette Laguiller », raconte un deuxième, visiblement prêt à entamer la discussion, contrairement à beaucoup de ses collègues, pressés d'aller au travail ou de rentrer chez eux. Ce jeune intérimaire, qui ne souhaite pas donner son prénom, explique quant à lui « ne plus rien attendre des politiques » alors qu'il a pourtant manifesté contre le contrat première embauche (CPE) puis contre la loi travail.

« Faire pression sur les entreprises »

C'est là qu'intervient Géraud Ferry. « On veut s'organiser sur le terrain politique pour faire entendre le camp des travailleurs. On ne leur demande pas de faire grève ni d'aller manifester mais de glisser un bulletin dans une urne, de voter pour nous afin que nous puissions les défendre », détaille le candidat de Lutte ouvrière.

Et de poursuivre, d'un air résolu : « Il faut que les travailleurs puissent relever la tête. C'est leur dignité que l'on défend. Si l'on veut aujourd'hui conserver ou même avoir un emploi, il faut faire pression sur les entreprises. Mais ça, ce n'est pas un gouvernement qui pourra y arriver. »

P.G.

© L'alsace, Jeudi le 08 Juin 2017 Droits de reproduction et de diffusion réservés