Calais

Incursion de migrants sur un ferry : une action désespérée

Brève
05/03/2019

À Calais, samedi 2 mars au soir, une centaine de migrants, après avoir forcé les grillages de l’enceinte du port, sont montés sur un ferry à quai. La police les a traqués ; 17 d’entre eux sont restés la nuit en haut des cheminées où ils s’étaient réfugiés malgré la tempête avant d’en être délogés. Une soixantaine ont été interpellés et placés en garde à vue.

Certains comme le président des sociétés d’exploitation du portaccuse les passeurs d’avoir fomenté cette opération. La maire de Calais et le président de région réclament plus de policiers et plus de répression. Mais c’est le désespoir qui pousse les migrants à tenter le tout pour le tout. Ayant fui la guerre et la misère de leurs pays, ils veulent échapper à l’inhumanité de leurs campements et au harcèlement policier quotidien, insupportable d’autant plus que se multiplient les grillages et les murs qui rendent toujours plus difficile leurs tentatives de passer en Angleterre.

L’État est responsable des conditions inhumaines dans lesquelles ils survivent. Les accueillir dignement serait pourtant la moindre des choses.