25 novembre :  Manifestation contre la violence faites aux femmes

Communiqué
11/11/2017

Après les accusations de harcèlement et viols à l’encontre du producteur Weinstein, suivies d’accusations similaires à l’encontre de nombreuses personnalités, de nombreuses femmes se font entendre. Elles le font malgré le flot d’insultes que certaines subissent, après avoir osé porter plainte contre Tariq Ramadan par exemple. Elles mettent en cause les violences, allant parfois jusqu’au meurtre de femmes, le plus souvent par leur conjoint, compagnon ou ex-amant, qui sont plus d’une centaine chaque année en France. Mais il y aussi tous les actes quotidiens et répétés, gestes, insultes, pressions exercées par des hommes convaincus de leur droit à dominer les femmes.

Cette libération de la parole témoigne de l’ampleur du harcèlement sexuel. Une femme sur deux dit avoir déjà été victime d’agression sexuelle ou de harcèlement. Une centaine de femmes connues ont décidé de lancer une pétition, adressée au président de la République, pour obtenir un plan d’urgence. Elles demandent le doublement immédiat des subventions aux associations accueillant les femmes victimes, une formation obligatoire de l’ensemble des professionnels en contact avec elles, la création d’un brevet de la non-violence, sur le modèle du brevet de la sécurité routière au collège, la formation obligatoire en entreprise contre le harcèlement sexuel au travail et une vaste campagne nationale de communication.

Pour l’heure, la politique d’austérité du gouvernement ne va pas dans leur sens. La précarité de la situation de nombreuses femmes et la remise en cause de certaines aides est d’ores et déjà un obstacle pour protéger les victimes contre ceux qui les frappent, les violent ou les insultent au quotidien. Il est vrai que la secrétaire d’État en charge de l’Égalité entre femmes et hommes a annoncé son intention de modifier et de durcir la loi contre les acteurs des violences sexuelles, en ciblant aussi le harcèlement de rue. Mais dans une société d’inégalité, dans laquelle ceux qui disposent de pouvoir, d’argent et de préjugés tentent inévitablement d’en abuser, le changement profond des comportements ne pourra pas résulter uniquement d’une loi.

Une véritable mobilisation est indispensable pour dénoncer ces comportements intolérables et faire progresser la prise de conscience. C’est pourquoi de nombreuses associations, dont le Collectif national pour les droits des femmes, appellent à manifester. Lutte ouvrière se joint à cet appel.

Manifestation à Paris

14h30 Place de la République