Le Républicain Lorrain :  Guy Maurhofer martèle la voix des ouvriers

Article de presse
12/02/2020

Guy Maurhofer : « Le camp des travailleurs est le seul à pouvoir mettre fin à la dictature du grand capital qui mène toute la société dans le mur. » ( /Pierre HECKLER )

Il y aura six listes en mars prochain aux municipales de Thionville. Comme en 2014, Guy Maurhofer conduira, en binôme avec Isabelle Lantz, un collectif réuni sous la bannière Lutte ouvrière. Leur objectif : « faire entendre le camp des travailleurs dans cette élection ».

« Les grèves et les manifestations contre la violente attaque du gouvernement sur les retraites ont clairement montré qu'il y a deux camps qui s'opposent dans la société : celui des capitalistes, et des serviteurs politiques, et celui des travailleurs ». Le décor est posé et a le mérite d'être clair.

En une vie de lutte... ouvrière, Guy Maurhofer peut exprimer la légitime fierté d'avoir su conserver ses engagements de jeunesse. Un combat qui pourrait se résumer ainsi : « Le camp des travailleurs est le seul à pouvoir mettre fin à la dictature du grand capital qui mène toute la société dans le mur. »

C'est pourquoi ce technicien retraité de 61 ans s'est associé à Isabelle Lantz, psychologue, pour mener une liste Lutte ouvrière à l'élection municipale de Thionville. « Liste composée d'ouvriers, d'employés, de chômeurs, de retraités. Elle est à l'image du monde du travail », assure-t-il.

2,75 % des voix en 2014

Ce n'est pas la première fois que Guy Maurhofer se lance dans la bataille. En 2014, il avait récolté 2,75 % des voix au premier tour. Cette fois encore, il sait pertinemment qu'au soir du 22 mars, ce ne sera pas lui le prochain maire de Thionville. « Ce n'est pas ça le plus important », élude-t-il. « c'est de se faire entendre entre les notables, les avocats et les médecins, qui voudraient que ces élections se limitent à leurs seules personnes. »

Comme le chantait Bob Dylan, les temps seraient toutefois, selon lui, en train de changer. « Les travailleurs commencent à rendre les coups. Comme à la centrale de Cattenom où on n'en avait plus l'habitude », remarque-t-il, avec dans la voix comme un soupçon de jubilation.

Dans l'hypothèse où il serait quand même élu, Guy Maurhofer n'envisagerait pas pour autant d' « améliorer le cadre de vie thionvillois. Je préférerais de loin venir au secours des plus démunis. »

L'écologie ?

« Je suis écologiste depuis toujours. Je pense que si la planète est en train de mourir, c'est de la faute aux gens qui ont de l'argent. La pollution, c'est souvent le résultat des chantages à l'emploi », tranche-t-il.

Que la commune investisse 6 M€ dans une passerelle le laisse également « sans voix ».

Pour lui, « la première insécurité, c'est de ne pas savoir comment on va payer ses factures et remplir son frigo. Mon souhait serait que les gens s'indignent en premier chef contre cette injustice sociale. Pour ma part, je ne suis toujours pas résigné. »

O.M.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 12 Février 2020 / Thionville / Edition de Thionville / Thionville-ville Droits de reproduction et de diffusion réservés