Hôpital Trousseau (Paris 12e) :  Ouh, ouh… Y’a quelqu'un ?

Echo d'entreprise
17/12/2022

En Neuro, chaque jour, il manque une infirmière sur au moins l’un des postes de travail : le matin de 7 h à 8 h 30, et le soir de 16 h à 21 h. Certaines fois il n’y a pas du tout d’infirmière en décalé, alors sur toute la journée il n’y en a qu’une seule. En plus il peut y avoir plus de huit patients !

Conclusion : que la direction prévienne donc les patients que, grâce à elle, cela ne sert à rien de sonner pendant ces heures-là.

Leur obsession

Toujours en Neuro, ils n’arrêtent pas de nous déplacer au dernier moment : un coup en Gastro, aux Lits Portes, à Epiver… Et on n’est pas toujours deux aidessoignants dans le service alors qu’avec le manque d’infirmières, ça doit être le cas.

Et pendant ce temps-là, les têtes pensantes continuent à réfléchir à comment supprimer encore des postes…

À bout de souffle, c'est mieux au cinéma

En Néonat, il y a des patients de Réa dans le secteur soins intensifs et des patients de soins intensifs en Médecine.

Mais qu’on se rassure, il y a aussi des infirmières qui courent.

Allergique au mieux-être 

À la Mater, quand on se retrouve en plus le week-end, au lieu de nous laisser travailler dans de meilleures conditions, on nous déplace systématiquement en Salle de naissances ou en Néonat.

À croire que la direction ne supporte pas qu’on travaille dans des conditions correctes.

Toujours pas

En Réa de nouvelles infirmières sont arrivées provisoirement dans le service, ce qui a permis de réouvrir quelques lits.

Mais ça n’empêche pas que les ratios ne sont pas toujours respectés et qu’une infirmière peut se retrouver à prendre en charge plus de deux patients.

Ça commence à bien faire.