Épernay, Laurence d'Albaret mènera la liste Lutte ouvrière aux municipales :  " Il y a un besoin de révolte "

Article de presse
24/02/2020

Bonjour Laurence D’Albaret. Donnez-vous quelques mots pour vous décrire ?

J’ai 55 ans. Je suis enseignante dans la section professionnelle du lycée Stéphane-Hessel depuis 6 ans.

Depuis mercredi, vous êtes la candidate de Lutte ouvrière aux municipales. Pourquoi ce choix ?

Cela fait longtemps que je suis dans le camp des travailleurs. Je suis aux côtés de ceux qui travaillent, qui n’ont que leur salaire, leur allocation-chômage ou leur retraite pour vivre et qui ont de plus en plus de difficultés pour finir le mois. La précarité de l’emploi progresse et conditions de travail se dégradent.

On vous voyait aux manifestations. Désormais vous êtes candidate. Peut-on dire que vous avez passé un cap ?

Je ne le vois pas comme ça mais plutôt comme une continuité normale. Cela fait des années que je manifeste avec tous ceux qui sont mécontents et on est nombreux. On voit bien qu’il y a une grève contre la réforme des retraites ne se termine pas. Il y a un besoin de révolte pour lutter contre cette politique qui sert les patrons du CAC 40 qui eux s’enrichissent de plus en plus.

On s’est dit que c’était le bon moment pour faire entendre ce qu’on avait à dire

Quand est-ce que vous êtes dit que vous alliez vous présenter ?

Ça ne se pose pas vraiment comme ça. Ce n’est pas une décision que j’ai prise toute seule. On a décidé de ça avec les camarades de Lutte ouvrière. On s’est dit que c’était le bon moment pour faire entendre ce qu’on avait à dire.

Quels vont être vos axes principaux, votre singularité sur les thématiques locales ?

Nos combats ne seront pas particulièrement locaux. Tant que les patrons dicteront leur politique aux gouvernements qui se succèdent, on se mettra en grève et on protestera le plus massivement possible pour arracher des victoires.

Vous êtes allée à la rencontre des citoyens ?

Oui et quand on tape aux portes et qu’on demande aux gens s’ils sont contents de la réforme des retraites, on a jamais eu un oui en retour.

Si vous êtes élue, quelle maire seriez-vous ?

Je ne vais pas vous cacher que c’est peu probable. Mais si nous avons des gens au conseil municipal, ils seront aux côtés de ceux qui souffrent au quotidien.

Droits de reproduction et de diffusion réservés © Union