La Réunion :  Ça sent pas bon !

Communiqué
25/02/2020

La perquisition menée par la gendarmerie le 21 février dans les bureaux de la mairie de Saint-Benoît fait du bruit dans cette campagne des municipales.

L’intervention des gendarmes concernerait une enquête sur des trafics d’emplois aidés qui remontent à 2016.

Dans cette affaire, le patron de la société Société Développement hygiène et propreté (SDHP) liquidée en 2016, aurait détourné au profit de celle-ci une trentaine de salariés en « contrat d’avenir » embauchés...dans plusieurs associations pilotées par lui-même, entre autres Bellemène intégration et Action pro nettoyage.

Cette combine aurait ainsi permis à ce patron de bénéficier d’une main-d’oeuvre bon marché puisque les contrats d’avenir sont financés à 90 % par l’État dans le secteur associatif, contre 35 % dans le privé.

En guise d’accompagnement pour leur réinsertion professionnelle, ces travailleurs n’aurait eu droit qu’à des formations bidons (Clicanoo 15 septembre 2016).

Quelle complicité ont pu avoir certains élus et certains responsables de la municipalité dans cette affaire avec ce patron véreux ?

Aujourd’hui, plusieurs d’entre eux, ex élus et candidats actuels, ont quitté le bateau « Mairie » qui tangue où bien souvent les décisions sont prises à huis clos dans le dos de la population.

Travailleurs, allons exiger que ça change ! Mettons notre nez dans nos affaires car c’est de notre argent qu’il s’agit ! Et alors sans doute pourrons-nous tenir à distance les profiteurs et les capitalistes petits et grands qui veulent tirer un profit personnel de la commune.

 

 

 

 

Jean Yves Payet tête de liste Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs aux municipales de Saint-Benoît