L'Alsace :  Lutte ouvrière : « C'est par le bas que les choses peuvent changer »

Article de presse
24/03/2019

Jean-Pierre Mercier, hier après-midi à Mulhouse. Photo L'Alsace/Jean-François Frey

Jean-Pierre Mercier, hier après-midi à Mulhouse. Photo L'Alsace/Jean-François Frey

Une poignée de drapeaux rouges accrochés aux murs, une grande banderole déployée au fond de la salle (« Contre le grand capital, le camp des travailleurs »), quelques dizaines de chaises disposées en demi-cercle : le meeting organisé ce samedi après-midi par Lutte ouvrière (LO) au Lerchenberg de Mulhouse peut commencer.

« Répartir le travail entre tous »

Assis pile au milieu : Jean-Pierre Mercier, deuxième de liste juste derrière Nathalie Arthaud, en vue des élections européennes de mai prochain. À ses côtés, les trois régionaux de l'étape, Julien Wostyn et Salah Keltoumi (tous deux ouvriers chez PSA-Mulhouse) et la cheminote strasbourgeoise Louise Fève...

Jean-Pierre Mercier entre tout de suite dans le vif du sujet : « Comme l'ont montré les gilets jaunes, ou les Algériens qui manifestent contre Bouteflika, c'est par le bas que les choses peuvent changer. Il y a une colère légitime dans le pays et ce n'est sûrement pas du grand débat national de Macron - cette mascarade ! -, que les travailleurs, les chômeurs et les retraités ont quoi que ce soit à espérer.

Le mouvement des gilets jaunes est salutaire, mais les méthodes des blacks blocs ne sont pas les nôtres. Personne, ici, je pense, ne va pleurer sur le Fouquet's, mais ces méthodes sont stériles. Ce n'est pas de cette façon qu'on se fera craindre des politiques professionnels et du grand patronat. » L'orateur poursuit, devant une salle attentive : « La France est l'une des plus grandes puissances économiques mondiales et pourtant elle ne sait pas offrir à chacun le minimum pour vivre dignement. Toutes les richesses sont accaparées par les grands capitalistes.

Pour augmenter les salaires et les pensions, il faut s'attaquer aux profits des grandes entreprises, par des mobilisations collectives. Il faut interdire les licenciements, contraindre à l'embauche des chômeurs et répartir le travail entre tous. »

Conclusion de ce même Jean-Pierre Mercier : « Le désespoir, c'est de donner sa voix à un Le Pen, un Macron, ou un Mélenchon, qui de toute façon finiront toujours par trahir. »

© L'alsace, Dimanche le 24 Mars 2019 Droits de reproduction et de diffusion réservés