La Réunion :  Annick Giradin : la voix de son maître

Communiqué
28/10/2018

La visite à La Réunion de la ministre de l’Outremer a fait de nombreux déçus.

Déçus les représentants syndicaux des salariés des hôpitaux qui sont contre la fin de l’indexation de leurs primes auxquels Annick Girardin a répondu qu’ « il n’y a pas l’ombre d’une feuille de papier » entre elle et Gérald Darmanin et Agnès Buzyn.

Déçues les associations d’insertion à qui la ministre a déclaré que les contrats aidés « n’étaient pas utiles » mais sans leur promettre des emplois pérennes.

Déçus les « acteurs de la crise requin » qui se sont vus rétorquer qu’ « il n’y a plus de crise ».

Déçus les planteurs et ceux qui luttent contre l’épidémie de dengue avec qui Girardin est d’accord pour dégager des budgets supplémentaires mais sans fixer de montants.

Mais déçus pourquoi ?

Il n’y avait rien à attendre d’une représentante du gouvernement qui mène une lutte féroce contre les classes populaires, qui réduit les services publics utiles à la population et qui méprise les pauvres.

En revanche, ceux qui ne sont pas déçus, malgré leurs jérémiades habituelles, ce sont les capitalistes qui ont eu toute l’attention de la ministre et qui seront bientôt reçus à Paris pour savoir sous quelles nouvelles formes ils vont percevoir les millions d’euros dans la nouvelle mouture de la Lodéom.

Les travailleurs, les chômeurs, les retraités, les jeunes ne se sont pas faits, eux, d’illusions sur la visite d’un membre d’un gouvernement au service des plus riches.

 

 

Jean-Yves PAYET