Oise Hebdo :  Creil. Nathalie Arthaud part à l’assaut du parlement Européen

Article de presse
11/02/2024

Renée Potchtovik et Nathalie Arthaud, colistière et tête de liste pour les Européennes sous la bannière Lutte ouvrière. Photo : OBS-OH

Samedi 10 février, Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte ouvrière, encourageait les militants à «tourner définitivement la page du capitalisme»

(Article de Otto Beaumont-Senn)

Extraits :

«Il doit y avoir une colère qui doit monter de la base ouvrière, c’est pour cela que nous pensons qu’être présent aux Européennes, c’est important pour notre combat».

Nathalie Arthaud sera bien tête de liste Lutte ouvrière aux prochaines européennes.
Et c’est en compagnie de sa colistière Renée Potchtovik, et de l’incontournable Roland Spirko militant infatigable du Grand Creillois, que la digne successeur de la recordwoman de la présidentielle, Arlette Laguiller (six candidatures successives), engageait la bataille des suffrages d’une élection qui traditionnellement peine à mobiliser les électeurs.
Tout y passe lors de cette rencontre, le pouvoir d’achat, les salaires trop bas, la grogne et la colère des agriculteurs, le conflit israélo-palestinien où le peuple palestinien lui paraît clairement être opprimé, ou encore le conflit européen entre Ukraine et Russie.
Pour ce dernier, Nathalie Arthaud ne veut pas prendre position. «Derrière Zelenski, il y a les États-Unis qui posent une base avancée. On ne veut prendre position pour aucun. Ce qu’on voit, ce sont deux bandes de brigands qui veulent récupérer un territoire. D’ailleurs la situation des travailleurs est terrible, aussi bien en Ukraine qu’en Russie». Pour elle et Lutte Ouvrière, il s’agit du résultat de la volonté d’un impérialisme et du capitalisme de grignoter du terrain aux portes de la Russie. Autant dire que les positions sont bien arrêtées et que le «capitalisme reste un modèle qui doit disparaître»

«La révolution avant tout» : «Cela ne peut pas se faire autrement qu’avec une révolution. Ce n’est donc pas dans les urnes que nous pensons gagner cette bataille, mais bien dans la rue».

«Nous sommes fiers de porter les couleurs des petits, Récemment, on a entendu la colère des agriculteurs. Ils se sont mobilisés. Ils vivent les mêmes difficultés, n’arrivent pas à se verser un salaire décent. Pour la classe ouvrière, c’est de plus en plus difficile de vivre aussi. Et toujours la dictature des grands groupes. Changeons cela et pour y parvenir, brisons le système», poursuit la militante.

Un contexte guerrier : Nathalie Arthaud constate le regain pour le réarmement. «Une marche à la guerre» dit-elle. «Le monde se divise en deux. Entre les pays qui font la guerre et ceux qui s’y préparent». «Le dernier discours d’Emmanuel Macron sur le réarmement va dans ce sens. C’est une impasse sanglante. Un problème de survie de l’humanité. Pour contrer cela, nous sommes fiers de lever ce drapeau où les travailleurs doivent prendre le pouvoir sur la société».

Un discours appuyé par Renée Potchtovik : «Ce que le grand patronat craint, c’est que nous nous unissions pour nous défendre. Les patrons veulent toujours des bénéfices, plus plus plus. Cela se décline en embauchant moins, en supprimant des emplois même. Une vraie dégradation qui conduit à des problèmes de santé. Si tous les travailleurs s’unissent, bloquent tout, ils seront reconnus, respectés, c’est pour cela que nous sommes convaincus que le changement passera par la rue, pas uniquement par les urnes».

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